Voir la version complète : Fiasco à l'OCI
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Le dixième sommet de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), qui vient de terminer ses travaux à Putrajaya, capitale administrative de Malaisie, a été un fiasco retentissant sur tous les plans, malgré les déclarations "rassurantes" des poids lourds de ce rassemblement hétéroclite et les sourires béats, superbement affichés tout au long de cette rencontre.
Les peuples musulmans qui, en dépit de leurs déceptions passées, pensaient pouvoir encore croire en un sursaut salutaire de leur organisation, soumise à rude épreuve par la pression des événements, doivent — tout bêtement — déchanter.De leur séjour en Malaisie, leurs dirigeants n'ont récolté que du vent. Discours grandiloquents, déclarations enflammées, envolées lyriques devant les caméras de télévision, le tout saupoudré de belles attitudes physiques à la manière de héros romantiques, résument l'essentiel de cette session prétendument présentée comme "décisive" pour l'avenir du monde musulman.Non seulement le "tournant" annoncé à grands renforts de tapage médiatique n'a pas eu lieu, mais l'OCI — ce nouveau fiasco aidant — se retrouve en piètre situation, l'une des moins reluisantes de son histoire mouvementée.On peut même affirmer sans risque de se tromper que l'organisation islamique s'est fait gravement endommager par les propos de M.Mahatir Mohamed sur les Juifs et le rôle qu'ils jouent aujourd'hui dans le monde.Sans doute, le Premier ministre de Malaisie ne visait nullement les Juifs en tant que tels, gens du Livre et adeptes d'une religion révélée, mais l'hydre sioniste qui détient entre ses tentacules en forme de serres le pouvoir réel de la machine planétaire.Le prétexte était, cependant, tout trouvé pour déclencher une avalanche de réactions vénéneuses contre l'"antisémitisme" viscéral des Musulmans et apporter, à titre rétroactif, de l'eau au moulin de Silvio Berlusconi et autre Oriana Fallaci, de triste mémoire. Dans son dégoûtant pamphlet "La Rage et l'Orgueil", la journaliste italienne décrit les immigrés musulmans en Europe comme des délinquants, des violeurs, des prostitués qui, de plus, "urinent dans les baptistères" et "se multiplient comme les rats".Personne en Europe — la "vieille" aussi bien que la "jeune" — n'avait alors trouvé à redire, comme ils le font aujourd'hui.
A Putrajaya, on s'est préoccupé de l'aspect doctrinal de l'islam, de ses branches touffues, de l'unique référenciel devant régir tous les principes qui s'en réclament.On a évoqué et même balisé la voie de la réforme qui doit combattre l'extrémisme sous toutes ses formes.On a discuté de la coopération économique — toujours chétive — entre les Etats membres.Tout cela est bien beau.Mais l'essentiel, l'Irak et la Palestine en particulier, deux Etats membres à part entière de l'OCI, qui subissent dans leur chair la plus vive l'une des agressions les plus dévastatrices et les plus barbares de l'Histoire, ils ont été tout simplement sacrifiés.
Bien sûr que les deux questions ont été longuement "débattues" par les participants à ce sommet.Un flot d'allocutions et des discours-fleuves, où la rhétorique le dis**** à la passion calculée, ont jalonné de bout en bout les travaux.Mais c'est précisément dans cette méthode éculée que réside le stratagème.Une manœuvre de diversion utilisée, sans réelle conviction intérieure, moins pour défendre effectivement les deux causes que pour tempérer la rage des opinions publiques et se prévaloir, en même temps, du devoir accompli.S'ils étaient sincères et désintéressés, les dirigeants des pays membres de l'OCI auraient pris (à Putrajaya) des mesures effectives et concrètes de soutien en faveur de l'Irak et de la Palestine martyre.Pas de paroles vides et de vœux pieux, comme ils l'ont fait.Pire, au train où vont les choses, il n'est pas exclu de voir des Etats musulmans — arabes en tête — décider, au nom de l'ONU, l'envoi de troupes armées au pays de Rafidaïn.
Pour celui qui regarde aujourd'hui le Monde musulman, le spectacle est souvent désolant.C'est vrai que "nous avons été" une magnifique et grande nation qui a rayonné des siècles durant sur le reste du monde.Mais tout cela appartient désormais au passé.
Avec quels lambeaux des temps révolus allons-nous construire l'avenir dans un contexte peuplé de requins ? Dans son discours d'ouverture, M. Mahatir Mohamed, parlant des sionistes, a prononcé cette phrase : "Nous (musulmans, NDLR) ne pouvons pas les vaincre avec nos seuls muscles.Il faut aussi utiliser nos cerveaux". Or, ce sont ces cerveaux qui nous manquent. Précisément...
Discours du Premier Ministre de Malaisie, l’Honorable Dato Seri, Dr. Mahatir Bin Mohamed à l’ouverture de la dixième session de la Conférence du Sommet islamique au Centre des Conventions de Putraya, Malaisie, le jeudi 16 octobre 2003, à 10 heures du matin.
Alhamduliallah, Louanges à ALLAH, dont la Grâce et les Bénédictions, ont permis la réunion des dirigeants des pays de l’Organisation de la Conférence Islamique, pour discuter et éventuellement t****r un plan pour le futur de l’Islam et de la Communauté (Ummah) islamique mondiale.
2. Au nom du Gouvernement et du peuple multiracial et multi religieux de Malaisie, je souhaiterais accueillir chaleureusement chacun des participants et tous ceux qui sont présents à cette Dixième Session du Sommet de la Conférence Islamique à Putrajaya, la capitale administrative de la Malaisie.
3.- C’est en effet, un grand honneur pour la Malaisie d’accueillir cette Session et d’assurer la Présidence de l’Organisation de la Conférence islamique, OCI. Je remercie les membres de leur confiance dans la Présidence Malaise.
4.- Pourrais-je aussi profiter de cette occasion pour rendre hommage à l’Etat du Qatar , en particulier à Sa Majesté, Le Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani, l’Emir du Qatar, pour son excellent accueil à notre Organisation au cours des trois dernières années.
5.-En qualité d’hôte, la Malaisie a été honorée du haut niveau de participation des nombreux pays participants. Ceci démontre clairement notre foi et notre engagement au service de notre Organisation et notre souhait commun ainsi que notre détermination à raffermir notre rôle pour la dignité et au bénéfice de la Ummah.
6.- Je souhaiterai aussi souhaiter la bienvenue aux dirigeants et aux représentants de nombreux pays qui souhaiteraient devenir observateurs à cette conférence à cause du nombre substantiel de leur population musulmane. Qu’ils soient musulmans ou non, leur présence à notre conférence aidera à une meilleure connaissance de l’Islam et des musulmans, aidant de ce fait à désapprouver la perception de l’Islam comme religion de la régression et de la terreur.
7.- Le Monde entier nous observe. Certes 1.3 Milliards de Muslims, un sixième de la population du monde, placent leurs espoirs en nous, à cette réunion, même s’ils pourraient être cyniques, sur notre volonté et notre capacité à décider ne serait-ce que restaurer l’honneur de l’islam et des Muslims, encore moins à libérer leurs sœurs et frères de l’oppression et de l’humiliation dont ils souffrent aujourd’hui.
8.- Je ne nommerai pas les exemples de notre humiliation et de notre oppression, tout comme je ne condamnerai pas encore une nouvelle fois, nos détracteurs et nos oppresseurs. Ce serait un exercice futile car ils ne changeront pas leur attitude uniquement parce que nous les dénonçons et les condamnons. Devrions nous recouvrer notre dignité et celle de l’Islam, il nous appartient à nous seuls d’en décider et c’est à nous seuls qu’il incombe d’agir.
9.- Pour commencer , Les Gouvernements de tous les pays musulmans doivent resserrer les rangs et avoir une position commune, sinon sur tous les sujets mais au moins sur des questions majeures comme la Palestine. Nous sommes tous Muslims. Nous sommes tous opprimés. Nous sommes tous humiliés. Mais nous, qui avons été élevés par Allah, au-dessus de nos frères musulmans, pour diriger nos pays n’avons réellement jamais essayé d’agir de démontrer à notre niveau la fraternité et l’unité que l’Islam nous commandent.
10. Mais non seulement nos gouvernements sont-ils divisés, la Ummah musulmane est elle aussi divisée, et elle continue d’être encore et toujours divisée. En l’espace de 1400 années, les exégètes, les savants et les ulémas ont interprété et réinterprété la religion unique que nous a léguée le Prophète Mohamad, ASWS, si différemment que maintenant nous avons affaire à un millier de religions souvent si opposées l’une à l’autre que nous nous retrouvons à nous combattre et à nous entretuer.
11.- D’une seule Ummah, à l’origine, nous nous sommes laissés entraîner à être divisés en de nombreuses sectes, madhhab (écoles), tarikats (rites), chacun plus concerné à affirmer être le vrai Islam qu’à œuvrer pour l’unité de la Ummah islamique. Nous perdons de vue le fait que nos détracteurs et nos ennemis ne se soucient guère de savoir que nous soyons de vrais Muslims ou non. Pour eux nous sommes Muslims, adeptes d’une religion et fidèles d’un Prophète qu’ils déclarent promouvoir le terrorisme, et donc nous sommes leur ennemi juré. Ils attaqueront et ils nous tueront, ils envahiront nos pays, destitueront nos Gouvernements , que nous soyons Shi’a ou Sunnis, Alawites ou Druzes ou encore n’importe quoi. Nous les confortons et les aidons en nous attaquant et en nous affaiblissant mutuellement, et quelque fois en nous faisant leurs auxiliaires, pour attaquer d’autres frères musulmans. Nous essayons de faire tomber nos Gouvernements par la violence, et réussissons à affaiblir et à appauvrir nos pays.
12.- Nous ignorons complètement et continuons de faire fi des commandements islamiques pour l’unité et la fraternité mutuelle, qui doit s’appliquer à nous les Gouvernements des pays islamiques et de la Ummah.
13.- Mais il n’ y a pas que cela que nous ignorons des commandements islamiques. Il nous est commandé de Lire, Iqra’, ex. acquérir la connaissance. Les premiers musulmans ont compris cela comme la traduction et l’étude des travaux des Grecques et des autres savants antéislamiques. Ces savants musulmans ont augmenté le niveau de la connaissance à travers leurs propres études.
14. Les premiers musulmans ont produit de grands mathématiciens et des savants, des penseurs, des médecins et des astronomes etc.. et ils ont excellé dans les domaines de la connaissance de leur temps , tout en pratiquant et en étudiant leur propre religion de l’Islam. Pour résultat, les musulmans ont pu extraire des richesses de leurs pays et à travers le négoce international, ils furent capables de consolider leurs défenses, protéger leurs peuples et leur donner les moyens d’un mode de vie islamique, Addin (La Religion), telle que prescrite par l’Islam. En ces temps là, les Européens du Moyen âge, étaient encore superstitieux et arriérés, les Muslims éclairés avaient alors déjà construit une grande civilisation Islamique, respectée et puissante, plus que capable d’être en compétition avec le reste du monde, et capable de protéger la Ummah des agressions étrangères. Les Européens devaient s’agenouiller au pieds des savants musulmans pour avoir accès à leur propre héritage intellectuel.
15. Les musulmans étaient alors guidés par de grands dirigeants comme Abdul Rahman III, AL Mansur, Salah El Din Al Ayubi, et d’autres qui ont se sont distingués sur les champs de bataille, à la tête de leurs troupes pour protéger les pays musulmans et la Ummah.
16.- Mais durant le cours de l’édification de cette grande civilisation islamique, il advint de nouveaux exégètes qui ont enseigné que l’acquisition de la connaissance par les musulmans ne devait signifier que l’étude de la théologie islamique. L’étude des sciences, de la médecine et d’autres disciplines profanes furent découragées.
17.- Les musulmans commencèrent donc à régresser intellectuellement . Avec le déclin intellectuel la grande civilisation islamique commença à péricliter et à s’évanouir. N’était-ce l’émergence des combattants ottomans, la civilisation islamique aurait disparu avec la chute de Grenade en 1492.
18.- Les premiers succès des Ottomans n’ont pas été accompagnés d’une renaissance intellectuelle. Au contraire ils furent plus préoccupés par des questions mineures, telles que la forme du pantalon, la taille du turban et leur compatibilité avec l’Islam, ou encore si les imprimeries devaient ou non être autorisées et si l’électricité devait ou non être autorisée pour l’illumination des mosquées. La Révolution industrielle a été complètement ratée par les musulmans. La régression continua jusqu’au moment où les rébellions suscitées par les Anglais et les Français contre la régence Turque amenèrent à la chute des Ottomans, le dernier empire islamique mondial qu’ils remplacèrent par des colonies Européennes et non point comme promis des Etats indépendants. Ce ne fut qu’après la deuxième guerre mondiale que ces colonies devinrent indépendantes.19. En sus de ces Etats nations, nous avons aussi accepté le système démocratique occidental. Ceci nous a aussi divisé du fait des partis politiques et des groupes que nous constituons, certains revendiquant l’Islam pour eux mêmes et rejetant l’Islam des autres partis, et refusant d’accepter les résultats de la pratique démocratique dès qu’ils ne réussissent pas à prendre pour eux-mêmes le pouvoir. Ils recourent alors à la violence, et ils déstabilisent et affaiblissent ainsi les pays musulmans.
20.- Avec tous ces développements à travers les siècles,la Ummah et la civilisation islamique devinrent si faibles qu’à un moment donné il n’ y avait pas un seul pays musulmans qui n’était pas colonisée ou subjuguée par les Européens. Mais les recouvrements des indépendances n’ont point restauré la force des musulmans. Leurs Etats étaient faibles et mal gérés, et constamment en proie à l’instabilité. Les européens ne pouvaient pas faire ce qu’ils voulaient avec les territoires musulmans. Ce n’est point une surprise qu’ils se soient accaparés d’une partie des territoires musulmans pour créer l’état d’Israël pour régler leur problème juif. Divisés, les musulmans n’ont rien pu faire pour arrêter les transgressions de Balfour et des Sionistes.
21.- Quelques uns voudraient nous faire croire que malgré tout cela, notre vie serait meilleure que celle de nos détracteurs. D’aucuns croient que la pauvreté est une souffrance islamique et être opprimé fait partie de l’Islam. Le monde ne serait pas pour nous. Le notre serait la félicité du Paradis dans l’Au-delà. Tout ce que nous avons à faire est de s’adonner à certains rituels, s’habiller d’une certaine façon et se comporter d’une certaine façon. Notre faiblesse, notre arriération et notre incapacité à aider nos frères et sœurs qui sont opprimés ne sont qu’une partie de la volonté d’Allah, et ne sont que les souffrances que nous devons endurer avant de jouir du Paradis de l’autre monde. Nous devons donc accepter cette fatalité qui nous incombe. Nous ne devons rien faire. Nous ne pouvons rien contre la volonté d’Allah.
22.- Mais est-il vrai que c’est bien la volonté d’Allah, et que nous ne pouvons et ne devons rien faire? Allah, a dit dans la Surah Ar-Ra’d (Le tonnerre) verset 11, Citation:
« qu’Il ne changera pas le destin d’une communauté tant que cette communauté n’aura pas essayé de changer son propre destin elle-même ».
23.- Les premiers musulmans étaient aussi opprimés que nous le sommes maintenant. Mais grâce à leurs efforts sincères et déterminés, pour se prendre en charge conformément aux enseignements de l’islam, Allah les a aidés à défaire leur ennemis et à créer une grande et puissante civilisation islamique. Mais quels efforts avons nous déployés surtout avec les ressources dont il nous a gratifiées.
24.- Nous sommes maintenant forts de 1.3 milliards d’âmes. Nous avons les plus grosses réserves de pétrole du monde. Nous avons de grandes richesses. Nous ne sommes pas aussi ignorants que les Jahilya qui ont embrassé l’Islam. Nous sommes familiers avec les méthodes de fonctionnement des finances et de l’économie mondiale. Nous contrôlons 57 des 180 pays du monde. Nos votes pourraient consolider ou casser les organisations internationales, et pourtant nous sommes aussi impuissants que le petit nombre des convertis de la Jahilya qui ont accepté le Prophète comme leur guide. Pourquoi ? Est-ce à cause de la volonté d’Allah, ou est-ce parce que nous avons notre interprétation de notre religion est erronée, ou failli à nous conformer aux vrais enseignements de notre religion, ou bien avons nous fait les mauvaises choses. 25.- Notre religion nous enjoint de nous préparer à la défense de la Ummah. Malheureusement nous nous occupons moins de défense que des armes de l’époque du Prophète. Ces armes là et ces chevaux ne peuvent plus nous assurer aucune défense, de nos jours. Nous avons besoins de fusils et de fusées, de bombes et d’avions, de chars et de bateaux de guerre pour notre défense. Mais ayant découragé le savoir des mathématiques et des sciences etc.. parce que nous avons privilégié l’au-delà, nous sommes aujourd’hui incapables de produire nos propres armes de défense. Nous devons acheter nos armes chez nos détracteurs et nos ennemis. Ceci est le résultat d’une interprétation superficielle du Coran, qui met l’accent non sur la substance de la sunnah du Prophète et des commandements du Coran, mais plutôt sur les formes, les manières et les moyens utilisés au 1ier siècle de la Hijra. Ceci est tout aussi valable pour les autres enseignements de l’islam. Nous sommes plus concernés par les formes que par la substance de la Parole d’Allah, et nous n’adhérons qu’à l’interprétation littérale de la Tradition du Prophète.
26.- Nous voudrions recréer le 1ier siècle de la Hijra, le mode de vie de ces temps là, pour pratiquer ce que nous croyons être le vrai mode de vie de l’Islam. Mais nous ne serons pas autorisés à le faire. Nos détracteurs et nos ennemis prendront avantage de notre arriération et de notre faiblesse qui en résulteront pour nous dominer. L’Islam n’est pas uniquement pour le 7ième siècle chrétien, l’Islam est pour tous temps intemporel. Mais les temps ont changé. Que nous le voulions ou non, nous devons changer, non en changeant notre religion, mais en appliquant ses enseignements dans le contexte d’un monde radicalement différent de celui du 1ier siècle de la Hijra. L’Islam n’est pas en faute, mais l’interprétation qu’en ont faites nos exégètes qui ne sont pas des prophètes, et qui tout en étant très cultivés peuvent être sujets à l’erreur. Nous avons besoin de revenir aux enseignements fondamentaux de l’Islam pour voir si évidemment nous y croyons et que nous pratiquons l’Islam qu’a prêché le Prophète. Il n’est pas possible que nous pratiquions l’Islam authentique quand nos croyances sont si différentes les uns des autres.
27.- Aujourd’hui nous, toute la Ummah musulmane sommes traités avec mépris et déshonorés. Notre religion est dénigrée. Nos lieux sacrés désacralisés. Nos pays sont occupés. Nos peuples sont affamés et assassinés.
28.- Aucun de nos pays n’est vraiment indépendant. Nous sommes sous pression pour nous aligner sur la volonté de nos oppresseurs quant à notre comportement, comment nous devons gouverner nos pays, et même comment penser.
29.- Aujourd’hui s’ils veulent envahir nos pays, tuer nos peuples, détruire nos villes et villages, il n’ y a rien de substantiel que nous puissions faire. Est-ce l’Islam qui a causé tout cela ? Ou est-ce précisément parce que nous avons failli à accomplir notre devoir conformément à notre religion ?
30.- Notre seule réaction est d’être de plus en plus irrité. Les peuples en colère ne peuvent point réfléchir correctement. Aussi trouvons nous quelques uns de nos peuples à réagir irrationnellement. Ils lancent leurs propres attaques, tuant n’importe qui, y compris des musulmans pour exprimer leur colère et leur frustration. Leurs Gouvernements ne peuvent rien faire pour les en empêcher. L’ennemi réagit et impose plus de pression sur les Gouvernements. Les Gouvernements n’ont pas d’autre choix que de se soumettre, d’accepter les directives de l’ennemi, en fait abandonner leur indépendance d’action.
31.- De ce fait, leurs peuples et la Ummah, s’irritent encore plus et retournent leur colère contre leur propre Gouvernement. Chaque tentative pour atteindre une solution pacifique est sabotée par une attaque encore plus aveugle et calculée pour irriter l’ennemi et empêcher toute solution pacifique. Mais les attaques ne règlent rien. Les musulmans n’en sortent que plus opprimés.
32.- Il y a un sentiment de désespoir parmi les pays musulmans et leurs peuples. Ils pensent qu’ils ne peuvent rien faire de positif. Ils pensent que les choses ne peuvent aller qu’en empirant. Les musulmans seront éternellement opprimés et dominés par les Européens et les Juifs. Ils seront éternellement pauvres, arriérés et faibles. Quelques uns pensent, comme je l’ai dit, ceci est la volonté d’Allah, que l’état naturel du musulman est de demeurer pauvre et opprimé dans ce Monde.
33.- Mais est-il vrai que nous ne devrions et ne pourrions rien faire pour nous-mêmes ? Est-il vrai que 1.3 Milliards d’humains ne peuvent exercer aucun pouvoir pour se sauver de l’humiliation et de l’oppression que leur inflige un ennemi nettement plus petit ? Ne peuvent-il donc que réagir aveuglément par la colère ? N’ y a t-il donc aucune autre solution que de demander à nos enfants de se suicider pour tuer des gens et provoquer encore plus de massacres de notre propre peuple ?
34.- Il ne se peut pas qu’il n’y ait pas d’autre alternative, 1.3 milliard de musulmans ne peuvent pas être défaits par quelques millions de juifs. Il doit y avoir un autre moyen. Et nous ne pourrions trouver un autre moyen que si nous nous arrêtions pour réfléchir, en vue d’évaluer nos faiblesses et nos forces, pour planifier, préparer une stratégie et contre-attaquer. En tant que musulmans, nous devrions nous inspirer du Coran et de la sunnah du Prophète. Sûrement, les 23 années de combat du Prophète doivent nous donner quelques guides quant à ce que nous pouvons ou que nous devons faire.
35.- Nous savons que lui et ses premiers compagnons ont été opprimés par les Qurayshites.
A-t-il déclenché des opérations de représailles ? Non, Il s’est préparé à un repli stratégique. Il a envoyé ses premiers compagnons vers un pays chrétien et lui-même a plus tard émigré à Médine. Là, il a rassemblé des compagnons, il a constitué des capacités de défense et assuré la sécurité de son peuple. A Hudhaybiyah il était prêt à accepter un traité défavorable, contraire aux vœux de ses compagnons et de ses adeptes. Pendant la trêve qui s’en est suivie, il a consolidé ses forces et ainsi il pu entrer à La Mecque et la faire entrer en Islam. Même là, il ne chercha pas à se venger. Les habitants de La Mecque acceptèrent l’Islam et nombre d’entre eux devinrent ses plus puissants alliés, et eurent à défendre l’Islam contre tous ses ennemis.
36.- Ceci est un bref aperçu de l’histoire du combat du Prophète. Nous parlons tellement de suivre la sunnah du Prophète. Nous citons les exemples et les traditions à profusion. Mais en vérité nous les ignorons toutes.
37.- Si nous utilisions les facultés dont Allah, nous a dotés, alors nous devrions comprendre que nous agissons irrationnellement. Nous combattons sans nous fixer un objectif, sans autre but que de blesser un ennemi parce que ce dernier nous heurte. Naïvement nous nous attendons à ce qu’ils se soumettent. Nous sacrifions des vies sans nécessité, n’obtenant d’autre résultat que d’attirer encore une vengeance plus massive et plus humiliante.
38.- Il est certainement temps pour une pause de réflexion. Serait-ce une perte de temps ? Pour plus d’un demi siècle nous avons combattu pour la Palestine. Qu’avons nous obtenu ? Rien. Nous sommes à un stade pire qu’initialement. Aurions nous fait une pause pour réfléchir, nous aurions alors pu envisagé un plan, une stratégie qui aurait pu nous assurer une victoire finale. Faire une pause et réfléchir calmement n’est point une perte de temps. Nus avons besoin de procéder à une retraite stratégique et d’évaluer calmement notre situation.
39.- Nous sommes maintenant très forts – Un peuple de 1.3 milliards ne peut pas tout simplement être balayé. Les Européens ont tué 6 millions de Juifs sur les 12 millions. Mais aujourd’hui, les Juifs ce Monde par procuration. D’autres qu’eux combattent et meurent pour eux.
40.- Nous ne serions pas capables de faire cela. Nous ne serions pas capables d’unir les 1.3 milliards de musulmans. Nous ne serions pas capables d’amener les Gouvernements musulmans à agir de concert. Mais même si nous ne devions obtenir que seuls un tiers de la Ummah, et un tiers des pays, agissent ensemble, nous pourrions déjà faire quelque chose. Souvenez-vous que le Prophète n’avait pas beaucoup d’adeptes quand il émigra à Médine. Mais il a uni les Ansar et les Muhajirins, et il a réussi à devenir assez puissant pour défendre l’Islam.
41.- Indépendamment de l’unité partielle dont nous avons besoin, nous devons prendre en mains nos actifs. J’ai déjà mentionné notre nombre et notre richesse pétrolière. Dans notre monde actuel nous contrôlons assez d’atouts politiques, économiques et financiers, pour pallier notre faiblesse au plan militaire.
42.- Nous savons aussi que tous les non musulmans sont contre nous. Quelques uns sont bien disposés à notre égard. D’autres y compris nos ennemis sont leurs ennemis aussi. Même parmi les Juifs, il y a nombre d’entre eux qui n’approuvent point ce que font les Israéliens.
43.- Nous ne devons pas nous mettre tout le monde sur le dos. Nous devons conquérir leurs cœurs et leur esprit. Nous devons les gagner à notre cause non en les suppliant de nous aider , mais d’une manière honorable en montrant que nous travaillons pour nous en sortir. Nous ne devons pas renforcer l’ennemi en poussant tout un chacun vers leurs camps par des actions irresponsables et non islamiques. Rappelez-vous Salah El Din et la manière qu’il a utilisée pour combattrez les Croisés, Le Roi Richard d’Angleterre, en particulier. Rappelez-vous le respect du Prophète pour les ennemis de l’Islam. Nous devons prendre exemple. Ce qui est important, c’est de gagner le combat et non les représailles ou la revanche.
44.- Nous devons renforcer nos forces dans tous les domaines, et non pas seulement en capacité d’armement . Nos pays devraient être stables et bien administrés ils doivent être économiquement et financièrement puissants, industriellement compétents et avancés technologiquement. Cela prendra du temps, mais cela pourra être réalisé et le temps sera bien utilisé. Notre religion nous enjoint d’être patients : » Innalahma’a assabirin ». (Allah est avec ceux qui sont patients ). Naturellement, il y a une vertu à la patience.
45.- Mais la défense de la Ummah, la contre-attaque ne doivent pas attendre pour être mises en œuvre que nos foyers soient mis en ordre préalable. D’ores et déjà, nous disposons d’assez de moyens que nous pouvons déployer contre nos détracteurs. Il nous reste à les identifier et à voir comment les utiliser pour mettre fin au carnage causé par l’ennemi. Ceci est très possible pour peu que nous nous arrêtions pour réfléchir, planifier, mettre au point une stratégie et prendre les premières dispositions critiques dans cette direction. Même ces quelques petits pas pourraient donner des résultats positifs.
46.- Nous savons que les Arabes de la Jahilya d’adonnaient à la guerre et à l’assassinat mutuels uniquement parce qu’ils appartenaient à des tribus différentes. Le Prophète leur a prêché la fraternité de l’Islam et ils ont alors réussi à surmonter les haines que nourrissaient les uns envers les autres., ils s’unirent et ils participèrent ensemble à l’établissement de la grande civilisation islamique. Pouvons nous dire que ce que le Jahil (l’ignorant) pouvait faire, nous musulmans modernes en sommes incapables ? A défaut de tous, quelques uns d’entre nous pouvons assurer à défaut de la renaissance de notre grande civilisation, au moins assurer la sécurité de la Ummah.
47.- Pour réaliser les choses que nous suggérons il ne faudrait même pas exiger d’abandonner toutes nos différences. Nous avons simplement d’appeler à une trêve pour être en mesure d’agir ensemble à la solution de seulement quelques problèmes d’intérêt commun, le problème Palestinien par exemple.
48.- Dans tout combat, en toute guerre, il n’y a rien de plus important qu’une action concertée et coordonnée. Il n’est requis qu’un peu de discipline. Le Prophète a perdu une bataille au Jabal Uhud, parce que ses forces ont rompu les rangs. Nous le savons, mais cependant nous ne voulons pas nous discipliner et abandonner nos actions irrégulières et non coordonnées. Nous avons besoin d’être braves mais pas audacieux. Nous avons besoin de réfléchir non seulement à notre récompense dans l’Au-delà, mais aussi aux résultats dans ce monde de nos actions.
49.- Le Coran, nous enseigne que lorsque l’ennemi demande la paix, nous devons répondre favorablement. Il est vrai, que le traité offert ne nous est point favorable. Mais nous pouvons le négocier. Le Prophète l’a fait à Hudhaybya, et il a triomphé à la fin.
50.- Je sais que ces idées ne seront pas populaires. Ceux qui s’en offusqueront voudront les rejeter derechef, ils voudront même réduire au silence quiconque apporte son support à cette ligne d’action. Ils voudraient envoyer encore plus de jeunes hommes et jeunes filles au sacrifice suprême. Mais où conduira donc tout ceci ? Certainement pas à la victoire. Après plus de 50 années de résistance en Palestine, nous n’avons atteint aucun résultat. Nous avons en fait empiré la situation.
51.- L’ennemi pourrait agréer ces propositions et nous conclurions que les promoteurs de ce projet travaillent pour l’ennemi. Mais pensez donc, nous avons en face de nous, un peuple qui pense. Ils ont survécu à 2000 ans de pogroms non pas en réagissant par des représailles, mais en réfléchissant. Ils ont inventé et promu avec succès le Socialisme, le Communisme, les Droits de l’Homme et la démocratie de telle sorte que les persécuter deviendrait condamnable et pour leur permettre de jouir des mêmes droits que les autres. Avec ces moyens, ils ont aujourd’hui pris le contrôle des Etats les plus puissants, et eux cette toute petite communauté, sont devenus une puissance mondiale. Nous ne pouvons pas les combattre avec les muscles seulement, mais avec le cerveau aussi.
52. Dernièrement et à grâce à leur puissance et à leurs succès apparents, ils sont devenus arrogants. Mais les peuples arrogants tout comme les peuples irritables commettront des fautes, ils oublieront de réfléchir.
53.- Ils ont déjà commencé à commettre des fautes. Ils feront encre plus de fautes. Il y aura des fenêtres d’opportunités pour nous, maintenant et dans le futur.
54.- Mais pour ce faire, nos actions doivent être bonnes. La Rhétorique est bonne. Elle nos aide à exposer les crimes perpétrés contre nous, peut-être même nous gagner quelque sympathie et support. Cela pourrait galvaniser notre moral, notre volonté et notre détermination face à l’ennemi.
55.- Nous devons prier Allah, SWT, parce qu’en fin de compte, c’est bien Lui, qui décide si nous devons réussir ou échouer. Nous avons besoin de Sa Bénédiction et de Son aide dans nos efforts.
56.-Mais c’est comment nous agirons et ce que nous faisons qui détermineront s’Il nous aidera et nous donnera la victoire ou pas. Il nous l’a dit dans le Coran. Surah Ar-Ra’d V.11
57.- Comme je l’ai déjà dit au début de mon intervention, le monde entier nous observe, toute la Ummah, place ses espoirs dans cette conférence des dirigeants des nations islamiques. Ils attendent de nous que nous ne contentions pas de seulement exprimer nos frustrations et notre colère, au travers de mots et de gestes, non seulement nous contenter de prier pour les Bénédictions d’Allah, ils attendent de nous de faire quelque chose, d’agir. Nous ne pouvons pas nous contenter de dire nous ne pouvons rien faire, nous les dirigeants des nations islamiques. Nous ne pouvons pas dire que nous ne pouvons pas nous unir même lorsque nous sommes acculés à la destruction de notre religion et de notre Ummah.
58.- Nous savons que nous pouvons. Il y a tellement de choses que nous pouvons faire. Il y a tant de ressources que nous avons à notre disposition. Ce qui est nécessaire, c’est seulement la volonté de le faire. En tant que Musulmans, nous devons être reconnaissants pour la guidée que nous donne notre religion, nous devons faire ce qui doit être accompli, volontairement et avec détermination. Allah, ne nous a pas promus comme dirigeants au dessus des autres pour que nous jouissions du pouvoir pour nous mêmes uniquement. Le pouvoir que nous détenons est pour le Peuple, pour la Ummah, pour l’Islam. Nous devons avoir la volonté d’utiliser ce pouvoir judicieusement, avec prudence et dans la concertation. Si Allah, le veut nous triompherons à la fin (In Cha’a Allah).
59.- Je prie Allah, que cette 10ième Conférence de l’OIC à Putrajaya, Malaisie, donnera une nouvelle orientation positive pour nous, et sera Bénie par Lui, le Tout Puissant Allah, le Tout Clément, le Tout Miséricordieux (Allah Arrahmane Arrahim
Bureau du Premier Ministre
Putrajaya
Bonjour Ben;
Je suis désolé de constater que le exte du Dr. Mahatir, n'a pas été correctement lu.
C'est pourtant, un discours qui remet le pendules à l'heure en ce qui concerne les musulmans, d'une part, et les responsablités à la fois des exégètes musulmans qui ont mis un frein à une lecture positive des textes du Coran, et ensuite des européens, qui ont participé à la décadence des pays islamisés, contrairement à ce que ces derniers ont fait pour provoquer la Renaissance européenne.
SI d'un côté la civilisation islamique a permis aux européens de redécouvrir leur passé intellectuel, et leur travail a servi à labourer et à semer la culture en Europe, en contrepartie je suis au regret de constater que les Européens, ont au contraire, réduit à l'esclavage les pays musulmans colonisés, d'où le ressentiment "légitime" actuel, qui bien entendu ne doit pas clôre mais initier le "dialogue des cultures".
Gageons que moins il y aura de BUSH et de SHARON, ou de BENLADEN, et plus il y aura de CHIRAC, Israël Shamir, Jean XXIII, Dr. Mahatir, José BOVE, plus l'osmose des cultures et le respect des peuples auront à gagner.
cherchemidi
21/10/2003, 18h12
-discours qui se veut mobilisateur mais est en fait un aveu d'échec et d'impuissance ; Thament a eu raison de le citer en totalité
pour moi , l'extrait le plus intéressant :
<< 8.- Aucun de nos pays n’est vraiment indépendant. Nous sommes sous pression pour nous aligner sur la volonté de nos oppresseurs quant à notre comportement, comment nous devons gouverner nos pays, et même comment penser.>>
--si aucun pays musulman n'est" vraiment indépendant", la Malaisie ne l'est pas ! et ce discours ne l'est donc pas vraiment ! doit -on donc le prendre au sérieux ?
--comment le président algérien , sans doute présent à cette petite fête a-t-il pris la déclaration sur l'indépendance relative de pays musulmans ?
-on sent aussi dans ce discours que les chefs d'état ont une peur bleue des extrémistes ( et surtout de se faire virer par eux) ; il reconnaît également que l'évolution intellectuelle et spitituelle de l'Islam est au point mort depuis des siècles ( avec rappel , classique dans la mythologie musulmane , des découvertes de la brillante civilisation de jadis )
mansario
21/10/2003, 18h39
-discours qui se veut mobilisateur mais est en fait un aveu d'échec et d'impuissance ; Thament a eu raison de le citer en totalité
pour moi , l'extrait le plus intéressant :
<< 8.- Aucun de nos pays n’est vraiment indépendant. Nous sommes sous pression pour nous aligner sur la volonté de nos oppresseurs quant à notre comportement, comment nous devons gouverner nos pays, et même comment penser.>>
--si aucun pays musulman n'est" vraiment indépendant", la Malaisie ne l'est pas ! et ce discours ne l'est donc pas vraiment ! doit -on donc le prendre au sérieux ?
A mon avis, ça doit être pour cela qu'il a utilisé le "pas vraiment".
--comment le président algérien , sans doute présent à cette petite fête a-t-il pris la déclaration sur l'indépendance relative de pays musulmans ?
Il n’a pas dû moufter ; c’est de notoriété publique, surtout pour l’Algérie qui est promue à un grand avenir : l’installation d’une base américaine sur son sol était en négociation en juillet déjà …
http://www.algeria-watch.de/fr/article/mil/base_militaire_us.htm
-on sent aussi dans ce discours que les chefs d'état ont une peur bleue des extrémistes ( et surtout de se faire virer par eux) ; il reconnaît également que l'évolution intellectuelle et spitituelle de l'Islam est au point mort depuis des siècles ( avec rappel , classique dans la mythologie musulmane , des découvertes de la brillante civilisation de jadis )
... mythologie que nous retrouvons, maladroitement rangée, dans les livres d'histoire. Ouvrages non adaptés à la publication de récits mythologiques.
L'appelation "civilisation islamique est d'avantage une facilité intellectuelle qu'autre chose", c'est que me dit le specialiste de l'histoire de l'Islam medievale (l'age d'or pour certains). Il y a des tas de divisions culturells, le monde islamique etait très divisé, donc "la civilisation islamique" est une formule très critiquable...
Aussi, quel est la part de l'Islam là dedans???? Avicene aurait il ete un debile profond, un absolue con ou je ne sais quoi, sans l'Islam?????
mansario
21/10/2003, 19h07
L'appelation "civilisation islamique est d'avantage une facilité intellectuelle qu'autre chose", c'est que me dit le specialiste de l'histoire de l'Islam medievale (l'age d'or pour certains). Il y a des tas de divisions culturells, le monde islamique etait très divisé, donc "la civilisation islamique" est une formule très critiquable...
Chacun ses "spécialistes d'histoire", et les vaches sont bien gardées.
Aussi, quel est la part de l'Islam là dedans???? Avicene aurait il ete un debile profond, un absolue con ou je ne sais quoi, sans l'Islam?????
J’ai presque envie de vous poser la question inverse; Sauf que c’est trop facile.
La civilisation islamiqe est un concept etrange.
Tien pkoi aps uen civilisation chretienne, ou en encore une civilisation catholique, pretestante ....
Mais dans ce cas ou sont les greques antiques la rome antique et leur paganisme ?
Dans le concept de civilisation islamique, cela sous tend qu il n'a avait rien avant, des pays inulte san civilisation.
Dans le cas d'avicenne le perse il n est que le dernier maillon d'une chaine de grands savants perses, d'auters avant lui n'etaint pas usulamn, ils etaint zoroastrien ou autre oeu importe ?
Tien moid emain je vais creer une nouvelle civilisation cela vas s'apelle la grande civilisation berbero-mediterano-occidentale.
Je vais mettre les egyptiens, els greques les romains ....
L'appelation "civilisation islamique est d'avantage une facilité intellectuelle qu'autre chose", c'est que me dit le specialiste de l'histoire de l'Islam medievale (l'age d'or pour certains). Il y a des tas de divisions culturells, le monde islamique etait très divisé, donc "la civilisation islamique" est une formule très critiquable...
Aussi, quel est la part de l'Islam là dedans???? Avicene aurait il ete un debile profond, un absolue con ou je ne sais quoi, sans l'Islam?????
Chacun ses "spécialistes d'histoire", et les vaches sont bien gardées.
J’ai presque envie de vous poser la question inverse; Sauf que c’est trop facile.
Insinuerais tu que Monsieur Pierre Martinez Gros est un mechant raciste islamophobe??????
mansario
21/10/2003, 20h48
Insinuerais tu que Monsieur Pierre Martinez Gros est un mechant raciste islamophobe??????
Vous savez, ce n'est pas moi qui ai obligé la France à ouvrir une salle spéciale "civilisation islamique" au Louvre, quoi que je ne suis pas tout à fait contre une redéfinition de la chose ...
Vous savez, ce n'est pas moi qui ai obligé la France à ouvrir une salle spéciale "civilisation islamique" au Louvre, quoi que je ne suis pas tout à fait contre une redéfinition de la chose ...
Ce n'est pas l'un des notres non plus... c'est cette personne dont De Gaule disait que "les français sont tellement cons qu'ils sont capable d'elirs ce type comme president"...
pourrais tu nous decrire quel redefinition tu proposes????
mansario
21/10/2003, 21h26
Ce n'est pas l'un des notres non plus... c'est cette personne dont De Gaule disait que "les français sont tellement cons qu'ils sont capable d'elirs ce type comme president"...
Vous auriez voté pour qui ?
pourrais tu nous decrire quel redefinition tu proposes????
Il faudrait d'abord que je sache lequel des mots vous pose problème : "civilisation", "islamique", ou les deux ?
Vous auriez voté pour qui ?
Il faudrait d'abord que je sache lequel des mots vous pose problème : "civilisation", "islamique", ou les deux ?
Ni l'un ni l'autre, juste l'alliance de ces mots...
La civilisation islamiqe est un concept etrange.
Tien moid emain je vais creer une nouvelle civilisation cela vas s'apelle la grande civilisation berbero-mediterano-occidentale.
Je vais mettre les egyptiens, els greques les romains ....
Voici ce qu'il faut mettre comme ces mouvements nés en Francalgérie.
: La scission du MTLD
Le chapitre commence en septembre 1952, quand vingt quatre patriotes algériens dont un parent de Harbi, comparaissent devant la cour d’appel d’Alger, suite à une journée de lutte en Mai, contre la déportation de Messali Hadj, chef charismatique du MTLD. Un climat de suspicion s’installe alors, à l’égard des colons qui auraient organisé des milices pour réprimer les nationalistes. C’est une période de grande espérance pour les algériens qui attendaient l’étincelle de la révolte qui viendra des Aurès et de Kabylie car le peuple ne croit plus à une solution pacifique au système colonial et d’ailleurs le MTLD, où milite Harbi, a appelé à la grève des urnes lors d’une élection partielle qui devait désigner un député de Constantine. Le système colonial offrait deux visages, d’un côté en 1950, Jacques Chevallier, maire d’Alger, attire l’attention des Français d’Algérie, sur l’urgence d’un changement, auquel pouvait encore croire l’UDMA de Ferhat Abbas, mais le Parti colonial d’un Henri Borgeaud, neutralisait toute tentative d’ouverture aussi timide fut-elle.
Mais au niveau de la base militante, du MTLD, cette question de l’ouverture recevait une réponse négative, tout en ignorant les décisions de la direction du Parti prises dans le secret , alors que la bataille faisait rage autour des voies et moyens de la révolution, ce qui donnait lieu à des mutations et des mouvements incompréhensibles des dirigeants.
Harbi quitte le pays pour Paris, où il va poursuivre ses études au collège Ste Barbe après un échec au Bac,.à Skikda. Il s’en va en ayant des sentiments confus et mêlés de fuite et d’exclusion. Son voyage en bateau au contact des travailleurs émigrés lui fera découvrir qu’ils étaient soucieux de conserver leurs repères identitaires, d’où leur attachement à l’Islam, et obsédés par l’idée du retour au pays natal. C’est une période d’espoir et d’espérance, mais également d’organisation. En effet il apparaît clairement qu’il est désormais nécessaire de faire le bilan du parti (MTLD), et d’établir un programme et une doctrine.
Quand Harbi arrive à Paris, il commence par prendre contact avec la Fédération de France du MTLD . Celle-ci, jouit d’une aura particulière en ce sens que ses militants sont les héritiers de l’ENA (Etoile Nord Africaine) née en France avant d’essaimer en Algérie. Ses membres sont organisés quasi militairement. Au Comité Central du MTLD, celle-ci, disposait de cinq sièges sur trente, elle était dirigée par une délégation permanente dirigée par Mhamed Yazid, qui publiait le journal du Parti, l’Algérie Libre, et dans laquelle figuraient des hommes de proue du nationalisme dont des clandestins de l’OS recherchés en Algérie comme Boudiaf, Mourad Didouche, Mahsas
Harbi siège au bureau de l’Association des étudiants musulmans nord-africains de Paris (AEMNA), sa vie se partagera désormais entre le siège de ce dernier, celui du MTLD et le collège Ste Barbe où il repasse son baccalauréat. Sa vie privée prend un nouveau tournant, car il apprend qu’il va être père. A cette époque, il fréquente l’espace culturel de la gauche française, en particulier celui des communistes. Le PCF représentait pour les étudiants d’alors, le vestibule d’une France qui les acceptait.
La section universitaire du MTLD à Paris vit alors une période de stagnation et un manque de recrutement (ils ne sont qu’une quinzaine) car les aînés ont été usés par l’activité militante depuis 1946, au dépens de leurs études tout comme le fait que les étudiants considéraient que leur capital culturel leurs conférait le droit naturel de diriger le parti, ils trouvaient les masses étant immatures et les non diplômés incompétents. Les objectifs du mouvement, trop radicaux à leurs yeux, les en éloignaient, suscitant en eux un intérêt pour la production culturelle. Les membres du parti, ne la considéraient eux, que comme un instrument de combat au profit de la cause qu’elle sert, les aînés voyaient dans cette approche, un élément de coercition et de police des idées.
Minoritaire en nombre,le MTLD monopolisait la représentation des étudiants algériens au sein de l’AEMNA avec l’appui des militants du Néo-Destour, mais aussi grâce à des procédés non démocratiques comme l’octroi de fausses cartes de membre de l’association à des non étudiants afin de donner aux alliés l’impression d’être nombreux. Ces pratiques antidémocratiques influenceront la pratique politique des militants et la compétition pour les postes de pouvoir, au détriment des communistes et autres étudiants maghrébins majoritaires en nombre, qui espéraient une situation privilégiée dans la société coloniale
L’AEMNA est une organisation corporative d’étudiants nord-Africains dont la principale activité était la gestion d’un restaurant universitaire qui consacrait aux interdits culinaires musulmans. Ce restaurant était un lieu de rencontre pour la future élite de certains pays arabes et du Maghreb, mais l’intérêt pour les problèmes du monde arabe était limité, il n’y avait pas d’aspiration à la création d’un bloc islamique. L’activité de l’AEMNA, était politique et nationaliste, et se faisait sous l’égide des partis, et de ce fait elle représentera un enjeu majeur dans le conflit entre nationalistes et communistes.
A Paris presque toutes les organisations estudiantines issues du monde colonisé, étaient contrôlées par les communistes, qui avaient à leurs dispositions des locaux et autres lieux de rencontres. Ils avaient le monopole de la distribution des chambres universitaires et organisaient des activités culturelles et des goguettes très conviviales dans les écoles et les universités, ce qui attirait vers eux, les étudiants émigrés.. L’intelligentsia française supportait les communistes dans leur conflit avec les nationalistes algériens, et l’AEMNA était un obstacle à l’hégémonie totale du PCF. La situation économique des étudiants algériens, généralement de condition modeste,était précaire, et leurs études traînaient en longueur, car ils ne disposaient pas des mêmes conditions de logements que leurs condisciples marocains et tunisiens,qui eux avaient à leur disposition leur propre immeuble. Il y eut alors des actions revendicatives de type socio-économiques, à l’instar des communistes, pour en fait asseoir leur hégémonie sur l’AEMNA, qui de fait ne sera qu’une courroie de transmission, dans la stratégie et l’organisation politique des étudiants affiliés au MTLD.
En Juillet 1952, les responsables étudiants et lycéens Algériens se rencontrent à Alger sous les auspices du MTLD pour créer une association nationale, mais à la rentrée, une coalition formée de l’UDMA, du PCA, et des Oulémas, prit la direction de l’AEMNA. Il est à noter que les étudiants algériens, qui militaient au sein du PCF, le faisaient par souci d’ouverture à la modernité et à la laïcité, contre la tradition, et non par idéologie. Ainsi, l’Union des étudiants algériens de Paris (UEAP), naîtra en décembre 1953, de cette sensibilité au communisme, et ce, malgré l’opposition d’un MTLD, alors en crise. Juifs et Européens y furent admis, mais les communistes, veilleront pour ne pas effrayer les nationalistes à les en écarter de la direction. Les étudiants MTLD, réussirent à faire admettre l’idée de la tenue d’un Congrès national des étudiants au mois de juillet 1954, ce qui leur permit de sortir de leur isolement et de réviser leur programme d’action face aux communistes autour de trois idées forces : Le rejet de toute référence à l’appartenance religieuse, l’élargissement de leurs alliances par l’ouverture aux intellectuels anticolonialistes, ou le PCF dont les relations avec des organisations internationales pourraient tactiquement servir la cause nationaliste, et enfin la transformation du bulletin, l’Etudiant algérien, en une publication ouverte et non réservée aux seuls militants, ce qui permettait de promouvoir la cohésion nationale autour d’une Algérie multiethnique.
Entre 1952 et 1954, M. Harbi, grâce aux lectures, échanges et participation à des congrès organisés par les socialistes, va se familiariser avec l’histoire du socialisme, ses organisations et ses controverses, et il se constituera, un bon carnet d’adresses. Certains intellectuels lui feront lire et découvrir les textes fondamentaux de l’histoire du mouvement social en Europe, dont l’histoire de la Ière Internationale, et la théorie de la révolution permanente. Il constatera alors, le déphasage des communistes algériens par rapport à leurs textes fondateurs.
Alors que M. Harbi plongeait dans le mouvement étudiant, il fut brutalement ramené à la vie interne du MTLD, lors d’une conférence fédérale, lorsque Abdallah Filali, s’exprimant au nom de Messali Hadj, dénonça en termes vifs la « déviation du parti », brisant le mythe d’une direction unanime. M Harbi, essaye d’esquisser l’arrière fond de cette crise avant d’en décrire les manifestations explicites et situer ses propres positions à l’époque.
Le mouvement ne s’est affirmé comme locomotive du nationalisme qu’autour des années quarante, lorsque les élites formées dans le sillage de la colonisation prirent conscience du caractère illusoire de la revendication de la citoyenneté française. Le mouvement traversant tout le corps social algérien, ne s’identifiera ni aux luttes de classes, ni aux classes populaires. Son élite politique se partageait en trois fractions :
-Fraction plébéienne des années trente, nourries au succès du militantisme populaire.
-La fraction arabophone où se trouvaient les déçus du réformisme musulman.
-La fraction francophone acquise au modèle républicain mais désireuse de sauver quelque chose de la tradition afin de s’y enraciner.
Au sein du MTLD, ces trois fractions ne s’affrontaient pas en permanence, les compromis étaient fréquents et la cohabitation n’allait pas sans malentendus, dans la mesure où elles relevaient de traditions différentes. Néanmoins la présence, au sommet, d’un chef charismatique, Messali Hadj, limitait les heurts. Reconnu de tous, Messali, était l’objet pour les classes populaire d’une ferveur collective, alors que nombre d’intellectuels, considéraient ce culte aliénant et ils seront d’autant plus sensibles à la critique qu’en feront les autres groupes politiques, car Messali, était présenté non comme un chef de parti, mais comme un « chef national ». Ainsi depuis 1945, ces critiques s’exprimaient à l’occasion de toutes les crises internes, remettant en cause la stratégie du militantisme populaire, ce que voyant la fraction plébéienne, de peur de perdre la direction du parti, demandera en vain la présidence à vie et le droit de vélo pour Messali. Dès 1950, après la répression de l’OS, les dirigeants du parti, cooptés, écarteront toute stratégie d’action directe, de même que toute alliance avec les nationalistes modérés, Messali considérait que les nationalistes modérés n’étaient pas une force politique crédible. Cette option sera rediscutée dans un contexte nouveau en 1954. En effet, lors du deuxième congrès du MTLD, en avril 1953, l’adoption de nouveaux statuts empêcheront le chef de s’opposer aux voeux d’une majorité. Ce congrès qui se voulait de la clarification, marquera en fait, le début de la crise qui se répètera selon le même scénario au cours de l’histoire du FLN.
Dans le climat tendu des années cinquante, l’impossibilité pour l’opposition de s’exprimer et de s’organiser librement, rendra inopérante toute entrée pacifique et par étapes dans un processus de radicalisation politique du fait des réactions des militants lors des manifestations et des rassemblements pacifiques qui dégénéraient rapidement en affrontements violents avec la police, avec leurs cortèges de morts et blessés, y compris en France en mai 1952, et à paris le 14 juillet 1953. Cette situation explosive, amène nombre de militants à attendre le jour J. La direction du parti, cherchera à éviter une action prématurée et craindra d’être débordée, aussi prendra-t-elle des mesures contre des cadres qu’elle accusera de travail fractionnel, ou d’entretenir chez les militants le culte de l’agitation, et elle les suspendra de leurs activités. Dans le même temps, le segment plébéien faisait l’objet de la surveillance policière.
Suite et fin : Scission du MTLD
L’autre fraction, celle des anciens de l’OS, déjà démantelée par la répression en mars 1950,verra des rescapés comme Ait Ahmed, Mourad Didouche, Larbi Ben M’hidi, ou des évadés ides prisons, comme Ben Bella, Mahsas, et Zighout Youssef envoyés au Caire, en France avec de faux papiers puis dans les Aurès, bref, éloignés.
Messali exigeait les pleins pouvoirs mais le comité central les lui refuse. Cependant, face au soulèvement de la base en faveur de Messali, il l’autorise à organiser alors, le congrès démocratique du 28 mars 1954, mais il favorisera ce faisant, le camp des neutres menés par Boudiaf pour l’empêcher de tirer profit de la situation. Le congrès ne se tiendra finalement pas. En avril 1954, Boudiaf se rapproche des centralistes du CRUA, qui avait été créé à Alger le 23 mars 1954, pour engager l’insurrection par une alliance entre quelques cadres centralistes et d’autres radicaux anciens de l’OS. Il prendra cependant ses distances avec eux, puis s’en éloigne. Le 3juin 1954, Boudiaf réunit 21 anciens cadres de l’OS. Et ce « groupe des 22 », auquel viendront s’ajouter par la suite la délégation du MTLD au Caire et les chefs messalistes de Kabylie, Belkacem Krim et Amar Ouamrane, affirmeront leur autonomie et mettront en place une direction pour déclencher l’insurrection, et de ce noyau naîtra le FLN.
La scission de MTLD fut consacrée par deux congrès distincts : celui des messalistes à Hornu (Belgique), du 14-16 juillet 1954 ; et celui des centralistes à Belcourt (le 15 août). Cette scission fit apparaître l’incompatibilité radicale entre le nationalisme populaire et le nationalisme élitaire des couches sociales issues de la colonisation.
Derrière ces affrontements s’opposaient diverses forces sociales : du côté messaliste, les émigrés ouvriers et commerçants en France ainsi que les prolétaires en Algérie, et la masse flottante de la petite bourgeoisie, alliés aux arabophones qui réagissaient à l’accaparement du parti par les francophones, du côté centralistes, se regroupaient l’intelligentsia, d’une manière générale, la population la plus hostile, malgré son attachement à l’islam, à la confusion du politique et du religieux,elle sera la plus liée au secteur moderne de l’économie et de la culture. Ce clivage de la base, n’a pas sa reproduction au sommet où les groupes sociaux des deux tendances se retrouvent, et en conséquence, l’analyse de ce conflit par le schéma de lutte des classes se retrouve inadapté au contexte de l’islam populaire qui sert de ciment social. Cet islam traditionnel, sera utilisé par les messalistes pour situer leur langage et leur pratique, et l’ajuster, ou le remanier pour accéder à la modernité qui ne peut l’être à ses dépens De manière générale, le mouvement nationaliste fit appel à l’idéologie islamique du sacrifice et réactiva des formes d’action collective et ignora le modèle de la lutte des classes. Messali demande au comité central de lui accorder les pleins pouvoirs afin de redresser le parti, ce qui fait parler les centralistes de culte de la personnalité à son sujet. La section universitaire de Paris refusait toute allégeance à la personne de Messali car cela allait à l’encontre des principes démocratiques, ils demanderont la convocation d’un congrès de clarification. La position de la section universitaire satisfait le comité central,mais provoque une expédition punitive des messalistes, au siège de l’AEMNA, et leur défiance à l’égard des intellectuels. Cette période voit ressurgir l’anti-intellectualisme des années trente, quand les chefs du parti, aux prises avec des élites hostiles à l’intégration des masses populaires, faisaient l’éloge des élus plébéiens, les non éduqués issus du peuple glorifié et seule source de salut, tandis qu’ils traitaient ces élites, de bourgeois corrompus par l’attachement aux biens matériels. Les mots « intellectuel » et « bourgeois », prirent une connotation péjorative. Ils devaient être invoqués contre les assimilationnistes de Bendjelloul. en 1936, puis en 1946, contre les disciples de Ferhat Abbas, mais en 1954, l’anti-intellectualisme était aussi l’expression d’une lutte pour le pouvoir.. Entre décembre 1953 et fin Mars 1954, naîtront des conflits entre les étudiants et les messalistes qui les harcèlent (conflits idéologiques et revanche sociale) cette crise entraînera une dispersion totale de l’autorité, qui fragilise les étudiants et les met à la merci de rumeurs et d’informations contradictoires aux effets ravageurs. Les messalistes créent en Algérie des « comités de salut public »., et ils font croire aux étudiants qu’en Algérie, ils auraient été rejoints par toutes les organisations, alors que les centralistes louvoyaient face à cette crise. Le 28 mars 1954, Messali finit par obtenir les pleins pouvoirs., le « Comité de salut public » prit le pouvoir et s’empara des locaux du parti. S’agissant du conflit entre les factions, Didouche Mourad, affirmera à M. Harbi que Messali, accusait la direction du parti de n’être pas combative à propos de l’insurrection, mais que Messali, lui-même ne propose rien de concret à propos de la lutte armée, ce qui l’a amené avec Boudiaf à lui refuser leur soutien, lorsqu’ils furent sollicités au nom de Messali par Filali. Boudiaf, accusait le comité central de vouloir perdre du temps en organisations et préparatifs trop lourds à mettre en place avant de lancer l’insurrection, qu’il souhaitait lui imminente.
Le mythe Messali, se révèlera solide et les messalistes feront preuve d’une capacité d’organisation et d’une combativité étonnante malgré l’abandon de leurs responsabilités par les « apparatchiks » acquis au comité central, et dépassera l’audience du MTLD, grâce à la liberté d’agir laissée à des responsables de formation hétérogènes et parfois rivaux , ce qui attirera à court terme vers lui des énergies nouvelles. Diverses tentatives faites par des membres du Comité central, comme Ben Boulaïd, auprès de Messali, pour l’amener à un congrès ouvert à ses adversaires, seront rejetées par lui, si bien que l’espoir se reporta sur Boudiaf, qui disparut quelque temps en Avril, et d’Alger, il fit parvenir un bulletin, Le Patriote, qui émanait du CRUA, et appelait à la neutralité, tout en axant ses critiques contre Messali, ce qui amena Mahsas avec quelques vétérans du mouvement à encourager la formation d’un courant véritablement neutre,.en avril 1954. Les passions étaient alors si vives, Messali traitait les dirigeants de pachas, et les permanents qui les soutenaient de « chaouchs », Boudiaf en aura du ressentiment et sa haine pour Messali n’étant pas que verbale, il aurait prévu de le faire assassiner selon ce qui sera découvert dans un dossier de police en mai 1955. Boudiaf, devant la noblesse des fins n’hésitait pas à envisager des méthodes condamnables pour les faire triompher. Les mœurs politiques de l’époque n’épargnaient personne, et pour obtenir l’adhésion on n’hésitait pas à calomnier l’adversaire, et à propager des rumeurs sans fondement, y compris contre Messali, présenté comme faux dévot et un être inculte Si les émigrés étaient massivement ralliés à Messali en France, il n’en allait pas de même des masses populaires en Algérie. En général, la base restait dans l’expectative, tout en se disant neutre. Pendant l’été, début juillet 1954, le comité central convoquera une conférence des cadres qui révèlera les désaccords entre lui et les activistes, ce qui expliquera pourquoi Le Patriote avait été remplacé par Le Militant, un bulletin plus conforme à l’attitude du CC. La conférence se mit d’accord pour la convocation d’un congrès, mais les thèses activistes hostiles au congrès avaient séduit nombre de militants, qui cependant ignoraient que les activistes s’étaient organisés à part dans le «comité des 22 » et s’étaient donnés une direction. La campagne pour un congrès prévu pour le 15 août à Alger, se fera du 13 juillet au 15 août, en vue d’obtenir l’appui des militants et leur expliquer les causes de la crise, son déroulement, et les positions des différentes composantes du parti. La base, silencieuse, met l’accent sur l’unité et ne pose de question que sur les préalables à l’action, démontrant par là, que l’activisme communautaire des militants était prépondérant par rapport au programme politique , que ces derniers étaient toujours prêts à en découdre avec les adversaires désignés d’en haut, et qu’ils se nourrissaient de formules et de paraboles religieuses. Il apparaissait que les militants étaient impatients d’agir, et que dorénavant il fallait radicaliser son langage pour s’adapter aux militants impatients d’agir, plus personne ne maîtrisant plus rien, dans l’engrenage mis en branle, et à cause du goût du secret et de la conspiration, les militants pensèrent que le CC, était favorable à l’action armée et se devait de garder ses intentions secrètes. Nombre de militants interpréteront la crise comme un scénario destiné à tromper la vigilance de l’administration coloniale, et ils se proposent au CC, pour faire partie des futurs insurgés., ce qui démontre que les cartes étaient à la fois brouillées et que personne ne se résignait à la scission. Cette période verra activistes et centralistes s’opposer sur le partage des fonds du parti au niveau des kasma.
Le Congrès des centralistes se tint du 13 au 16 août, dans un garage de Belcourt, mais les activistes boycotteront le congrès et attireront l’attention des congressistes sur les divergences entre Boudiaf et le comité central. Comme les militants qui leur étaient favorables étaient en nombre, Yazid, pour les rassurer sur la volonté révolutionnaire du CC, introduira dans la résolution générale, l’idée dune « accélération du processus pour internationaliser le problème algérien ». cette manœuvre permit de focaliser la discussion sur les modalités d’exercice du pouvoir dans le parti. Les dirigeants en profitèrent pour dresser des portraits peu flatteurs de leurs adversaires, devant un auditoire prédisposé à la censure du comportement. La commission des candidatures ne soumettra au suffrages que les deux tiers des membres du comité central, pour laisser à la direction le soin de coopter l’autre tiers, sous le prétexte de la nécessité de sauvegarder l’appareil contre les menées policières. A Skikda, au retour de Harbi et des délégués régionaux , ces derniers seront accueillis avec violence par la section locale, qui ne comprenaient pas pourquoi, ils s’étaient rendus au congrès centraliste, alors qu’elle avait opté, elle, pour la neutralité et que leurs délégués n’avaient pas participé au congrès des messalistes à Hornu. Des manifestations violentes furent organisées par les messalistes contre les centralistes. Les messalistes niaient la scission et revendiquaient le monopole du sigle MTLD et traitaient d’agents de l’administration et avec mépris quiconque ne partageait pas leurs vues, mais cependant ce mouvement se désintégrera quatre mois plus tard, et en passant à l’action le FLN attirera massivement à lui, les messalistes sans recourir à la terreur comme il l’a fait dans d’autres régions. L’attitude des messalistes au cours de l’été 1954 eut pour effet d’unir contre eux leurs différents adversaires, leurs groupes de choc intervenaient sous les yeux indifférents de l’administration, pour empêcher la distribution du nouveau journal, La Nation, organe centraliste. Vers la fin Octobre, une réunion des centralistes, se tint dans les locaux de la CGT, à PARIS, à laquelle participèrent pratiquement tout l’encadrement de l’ancienne Fédération de France du PPA-MTLD, pour faire le point, mais Hocine Lahouel et M’hamed Yazid, en partance pour Le Caire où ils espéraient obtenir de Ben Bella, Khider et Aït Ahmed, le report de la date de l’insurrection, dirent que s’ils ne revenaient pas, chacun serait libre de prendre ses responsabilités, et quelques jours plus tard, en effet, le 1er novembre 1954, commençait l’histoire d’une insurrection conduite par des anonymes.
Harbi explique avoir été probablement attiré par le Comité central car il y voyait la possibilité d’une réflexion autonome et non assujettie à celle d’un chef, ce qui n’était plus le cas avec les messalistes qui s’identifiaient à Messali, d’autant plus que le laïcisme de Harbi, l’incitait à rejeter l’utilisation du fait religieux présent dans le discours messaliste. Le parti (MTLD), c’était Messali, et sa personnalité était au centre de sa vision politique, qui renvoyait une image de, d’un mégalomane qui prétend concentrer tout le pouvoir en ses seules mains. Néanmoins, il était aimé car il était aux yeux du peuple algérien celui qui n’avait jamais cédé dût-il souffrir. Sa démarche correspondait aux idéaux populaires algériens contrairement à ses adversaires obsédés par la crainte de débordements du militantisme populaire. Ils privilégiaient du fait de leur origine et leur formation la mise en place d’appareils pour mieux contrôler le mouvement, et le soumettre à leurs choix et à leur rythme. Durant cette période d’affrontements, Messali, réhabilita et réintégra des militants exclus du parti, pour des mobiles quelques fois touchant à l’honorabilité du parti, mais la même attitude sera observée au niveau des activistes.
L’opposition messalistes/centralistes ne peut être assimilée au clivage traditionnel gauche/droite. Les messalistes contestaient les bourgeois en tant qu’individus et non en tant que classe sociale. Jusqu’à la décomposition de leur mouvement en 1961, ils ont fait appel pour les diriger à des éléments issus des classes moyennes. Messali jouait de la confusion du politique et du religieux, et nous pourrions dire qu’en fait pour lui, l’islam ne représentait pas un objectif en soi mais jouait un rôle fonctionnel dans le rassemblement et la cohésion du peuple algérien. Le mouvement d’opinion favorable à la radicalisation suscité par l’action de Messali, porta un coup mortel au nationalisme élitaire et accéléré la marche vers l’insurrection. Le PPA-MTLD fut l’artisan d’une dynamique que le comité central tenta sans succès de soumettre à un jeu politique normal. Le groupe des centralistes du PPA-MTLD, héritier direct des « évolués » dont il différait par la revendication claire à une nationalité algérienne, s’est adjugé la mission historique de civiliser le pays et le libérer. Rejetant toute forme de leadership politique de type charismatique il n’en était pas pour autant démocrate. Au deuxième congrès du MTLD,les modalités de représentation élaborées par les centralistes montrent qu’ils étaient soucieux de leur indépendance vis à vis des classes populaires, et de la fusion du parti et de l’intelligentsia.
mansario
25/10/2003, 01h39
Azul,
Il ne s'est pas tout à fait rien passé ; Les "..." ont discuté ... Or :
(...)
Quoi qu'il en soit, la question est devenue vitale pour Washington. En effet, depuis deux ans, la Malaisie a signé une série d'accords bilatéraux avec ses voisins pour régler ses échanges en or et non plus en dollars. Fort de cette expérience, le Dr. Mohammad Mahatir a conclu qu'il suffirait d'étendre ce système aux 57 États membres de la Conférence islamique pour mettre à genoux le géant états-unien. Jusqu'à présent un tel projet se heurtait à l'opposition farouche de l'Arabie saoudite, mais le refroidissement des relations entre Washington et Riyad a conduit le prince Abdallah à changer de politique. S'appuyant sur ce soutien inattendu, la Malaisie a convaincu la Banque islamique de développement qu'il était possible de vaincre l'Empire américain en provoquant un choc monétaire comparable au choc pétrolier de 1974. La question a été longuement débattue au sommet islamique que le Dr Mahatir présidait précisément en Malaisie. Il a été convenu que tous les États membres multiplieraient les accords bilatéraux d'échange-or et que, lors du prochain sommet au Sénégal, ils institueraient ce système dit « Gold-based Trade Payment Arrangements (GTPA) » au plan multilatéral.
Vladimir Poutine, qui assistait au sommet en qualité d'observateur, car la Fédération de Russie est largement peuplée de musulmans, a poussé en coulisse à l'abandon du dollar sur le marché du pétrole.
La mise en œuvre de ces projets demandera des mois, peut-être des années, mais l'orientation est prise et l'issue prévisible.
(...)
http://www.reseauvoltaire.net/article10908.html
Azul,
Il ne s'est pas tout à fait rien passé ; Les "..." ont discuté ... Or :
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Merci mansario pour cette information de première importance qui va mettre le lobby juif à genoux. J'.sp;re seeulement que c'est de l'or'dur... :p
Merci mansario pour cette information de première importance qui va mettre le lobby juif à genoux. J'.sp;re seeulement que c'est de l'or'dur... :p
Diffusé ce jour sur ElJazira, Dr. Mahatir (Moukhatib)
Répond à des détracteurs, qui ont osé écrire que lors de la réunion de l'ASEAN, Bush a pris à part, Dr. Mahatir, pour le blâmer à propos de sa "violente diatribe contre les juifs".
Réponse sans aucune ambiguité de Mahatir, qui doit céder bientôt le Pouvoir, après avoir propulsé son pays, à la 17ième place, pour le commerce international, en moins de 20 ans, alors qu'il était "confondu avec l'Indonésie avant celà, et qu'un SOROS, se permettait au début 1990, de le menacer de mettre l'économie malaisienne en faillite".
Aujourd'hui, évidemment SOROS, a des ennuis avec le fisc US, et ses bailleurs de fonds "maffia des pays de l'Est", et trafics en tous genres.
Bush, n'a aucune leçon à me donner, nous n'avons aucun conseil à recevoir de lui, s'il avait osé me blâmer, je lui aurais dit simplement que son intervention, montre à elle seule qu'il n'est que le jouet des gens que j'ai dénoncé, mais il le sait bien, et c'est peut-être à moi de le blâmer pour sa politique extérieure et son arrogance à l'égard des pays musulmans.
A bon entendeur, salût.....
L'arroseur arrosé.
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