ifri
05/11/2003, 13h10
LA DEPECHE DE KABYLIE
TIZI OUZOU
LA gare routière de Tizi Ouzou présente en tous points un visage des plus hideux. Sa mise en service remonte à la fin des années 70, quand Tizi Ouzou recevait 6 ou 7 bus SNTV par jour. Aujourd'hui qu'elle enregistre quotidiennement des centaines d'arrivées et autant de départs dans toutes les directions, cette gare donne l'impression d'avoir rétrécie. En plus de son exiguïté, l'absence d'entretien de ses quais est frappant. A ces tares, il faut ajouter la présence de ces innombrables voleurs à la tire qui opèrent en toute sécurité. Il y a eu lieu également de signaler ces allées crevassées au point où on ne peut parler de nids de poule mais d'aires d'aigles que caractérisent ses eaux boueuses par temps de pluie. Pourtant, l'argent rentre à flots dans les caisses de cette structure, provenant des droits d'accès et de stationnement de plus de deux cent bus et la location des bureaux, fonds de commerce et autres services. Il y a lieu également de signaler un autre désagrément causé aux voyageurs, cette obligation qui leur est faite d'emprunter un escalier jusqu'au premier étage pour redescendre et gagner les quais d'embarquement, alors qu'un accès direct et facile a été prévu au rez-de-chaussée. Imaginons un peu la contrainte imposée aux vieux, vieilles, handicapés, femmes enceintes et voyageurs chargés de bagages lourds ? Ce gratuitement. Qui se soucie aujourd'hui de cette frange de la société ? Ceci en plus des bousculades. Remarque : ceux qui sont en charge de notre destin ne voyagent pas par bus et encore moins leurs rejetons. Et oui, c'est ça aussi l'Algérie de papa. Lamaâna idji gaa n'hakum. Ahcène Cherifi
TIZI OUZOU
LA gare routière de Tizi Ouzou présente en tous points un visage des plus hideux. Sa mise en service remonte à la fin des années 70, quand Tizi Ouzou recevait 6 ou 7 bus SNTV par jour. Aujourd'hui qu'elle enregistre quotidiennement des centaines d'arrivées et autant de départs dans toutes les directions, cette gare donne l'impression d'avoir rétrécie. En plus de son exiguïté, l'absence d'entretien de ses quais est frappant. A ces tares, il faut ajouter la présence de ces innombrables voleurs à la tire qui opèrent en toute sécurité. Il y a eu lieu également de signaler ces allées crevassées au point où on ne peut parler de nids de poule mais d'aires d'aigles que caractérisent ses eaux boueuses par temps de pluie. Pourtant, l'argent rentre à flots dans les caisses de cette structure, provenant des droits d'accès et de stationnement de plus de deux cent bus et la location des bureaux, fonds de commerce et autres services. Il y a lieu également de signaler un autre désagrément causé aux voyageurs, cette obligation qui leur est faite d'emprunter un escalier jusqu'au premier étage pour redescendre et gagner les quais d'embarquement, alors qu'un accès direct et facile a été prévu au rez-de-chaussée. Imaginons un peu la contrainte imposée aux vieux, vieilles, handicapés, femmes enceintes et voyageurs chargés de bagages lourds ? Ce gratuitement. Qui se soucie aujourd'hui de cette frange de la société ? Ceci en plus des bousculades. Remarque : ceux qui sont en charge de notre destin ne voyagent pas par bus et encore moins leurs rejetons. Et oui, c'est ça aussi l'Algérie de papa. Lamaâna idji gaa n'hakum. Ahcène Cherifi