ifri
03/11/2003, 17h30
"LA DEPECHE DE KABYLIE"
La salle de la bibliothèque s'était avérée trop exiguë pour contenir et les délégués qui étaient fort nombreux et la foule de badauds qui l'était tout autant. Il n'en a pas fallu beaucoup de temps pour qu'un indescriptible embrouillamini s'ensuivit, la pomme de discorde étant la représentativité des uns par rapport aux autres.
CETTE année la commémoration de la date du 1er Novembre 1954 à Ighil Imoula n'a pas drainé la grande foule contrairement aux années passées. C'est à 10 h que la foule démarra d'Ighil Imoula vers Tizi N'Tleta pour le dépôt d'une gerbe de fleurs au sanctuaire des martyrs. Cette foule était surtout composée d'enfants et d'adolescents auxquels se sont joints des adultes et des femmes, des veuves et des filles de chouhada. Nous avons relevé la présence d'une délégation du MAK conduite par M. Ahmed Aït Bachir, une autre du Congrès mondial amazigh à sa tête M. Lounès Belkacem, son président ainsi qu'une forte délégation de la CADC. Après le dépôt des gerbes de fleurs, la procession s'ébranla en direction d'Ighil Imoula où une autre gerbe fut déposée et une fois la levée des couleurs effectuée, le président du comité du village, après une allocution de bienvenue aux invités, demanda à tous les délégués du Mouvement citoyen de rejoindre le centre culturel et d'en sortir avec une déclaration. Faudrait-il signaler en effet que la CADC s'était présentée avec deux délégations issues l'une du conclave d'Imzizou et l'autre de celui de Mechtras. La salle de la bibliothèque s'était avérée trop exiguë pour contenir et les délégués qui étaient fort nombreux et la foule de badauds qui l'était tout autant. Il n'en a pas fallu beaucoup de temps pour qu'un indescriptible embrouillamini s'ensuivit, la pomme de discorde étant la représentativité des uns par rapport aux autres. Les partisans du dialogue sur la base de l'acceptation des préalables et ceux qui s'y opposent (les conclavistes de Mechtras) toujours est-il que au moins deux maladresses ont été commises. D'une part, le comité du village n'avait pas à inviter à la même table deux protagonistes sans qu'une médiation ne soit effectuée en vue de rapprocher les points de vue, d'autant plus que sachant pertinemment que les deux conclaves s'étaient tenus la veille. D'autre part, les délégués du Mouvement citoyen n'avaient pas à accepter de s'offrir en spectacle devant toute cette jeunesse au risque de la décourager. Au vu de ce qui nous a été servi comme spectacle désolant pour le moins, il aurait été difficile de convaincre un étranger que ces hommes mènent le même combat depuis trois ans. Nous avons entendu des délégués se traiter de tous les noms d'oiseaux et certains voulaient même en découdre physiquement. En conclusion, nous signalons que la cérémonie qui se voulait celle du recueillement et du souvenir s'était transformé en une scène de règlement de comptes qui ne fera qu'affaiblir le mouvement pour lequel 124 personnes se sont sacrifiées. A noter enfin que le délégué Aouanèche Ali et d'Ath Zmenzer nous a approché pour nous signifier son mécontentement quant à la diffusion de kassamen aux lieu et place de Aghuru lors de la levée des couleurs de même qu'aucune allusion n'a été faite au défunt M'hamed Yazid lequel pourtant avait courageusement pris position en faveur de la République, de la démocratie et du Mouvement citoyen. Il fallait le signaler. Ahcène Cherifi
La salle de la bibliothèque s'était avérée trop exiguë pour contenir et les délégués qui étaient fort nombreux et la foule de badauds qui l'était tout autant. Il n'en a pas fallu beaucoup de temps pour qu'un indescriptible embrouillamini s'ensuivit, la pomme de discorde étant la représentativité des uns par rapport aux autres.
CETTE année la commémoration de la date du 1er Novembre 1954 à Ighil Imoula n'a pas drainé la grande foule contrairement aux années passées. C'est à 10 h que la foule démarra d'Ighil Imoula vers Tizi N'Tleta pour le dépôt d'une gerbe de fleurs au sanctuaire des martyrs. Cette foule était surtout composée d'enfants et d'adolescents auxquels se sont joints des adultes et des femmes, des veuves et des filles de chouhada. Nous avons relevé la présence d'une délégation du MAK conduite par M. Ahmed Aït Bachir, une autre du Congrès mondial amazigh à sa tête M. Lounès Belkacem, son président ainsi qu'une forte délégation de la CADC. Après le dépôt des gerbes de fleurs, la procession s'ébranla en direction d'Ighil Imoula où une autre gerbe fut déposée et une fois la levée des couleurs effectuée, le président du comité du village, après une allocution de bienvenue aux invités, demanda à tous les délégués du Mouvement citoyen de rejoindre le centre culturel et d'en sortir avec une déclaration. Faudrait-il signaler en effet que la CADC s'était présentée avec deux délégations issues l'une du conclave d'Imzizou et l'autre de celui de Mechtras. La salle de la bibliothèque s'était avérée trop exiguë pour contenir et les délégués qui étaient fort nombreux et la foule de badauds qui l'était tout autant. Il n'en a pas fallu beaucoup de temps pour qu'un indescriptible embrouillamini s'ensuivit, la pomme de discorde étant la représentativité des uns par rapport aux autres. Les partisans du dialogue sur la base de l'acceptation des préalables et ceux qui s'y opposent (les conclavistes de Mechtras) toujours est-il que au moins deux maladresses ont été commises. D'une part, le comité du village n'avait pas à inviter à la même table deux protagonistes sans qu'une médiation ne soit effectuée en vue de rapprocher les points de vue, d'autant plus que sachant pertinemment que les deux conclaves s'étaient tenus la veille. D'autre part, les délégués du Mouvement citoyen n'avaient pas à accepter de s'offrir en spectacle devant toute cette jeunesse au risque de la décourager. Au vu de ce qui nous a été servi comme spectacle désolant pour le moins, il aurait été difficile de convaincre un étranger que ces hommes mènent le même combat depuis trois ans. Nous avons entendu des délégués se traiter de tous les noms d'oiseaux et certains voulaient même en découdre physiquement. En conclusion, nous signalons que la cérémonie qui se voulait celle du recueillement et du souvenir s'était transformé en une scène de règlement de comptes qui ne fera qu'affaiblir le mouvement pour lequel 124 personnes se sont sacrifiées. A noter enfin que le délégué Aouanèche Ali et d'Ath Zmenzer nous a approché pour nous signifier son mécontentement quant à la diffusion de kassamen aux lieu et place de Aghuru lors de la levée des couleurs de même qu'aucune allusion n'a été faite au défunt M'hamed Yazid lequel pourtant avait courageusement pris position en faveur de la République, de la démocratie et du Mouvement citoyen. Il fallait le signaler. Ahcène Cherifi