ben
01/11/2003, 23h08
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Quand, au mois de mai dernier, le nouveau chef du gouvernement Ahmed Ouyahia avait relancé la proposition d’un dialogue en direction du mouvement des ârchs, il est très vite apparu que ce dernier allait avoir de grandes difficultés à arrêter une position consensuelle sur la question.
Cela s’est très vite vérifié, tant les réactions qui se sont manifestées du côté des animateurs du mouvement, aussitôt après l’intervention de Ouyahia, se sont distinguées par la cacophonie des propos. L’espoir était que les ârchs, qui ont depuis multiplié les rencontres de concertation, les conclaves et les réunions, allaient finalement finir par s’entendre sur la réponse à donner au pouvoir. Cinq mois après, non seulement les ârchs n’ont pas encore surmonté leurs divergences, mais ils sont secoués par une crise qui pratiquement est en train de faire imploser leur mouvement. Les mésententes qui ont opposé les délégations des wilayas de Bouira, Tizi Ouzou et Béjaïa se doublent désormais de celles qui déchirent les structures locales à l’intérieur même de chaque délégation de wilaya.
Pour nombre d’observateurs, la «zizanie» qui secoue le mouvement est l’oeuvre d’un carré d’animateurs agissant pour le compte d’un parti politique, le RCD, qui, par calcul partisan, est contre l’ouverture du dialogue avec le pouvoir, même si ce dernier manifeste son intention de répondre positivement aux préalables qui lui ont été soumis. Majoritaires, les délégués indépendants de toute obédience partisane se heurtent à des manoeuvres dilatoires dans les réunions et autres conclaves qui empêchent la mise au point d’un document résumant la position du mouvement. Les irréductibles du dialogue se défaussent de leur position en chargeant le pouvoir, qu’ils accusent de vouloir détruire le mouvement par des manoeuvres souterraines de récupération auprès d’autres délégués qu’il voudrait transformer en délégués «taïwan». La proposition avancée par certains de ces derniers d’une rencontre préliminaire d’information avec le chef du gouvernement est à leurs yeux la preuve que des contacts, et peut-être des accords, auraient déjà eu lieu entre le pouvoir et ces délégués. Les pouvoirs publics, qui suivent de très près la controverse que leur proposition a suscitée à l’intérieur des structures des ârchs, font preuve de patience, même s’ils ont intérêt à ce que le dialogue s’ouvre au plus vite. Ce qu’ils souhaitent est que la décantation finisse par se faire dans le mouvement sous la pression de l’opinion populaire de la région, qui, elle, a d’emblée exprimé l’espoir d’une fin de crise rapide que le dialogue proposé par Ouyahia et endossé par le président de la République a fait entrevoir.
Depuis mai dernier, la balle est toujours dans le camp des ârchs. Le moment pour ces derniers de se déterminer est arrivé. Se revendiquant mouvement citoyen, les ârchs doivent impérativement démontrer leur capacité d’imperméabilité aux pressions et sollicitations partisanes qui les poussent vers la politique politicienne.
Quand, au mois de mai dernier, le nouveau chef du gouvernement Ahmed Ouyahia avait relancé la proposition d’un dialogue en direction du mouvement des ârchs, il est très vite apparu que ce dernier allait avoir de grandes difficultés à arrêter une position consensuelle sur la question.
Cela s’est très vite vérifié, tant les réactions qui se sont manifestées du côté des animateurs du mouvement, aussitôt après l’intervention de Ouyahia, se sont distinguées par la cacophonie des propos. L’espoir était que les ârchs, qui ont depuis multiplié les rencontres de concertation, les conclaves et les réunions, allaient finalement finir par s’entendre sur la réponse à donner au pouvoir. Cinq mois après, non seulement les ârchs n’ont pas encore surmonté leurs divergences, mais ils sont secoués par une crise qui pratiquement est en train de faire imploser leur mouvement. Les mésententes qui ont opposé les délégations des wilayas de Bouira, Tizi Ouzou et Béjaïa se doublent désormais de celles qui déchirent les structures locales à l’intérieur même de chaque délégation de wilaya.
Pour nombre d’observateurs, la «zizanie» qui secoue le mouvement est l’oeuvre d’un carré d’animateurs agissant pour le compte d’un parti politique, le RCD, qui, par calcul partisan, est contre l’ouverture du dialogue avec le pouvoir, même si ce dernier manifeste son intention de répondre positivement aux préalables qui lui ont été soumis. Majoritaires, les délégués indépendants de toute obédience partisane se heurtent à des manoeuvres dilatoires dans les réunions et autres conclaves qui empêchent la mise au point d’un document résumant la position du mouvement. Les irréductibles du dialogue se défaussent de leur position en chargeant le pouvoir, qu’ils accusent de vouloir détruire le mouvement par des manoeuvres souterraines de récupération auprès d’autres délégués qu’il voudrait transformer en délégués «taïwan». La proposition avancée par certains de ces derniers d’une rencontre préliminaire d’information avec le chef du gouvernement est à leurs yeux la preuve que des contacts, et peut-être des accords, auraient déjà eu lieu entre le pouvoir et ces délégués. Les pouvoirs publics, qui suivent de très près la controverse que leur proposition a suscitée à l’intérieur des structures des ârchs, font preuve de patience, même s’ils ont intérêt à ce que le dialogue s’ouvre au plus vite. Ce qu’ils souhaitent est que la décantation finisse par se faire dans le mouvement sous la pression de l’opinion populaire de la région, qui, elle, a d’emblée exprimé l’espoir d’une fin de crise rapide que le dialogue proposé par Ouyahia et endossé par le président de la République a fait entrevoir.
Depuis mai dernier, la balle est toujours dans le camp des ârchs. Le moment pour ces derniers de se déterminer est arrivé. Se revendiquant mouvement citoyen, les ârchs doivent impérativement démontrer leur capacité d’imperméabilité aux pressions et sollicitations partisanes qui les poussent vers la politique politicienne.