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Voir la version complète : Ça va très bien!


ben
16/11/2003, 14h29
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Bonjour ! Kirak, ça va? «Ça va et vous?» était la réponse, il y a quelques années. Aujourd’hui, au «kirak ça va? on réplique par «El-hamdou lillah». Cette réponse est suffisante pour le diagnostic national.

Elle démontre toute l’impuissance de nous autres, et notre défaitisme. «Mayna disent les anciens. Nos propres enfants sont devenus des loups, ils barbouillent notre quotidienneté avec le crime, le vol, l’escroquerie. En perte de repères, ils ne respectent même plus leurs pères».

Rana ça va El-hamdou lillah. L’emploi, le logement, el-makla, la santé: les nuages continuent de s’amonceler au-dessus de nos têtes! C’est au tour de l’école! Les enseignants nous promettent que toute l’Algérie aura son année blanche. Après les années rouges et les ans saignants, El-hamdou lillah...

Pour ce qui est de l’emploi, ce n’est pas demain la veille que «les murs de nos villes» risquent de s’effondrer! Il y aura encore des jeunes pour les retenir. Les forces vives de l’ânation (c’est le nouveau concept guellilien, qui remplace «la zhar, la mimoun»).

Inutile aussi de parler de logement, après le séisme, les priorités on les connaît. Ouel-hamdou lillah, les Chinois sont là! Ils ont lancé leurs chantiers. Ils ont ramené leur sérieux, leur efficacité, leur travail au noir, toutes les chinoiseries quoi.

Heureusement, el-hamdou lillah du côté de la santé, ils ont compris. Ils ont lancé leur slogan national: «il est conseillé de ne pas tomber malade». Pour ceux qui ne peuvent pas s’en empêcher, avec la cherté des médicaments, il y a el-hamdou lillah l’herboriste du coin...

A part ça ? ça va, nahamdou Rabi. C’est Lui, Lui seul, il ne ferme pas une porte avant d’en ouvrir une autre: celle du visa, ou de l’au-delà.

ben
16/11/2003, 14h43
A part cela...Sharon et charognards

C’est horrible et ça fait mal! Sept morts et 53 blessés dont certains grièvement. Des morceaux de ce qui fut des mamans, des enfants, éparpillés parmi les décombres. Une main de femme reconnue à l’alliance qu’elle portait encore à l’annulaire... Pourquoi?

Pourquoi? Et que l’on ne vienne pas nous raconter des conneries anesthésiantes, telles que “ce n’était pas les Arabes qui étaient visés”. Qui alors? Le dernier empereur de Chine ou les “oilmen” du Texas?
Qu’on cesse de proclamer à chaque carnage que de telles pratiques ne sont pas dans les mœurs, ni dans la morale arabes. De quelles mœurs perverties, de quelle absence de morale s’agit-il?

Il est vrai que nous avons été à bonne école (je dis “nous” parce que nous sommes des Arabes nous aussi). C’est Sharon, ses prédécesseurs et Tsahal, c’est l’Irgoun et la Haganah, c’est la meute des charognards, accourue des quatre coins du monde pour dépecer la Palestine, qui nous ont appris la plus sombre expression de la violence, ce terrorisme sans visage que Bush pratique, lui, à découvert de l’Afghanistan à l’Irak. Ce sont les Sharon qui l’ont inventé et les Bush qui le nourrissent. Mais l’intégrisme qui a fini par dégénérer, ce sont les Arabes qui, indirectement, l’ont financé. Et nous nous sommes ainsi laissés entraîner dans le cercle infernal. Le comble de l’horreur est que nous semblons y prendre goût.

Nous autres simples citoyens arabes sommes pour une résistance légitime qui attaque les objectifs de l’occupant, qui s’en prend à ses bombardiers, à ses blindés, à son arsenal, à ses soldats, mais nous sommes contre les kamikazes qui croient s’assurer une place au paradis en se faisant exploser au milieu des civils, des femmes, des enfants. Et ceux qui, en Irak, se battent contre l’envahisseur en descendant ses hélicoptères de combat, quels arguments ont-ils pour justifier la barbarie qu’ils ont exercée contre la Croix-Rouge et les Nations unies? Mais même cette violence gratuite et aveugle apparaît mineure auprès de celle qu’un intégrisme dévoyé et dévastateur exerce contre les siens.
Ces hordes de créatures à forme humaine, dénommées à tort “les fous de Dieu”, qui ont massacré, en Algérie, des villages entiers de paisibles paysans, torturé, éventré, démembré des vieillards, des femmes, des enfants, avec les haches, des pelles, des pioches, des scies, des marteaux, des sécateurs, quelles causes servaient-elles? Au nom de quel dieu se déchaînaient-elles?

“Fous de Dieu” aussi ces héros qui viennent de perpétrer l’immonde carnage de Riyad?! Quel progrès, quel bond en avant a fait la cause arabe et celle de l’islam grâce aux cadavres déchiquetés de ces femmes, de ces enfantrs dont on n’arrive pas à rassembler les morceaux pour leur donner une sépulture décente? Le Coran n’enseigne pas l’assassinat, la torture et la haine meurtrière. Aucune religion céleste ne saurait tolérer le déchaînement de ces animaux enragés.
Aucun musulman, digne de ce nom, n’a pu entendre la nouvelle de cette hécatombe sans se sentir pris de nausées. Aucune autorité religieuse musulmane n’a accepté de faire le silence sur ce comportement bestial qui révulse l’ensemble des peuples de la planète. Aucune cause ne saurait être juste servie par de tels procédés.

Mais aucun de nos responsables, qu’ils soient civils ou religieux, n’a jamais osé mettre le doigt sur la plaie. Ils ont, comme à leur habitude, suivi le train en marche et hurlé avec les loups. Ils se sont confinés dans d’écœurantes fadaises grandiloquentes qui, comme tout ce qu’ils disent, ne veulent rien dire.
Pour ne pas être accusés de manquer de patriotisme, de nationalisme, d’arabisme, nous nous sommes faits, hypocritement les faux témoins de massacres, de carnages, de cruautés, d’atrocités, devenant ainsi les complices de fous sanguinaires, ces tueurs en série qui ont laissé en chemin une juste cause pour tirer une jouissance sadique des relents de la mort.

Si certains de ces Arabes - et même beaucoup d’entre eux - osaient se regarder un jour dans une glace, ils découvriraient que créés à l’image de Dieu, ils sont en train de devenir une mauvaise caricature de Sharon.

Ar3zki
16/11/2003, 14h51
A part cela...Sharon et charognards

C’est horrible et ça fait mal! Sept morts et 53 blessés dont certains grièvement. Des morceaux de ce qui fut des mamans, des enfants, éparpillés parmi les décombres. Une main de femme reconnue à l’alliance qu’elle portait encore à l’annulaire... Pourquoi?

Pourquoi? Et que l’on ne vienne pas nous raconter des conneries anesthésiantes, telles que “ce n’était pas les Arabes qui étaient visés”. Qui alors? Le dernier empereur de Chine ou les “oilmen” du Texas?
Qu’on cesse de proclamer à chaque carnage que de telles pratiques ne sont pas dans les mœurs, ni dans la morale arabes. De quelles mœurs perverties, de quelle absence de morale s’agit-il?

Il est vrai que nous avons été à bonne école (je dis “nous” parce que nous sommes des Arabes nous aussi). C’est Sharon, ses prédécesseurs et Tsahal, c’est l’Irgoun et la Haganah, c’est la meute des charognards, accourue des quatre coins du monde pour dépecer la Palestine, qui nous ont appris la plus sombre expression de la violence, ce terrorisme sans visage que Bush pratique, lui, à découvert de l’Afghanistan à l’Irak. Ce sont les Sharon qui l’ont inventé et les Bush qui le nourrissent. Mais l’intégrisme qui a fini par dégénérer, ce sont les Arabes qui, indirectement, l’ont financé. Et nous nous sommes ainsi laissés entraîner dans le cercle infernal. Le comble de l’horreur est que nous semblons y prendre goût.

Nous autres simples citoyens arabes sommes pour une résistance légitime qui attaque les objectifs de l’occupant, qui s’en prend à ses bombardiers, à ses blindés, à son arsenal, à ses soldats, mais nous sommes contre les kamikazes qui croient s’assurer une place au paradis en se faisant exploser au milieu des civils, des femmes, des enfants. Et ceux qui, en Irak, se battent contre l’envahisseur en descendant ses hélicoptères de combat, quels arguments ont-ils pour justifier la barbarie qu’ils ont exercée contre la Croix-Rouge et les Nations unies? Mais même cette violence gratuite et aveugle apparaît mineure auprès de celle qu’un intégrisme dévoyé et dévastateur exerce contre les siens.
Ces hordes de créatures à forme humaine, dénommées à tort “les fous de Dieu”, qui ont massacré, en Algérie, des villages entiers de paisibles paysans, torturé, éventré, démembré des vieillards, des femmes, des enfants, avec les haches, des pelles, des pioches, des scies, des marteaux, des sécateurs, quelles causes servaient-elles? Au nom de quel dieu se déchaînaient-elles?

“Fous de Dieu” aussi ces héros qui viennent de perpétrer l’immonde carnage de Riyad?! Quel progrès, quel bond en avant a fait la cause arabe et celle de l’islam grâce aux cadavres déchiquetés de ces femmes, de ces enfantrs dont on n’arrive pas à rassembler les morceaux pour leur donner une sépulture décente? Le Coran n’enseigne pas l’assassinat, la torture et la haine meurtrière. Aucune religion céleste ne saurait tolérer le déchaînement de ces animaux enragés.
Aucun musulman, digne de ce nom, n’a pu entendre la nouvelle de cette hécatombe sans se sentir pris de nausées. Aucune autorité religieuse musulmane n’a accepté de faire le silence sur ce comportement bestial qui révulse l’ensemble des peuples de la planète. Aucune cause ne saurait être juste servie par de tels procédés.

Mais aucun de nos responsables, qu’ils soient civils ou religieux, n’a jamais osé mettre le doigt sur la plaie. Ils ont, comme à leur habitude, suivi le train en marche et hurlé avec les loups. Ils se sont confinés dans d’écœurantes fadaises grandiloquentes qui, comme tout ce qu’ils disent, ne veulent rien dire.
Pour ne pas être accusés de manquer de patriotisme, de nationalisme, d’arabisme, nous nous sommes faits, hypocritement les faux témoins de massacres, de carnages, de cruautés, d’atrocités, devenant ainsi les complices de fous sanguinaires, ces tueurs en série qui ont laissé en chemin une juste cause pour tirer une jouissance sadique des relents de la mort.

Si certains de ces Arabes - et même beaucoup d’entre eux - osaient se regarder un jour dans une glace, ils découvriraient que créés à l’image de Dieu, ils sont en train de devenir une mauvaise caricature de Sharon.

tes sources ay benyul le Zbylo-arabo muZByle !!!

Aghyul Llaxla
16/11/2003, 15h18
A part cela...Sharon et charognards
...
Si certains de ces Arabes - et même beaucoup d?entre eux - osaient se regarder un jour dans une glace, ils découvriraient que créés à l?image de Dieu, ils sont en train de devenir une mauvaise caricature de Sharon.

Ca me rappelle ma fiéfée coquine: (morceau choisi)
"...La Bible et est en contradiction avec le récit de la création humaine que l'on trouve dans le Coran. La vérité, plutôt curieuse et tragique, est que, même les musulmans d'éducation occidentale, ne réalisent que très peu à quel point la psyché musulmane porte l'empreinte des idées et des attitudes juives et chrétiennes en ce qui concerne les femmes.
Sans connaître un tant soit peu ce que la Bible dit à propos de la création d'Adam et Ève, je ne crois pas qu'il soit possible aux musulmans d'analyser combien leurs conceptions au sujet de la
femme (particulièrement sa création et son rôle dans la chute) ont plus été influencées par les traditions juives et chrétiennes que par le Coran... Une telle évaluation est une condition préalable essentielle afin de développer une théologie féministe basée sur le Coran."

Sans oublier sa fameuse formule d' "antisémitisme arabe".

Sacré 3arbites.
Leur nouvelle stratégie de reconquête prend forme.
Rétablir cette vérité fondamentale: LES VRAIS JUIFS CE SONT EUX LEs 3ARBITES !

Yaxxi l'3arab yaxxi.

Tazmert i Sharon ama3zuz,
Sser i wbBush lmarikan.

ben
16/11/2003, 21h41
Aghyul mon frère,

L’académie des stars filantes

La Star’ac me fascine. J’ai presque honte de l’avouer, comment je me scotche tous les soirs, de 8 à 9, à regarder les évolutions pathétiques des quinze, puis des sept derniers à ce jour, apprentis artistes dont une poignée de professionnels ont à charge d’accoucher le talent, en direct, sous vos yeux.
Après ça, on se demande comment ont fait les autres, les chanteurs qui sont arrivés sans Star’ac, sans personne pour les juger sous le regard de leurs pairs et des ménagères affairées qui les saquent à l’œil, des ados qui en rêvent, qui en crèvent et qui s’identifient, et qui les jettent sans pitié. Les candidats, ils ont, quoi, l’âge du bac, à peine ? Alors, celle que je trouve incroyable, moi, c’est la prof d’expression scénique qui leur reproche leur peu de « vécu ». Ben voyons. Là, on ne te sens pas, elle dit. On ne sens pas que tu sens. Y a rien dans tes yeux. Pas de pathos, pas de douleur, ça ne passe pas. Ta chanson parle d’amour et c’est à se demander si tu as jamais connu ça, l’amour. Elle s’appelle Raphaëlle, la prof. Elle a en permanence une drôle de queue-de-cheval accrochée au sommet du crâne et qui sautille d’une manière comique quand elle dit ça : là, c’est bon, là je te sens, c’était beau quand tu as eu envie de pleurer. La queue-de-cheval, c’est donc la prof à pleurer. Et le téléspectateur est là qui se tâte : la petite brune, elle a tout bon puisque c’est là, ça me gratouille dans la gorge comme une envie de pleurer moi aussi. Mais au conseil de classe, le prof de théâtre qui en connaît un rayon est impitoyable : c’est du chiqué, il dit. L’émotion qu’elle vous a donnée, la petite, c’est un « truc » qu’elle a travaillé pour voir si ça marche. Tant pis pour vous si vous vous êtes laissé avoir. Le public doit être exigeant. Les places sont chères, et les sponsors vous offrent le droit de retourner le pouce.

Pour la troisième année consécutive et pour longtemps encore, à voir comment ça prend, les nouveaux gladiateurs sont de retour. Ils sont tout jeunes, tout beaux, ils ont du talent tout plein, et ils en veulent. On vous offre de les regarder vivre. Tous les jours, pendant une heure, vous êtes au plus intime de leur intimité. Vous les regardez, jeunes lions en cage, séparés de leurs familles, de leur entourage, de leur milieu naturel, craquer sous la pression, tomber amoureux les uns des autres, lâcher des petites phrases qui tuent dans l’état de susceptibilité exacerbée où ils se trouvent. Forcément, vous êtes vous aussi conditionné par cette promiscuité forcée. Quand vous écoutez à leur porte, ce n’est pas de l’indiscrétion, c’est la vie de famille. Vous avez vos sympathies, vos têtes de Turc. Vous ne jugez plus le talent d’un chanteur découvert sur les ondes ou en tête de gondole. Vous votez pour un compagnon ou une compagne idéale. D’ailleurs, vous ne votez rien du tout. Ce sont vos ados qui décident, et même les préados. À ce jeu-là, il ne s’agit pas d’être bon, ni même discipliné, ni d’« en avoir ». Il faut être beau, pas trop. Sympa, mais sans faire le fayot. Il faut être le meilleur sans avoir l’air d’un premier de classe.

En somme, la Star académie, quand on a le tort de manquer de vécu, à 18 ans, elle vous en donne, du vécu à vivre. On n’en sort pas indemne, vu qu’on en sort jeté. Quant à l’heureux gagnant, après avoir paradé quelques mois d’un show télévisé à l’autre et enregistré quelques disques, il ne lui restera plus qu’à céder la place, pantouflant dans une retraite prématurée. C’est qu’à force d’avoir donné du « vécu », le temps d’une Star’ac, on a rogné sur la part « à vivre ». Au suivant !