MADELIOS
16/11/2003, 12h40
Suite à des propos jugés diffamatoires / Le MDN dépose plainte contre Aït Ahmed
Le ministère de la Défense nationale (MDN) a déposé, récemment, une plainte au niveau du tribunal d'Alger contre le leader du FFS, Hocine Aït Ahmed.
L'information rapportée par El Khabar, nous a été confirmée hier par le directeur de la communication, de l'Information et de l'orientation au niveau du MDN. «Suite aux propos diffamatoires tenus par Hocine Aït Ahmed, lors du 22e congrès de l'Internationale Socialiste, organisé du 27 au 22 octobre à Sao Paulo (Brésil), imputant la responsabilité des massacres de populations, commis par des groupes terroristes, aux généraux de l'ANP, le ministère de la Défense nationale a décidé de réagir en saisissant la justice», a soutenu notre interlocuteur, sans vouloir donner plus de précisions. De son côté, le FFS a voulu hier afficher une sérénité, voire une indifférence. Contacté par nos soins, le premier secrétaire national du FFS, Djoudi Mameri, a rétorqué de but en blanc : «Nous n'avons rien à dire». Après quelque insistance, M. Mammeri a juste concédé que le président du FFS «ne se sent pas concerné» par cette action en justice. «Des militants du parti ont tenté de le consulter sur cette affaire, mais Hocine Aït Ahmed n'a pas souhaité répondre», nous a-t-il déclaré, sans vouloir lui non plus s'étaler sur la question. Ce n'est pourtant pas la première fois que le leader du FFS tient ces propos. Presque à chacune de ses sorties médiatiques, M. Aït Ahmed relance la question «qui tue qui ?», tout en exigeant une commission d'enquête internationale sur les massacres en Algérie. Pourquoi un dépôt de plainte maintenant ? Il semble que le MDN ait pris la décision de sortir de sa réserve, en réagissant à tous les écrits ou propos qu'il juge «diffamatoires». Après la presse, concernée par une série de plaintes, c'est le tour de la classe politique. Le FFS en est à sa deuxième affaire : le 21 mai 2001, une procédure similaire avait été déclenchée contre Ahmed Djeddaï. Celui-ci avait accusé dans la presse les généraux d'être à l'origine de la crise que traverse l'Algérie. Ahmed Djeddaï, alors député, était pourtant protégé par l'immunité parlementaire. Le chargé de la communication au niveau du MDN a, par ailleurs, tenu à démentir catégoriquement toute prise de contact avec Abassi Madani, à propos du " plan de sortie de crise ". L'ex-président du parti dissous a soutenu, il y a quelques jours, avoir initié une action dans ce sens, et que celle-ci avait reçu un écho favorable de la part de certaines parties, dont " des personnalités au niveau de l'institution militaire ".
Par Amar Hamiche
Le ministère de la Défense nationale (MDN) a déposé, récemment, une plainte au niveau du tribunal d'Alger contre le leader du FFS, Hocine Aït Ahmed.
L'information rapportée par El Khabar, nous a été confirmée hier par le directeur de la communication, de l'Information et de l'orientation au niveau du MDN. «Suite aux propos diffamatoires tenus par Hocine Aït Ahmed, lors du 22e congrès de l'Internationale Socialiste, organisé du 27 au 22 octobre à Sao Paulo (Brésil), imputant la responsabilité des massacres de populations, commis par des groupes terroristes, aux généraux de l'ANP, le ministère de la Défense nationale a décidé de réagir en saisissant la justice», a soutenu notre interlocuteur, sans vouloir donner plus de précisions. De son côté, le FFS a voulu hier afficher une sérénité, voire une indifférence. Contacté par nos soins, le premier secrétaire national du FFS, Djoudi Mameri, a rétorqué de but en blanc : «Nous n'avons rien à dire». Après quelque insistance, M. Mammeri a juste concédé que le président du FFS «ne se sent pas concerné» par cette action en justice. «Des militants du parti ont tenté de le consulter sur cette affaire, mais Hocine Aït Ahmed n'a pas souhaité répondre», nous a-t-il déclaré, sans vouloir lui non plus s'étaler sur la question. Ce n'est pourtant pas la première fois que le leader du FFS tient ces propos. Presque à chacune de ses sorties médiatiques, M. Aït Ahmed relance la question «qui tue qui ?», tout en exigeant une commission d'enquête internationale sur les massacres en Algérie. Pourquoi un dépôt de plainte maintenant ? Il semble que le MDN ait pris la décision de sortir de sa réserve, en réagissant à tous les écrits ou propos qu'il juge «diffamatoires». Après la presse, concernée par une série de plaintes, c'est le tour de la classe politique. Le FFS en est à sa deuxième affaire : le 21 mai 2001, une procédure similaire avait été déclenchée contre Ahmed Djeddaï. Celui-ci avait accusé dans la presse les généraux d'être à l'origine de la crise que traverse l'Algérie. Ahmed Djeddaï, alors député, était pourtant protégé par l'immunité parlementaire. Le chargé de la communication au niveau du MDN a, par ailleurs, tenu à démentir catégoriquement toute prise de contact avec Abassi Madani, à propos du " plan de sortie de crise ". L'ex-président du parti dissous a soutenu, il y a quelques jours, avoir initié une action dans ce sens, et que celle-ci avait reçu un écho favorable de la part de certaines parties, dont " des personnalités au niveau de l'institution militaire ".
Par Amar Hamiche