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Voir la version complète : Tentative d'assassinat d'un journaliste


ifri
05/11/2003, 13h08
LA DEPECHE DE KABYLIE

LE CÂBLE DES FREINS DE SA VOITURE A ÉTÉ SECTIONNÉ


DANS la nuit de lundi à mardi, la voiture personnelle de notre chef de bureau de Tizi Ouzou a fait l'objet d'un sabotage criminel. En effet, hier matin, notre collègue s'est vite aperçu - heureusement - que les freins de sa voiture ne répondaient pas. Croyant à une défaillance anodine, il s'adressera à un mécanicien. Ce dernier, en ouvrant le capot de la voiture, découvre que le câble des freins a été sectionné et le loockeed renversé. Cet acte criminel, que nous considérons comme une tentative d'assassinat, doit être non seulement condamné, mais ses auteurs et surtout commanditaires traduits devant la justice. Les attaques répétées contre La Dépêche de Kabylie, et ce, depuis sa parution, sont assumées publiquement par certains milieux politiques. Les services de sécurité chargés de l'enquête et la justice devraient être inspirés en lisant les comptes-rendus de presse dans lesquels des "politiques" appellent régulièrement au meurtre en désignant La Dépêche de Kabylie. Ces chantres de la démocratie, sectionneurs de câble de frein, ont moins de courage que les scieurs de poteaux. Tant que les attaques étaient verbales et connaissant les aboyeurs qui les profèrent, La Dépêche de Kabylie s'est refusé de répondre à des discours émanant des caniveaux ; mais, aujourd'hui qu'ils expriment leurs veilléités d'intenter physiquement à la vie d'un membre de notre famille, nous attirons solennellement l'attention des autorités de ce pays et toutes les bonnes consciences et les militants démocrates contre ces méthodes fascistes et criminelles. La passivité de ceux qui sont les garants des lois de la République et de leur application se doit de prendre fin aujourd'hui qu'il y a tentative d'assassinat avec préméditation. Que les auteurs et les commanditaires des attaques et menaces contre La Dépêche de Kabylie sachent que rien, absolument rien, ne nous fera dévier de notre ligne éditoriale et de nos convictions. Notre journal, le vôtre, demeurera fidèle aux idéaux démocratiques et républicains. Nous continuerons à faire barrage aux idéologies fascistes. Notre journal, le vôtre, continuera à être ouvert à tous les militants démocrates, aux acteurs de la société civile qui militent pour une Algérie démocratique et républicaine. Notre journal, le vôtre, ne se rangera jamais aux côtés des sectionneurs de câble de freins tout comme on a refusé de côtoyer les scieurs de poteaux et les égorgeurs d'enfants. Notre journal, le vôtre, demeurera fidèle à sa devise, "le journal des hommes libres", ceux qui refusent la muselière et l'embrigadement. Idir Benyounès