ben
03/11/2003, 17h52
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Depuis quelques années et, de plus en plus, les médias audio-visuels semblent se croire investis d’un pouvoir d’éducation des Algériens et d’une mission d’apprentissage de leur façon de parler, de dialoguer et de communiquer.
Ces Dames et Messieurs de la télé et de la radio n’hésitent pas et, de plus en plus, d’abuser de ce pouvoir, allant jusqu’à reprendre celui qui parle et de casser le suivi et le naturel du dialogue, rien que parce qu’il a «glissé» sur un mot prononcé dans un terme non arabisé.
On le sait, avant tout enregistrement devant la caméra, l’interlocuteur est invité à ne parler qu’en arabe et de ne pas utiliser les expressions étrangères, même si dans nos foyers, elles font partie de notre langage parlé, habituel et courant, entre parents et enfants, ou en dehors de la maison, avec les voisins, commerçants et autres collègues de travail.
Où va-t-on?...
De quel droit veulent-ils obliger celui qui parle à ne plus avoir le droit et la liberté de parler comme il a l’habitude de parler?
Bien entendu, je parle ici du langage courant algérien, entre gens de bonne famille. Il est tout à fait normal de bannir et d’interdire toute intrusion vulgaire ou bassement argotique dans notre langage.
Ceci dit, on se demande, au nom de quel principe social, familial, sociologique ou audio-visuel, veulent-ils «arabiser», à leur façon, le langage courant et régional auquel s’identifie chaque Alkgérien?
Quelle prétention les anime pour oser interrompre, par exemple, le récit d’un érudit, dont ils sont loin d’atteindre le rang et le niveau intellectuel, rien que pour reprendre dans leur arabe à eux, un mot techniquement ou scientifiquement étranger, ou encore un mot prononcé spontanément en «franco-arabe» et que tout le monde comprend?
Que veulent-ils faire de notre belle langue courante qui nous caractérise, notre langue de tous les jours, la langue courante de chaque Algérien, celle qui nous est propre, un langage à l'algérienne, propre à notre culture, à notre histoire, à notre universalisme, à la spontanéité de notre société, cette langue parlée que nos parents et grands-parents pratiquaient, depuis plus d’un siècle et que nous continuons à pratiquer partout en Algérie et à transmettre, sans complexe, à nos enfants?
Que veulent-ils faire de notre langage quotidien, qu’on le veuille ou pas...le «franco-arabe»?
L’argument, souvent avancé, est franchement irraisonnable et révoltant : c’est pour que les autres pays arabes puissent nous comprendre!!!(...)
:-0
Depuis quelques années et, de plus en plus, les médias audio-visuels semblent se croire investis d’un pouvoir d’éducation des Algériens et d’une mission d’apprentissage de leur façon de parler, de dialoguer et de communiquer.
Ces Dames et Messieurs de la télé et de la radio n’hésitent pas et, de plus en plus, d’abuser de ce pouvoir, allant jusqu’à reprendre celui qui parle et de casser le suivi et le naturel du dialogue, rien que parce qu’il a «glissé» sur un mot prononcé dans un terme non arabisé.
On le sait, avant tout enregistrement devant la caméra, l’interlocuteur est invité à ne parler qu’en arabe et de ne pas utiliser les expressions étrangères, même si dans nos foyers, elles font partie de notre langage parlé, habituel et courant, entre parents et enfants, ou en dehors de la maison, avec les voisins, commerçants et autres collègues de travail.
Où va-t-on?...
De quel droit veulent-ils obliger celui qui parle à ne plus avoir le droit et la liberté de parler comme il a l’habitude de parler?
Bien entendu, je parle ici du langage courant algérien, entre gens de bonne famille. Il est tout à fait normal de bannir et d’interdire toute intrusion vulgaire ou bassement argotique dans notre langage.
Ceci dit, on se demande, au nom de quel principe social, familial, sociologique ou audio-visuel, veulent-ils «arabiser», à leur façon, le langage courant et régional auquel s’identifie chaque Alkgérien?
Quelle prétention les anime pour oser interrompre, par exemple, le récit d’un érudit, dont ils sont loin d’atteindre le rang et le niveau intellectuel, rien que pour reprendre dans leur arabe à eux, un mot techniquement ou scientifiquement étranger, ou encore un mot prononcé spontanément en «franco-arabe» et que tout le monde comprend?
Que veulent-ils faire de notre belle langue courante qui nous caractérise, notre langue de tous les jours, la langue courante de chaque Algérien, celle qui nous est propre, un langage à l'algérienne, propre à notre culture, à notre histoire, à notre universalisme, à la spontanéité de notre société, cette langue parlée que nos parents et grands-parents pratiquaient, depuis plus d’un siècle et que nous continuons à pratiquer partout en Algérie et à transmettre, sans complexe, à nos enfants?
Que veulent-ils faire de notre langage quotidien, qu’on le veuille ou pas...le «franco-arabe»?
L’argument, souvent avancé, est franchement irraisonnable et révoltant : c’est pour que les autres pays arabes puissent nous comprendre!!!(...)
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