amur
15/10/2003, 16h52
ufigh adlis agi deg yiwen usebter amazigh.kseght id , iswi inu macci d takwerd’a maca imi yella s tantala tacelhit yernu yesedayas bab is tasuqelt s tefransist .nnigh as ad t aznagh iy imedukkal ad t ghren hat ad sfaydin kra seg teqsit negh seg imeslayen ig llan degs .
La mort du Caïd Hayda
LMUT N HAYDA
Ikkatin yan lqayd gh Trudant ismas Hayda.
Il fut un temps où Taroudant était gouverné par un caïd du nom de Hayda.
Ickem kullu f iqbilen li llanin gh berra n Trudant : Hewwara , Imentagen , Tiyyiwt , Talamt , Ras Lwad kullut.
Il avait réussi à imposer son autorité à toutes les tribus avoisinant Taroudant : Houara , Imentagen , Tiyyiout , Talamt et tout le Ras el Oued.
Lqayd-an nettan iga gh lqiyad n ugellid Mulay Hassan, idus bahra gh wayda, ili dars lâasker n ugellid.
Ce caïd qui faisait parti du groupe de gouverneurs nommés par le sultan Moulay Hassan (1873-1894), possédait beaucoup de richesses et était soutenu par des troupes du Makhzen.
Isekkus ukan ar ya useggwas iâjebt ixf-nnes, yiri, inak, a iddu a immagh d iqbilen n Ayt Baâamran d Imejjad.
Une année pourtant (1917), trop confiant dans sa force, il pris la décision de combattre les tribus Ayt Ba Amran et Imejjad.
Ighwli sersen. Yawi kullu iqbilen li f ihkam, yawi sul disds lâasker n ugellid d lanfad-nnes.
Il prit la route avec une puissante colonne composée de toutes les tribus sur lesquelles il avait autorité et d’une troupe makhzen armée de canons.
Izid ayllighen ilkem Ayt Baâamran, immagh didsen ya was nighd sin, inwwu nettan, idmâu, ad asen yadd.
Il alla ainsi jusqu’à atteindre les territoire des Ayt Ba Amran où il les affronta pendant un jour ou deux.
Ajjint ukan nettni ar yat tsebhit, nan as urta tzrit yat.
Le caïd voulait absolument les battre définitivement. Mais les tribus se préparaient à une contre attaque vigoureuse.
Akwin fellas zik-sbah, ssuteln-as s uqqeryan, gellâent gh ya ugwni. Illa gis ya wasif ar as ttinin « asif igalfen ».
Un matin, ils lui tombèrent dessus, l’encerclèrent de guerriers pour finir par l’acculer au fond d’une une vallée dans laquelle coulait la rivière Igalfen .
Yiri a irur, a injem, iggami mani ittekka a irur acku agwni-yan ligh-t-gellâent ikerruz, ixwcen ugharas-nes, iga asawn d tksart.
Le caïd chercha à battre en retraite mais son mouvement fut gêner par l’escarpement et l’étroitesse de cette dangereuse route de vallée dans laquelle il avait été pris au piège.
Mmaghen dids aylligh tenran, akwin ilema gh lherkt-nes ar gis tasin ssiât.
Les tribus vainquirent Hayda après un long combat, ils descendirent alors sur la colonne pour la dépouiller de tout les biens qu’elle transportait avec elle.
Amzent nettan s ixf-nnes, bbin as agayyu-nnes.
Les hommes des tribus s’emparèrent de Hayda et lui coupèrent la tête.
Tennizwi kullu lherkt-nnes, ur sul gis imun kra d kra.
La colonne était complètement désorganisée, c’était la panique la plus totale pour ses soldats.
Ad ur tseqqsat f ghayli-nn-ghinn ifel lqayd Hayda gh isan d iserdan d lqqurtas d lflus d tghawsiwin yadnin.
Et les biens du caïd Hayda perdus dans la bataille me direz-vous ! Considérables et variés, ils se composaient d’innombrables chevaux, de mules, de fusils, de pièces d’argent et de tant d’autres choses.
Ijra yas ghikelli sa tinnin midden : « idda, imil igellin a igwmer imil gwmern gis ».
De cette mésaventure du caïd Hayda, on peut citer l’adage suivant « le pauvre homme partit chasser mais finit traqué».
(Texte berbère dans le parler des Ayt Brayyim, extrait de l’ouvrage d’Arsène ROUX, « Récits, Contes et Légendes berbères en Tachelhit », Rabat (1942), pp.88-89, traduction française de Rachid Agrour).
wwight id seg : http://www.chez.com/asafu/asafu2.htm
La mort du Caïd Hayda
LMUT N HAYDA
Ikkatin yan lqayd gh Trudant ismas Hayda.
Il fut un temps où Taroudant était gouverné par un caïd du nom de Hayda.
Ickem kullu f iqbilen li llanin gh berra n Trudant : Hewwara , Imentagen , Tiyyiwt , Talamt , Ras Lwad kullut.
Il avait réussi à imposer son autorité à toutes les tribus avoisinant Taroudant : Houara , Imentagen , Tiyyiout , Talamt et tout le Ras el Oued.
Lqayd-an nettan iga gh lqiyad n ugellid Mulay Hassan, idus bahra gh wayda, ili dars lâasker n ugellid.
Ce caïd qui faisait parti du groupe de gouverneurs nommés par le sultan Moulay Hassan (1873-1894), possédait beaucoup de richesses et était soutenu par des troupes du Makhzen.
Isekkus ukan ar ya useggwas iâjebt ixf-nnes, yiri, inak, a iddu a immagh d iqbilen n Ayt Baâamran d Imejjad.
Une année pourtant (1917), trop confiant dans sa force, il pris la décision de combattre les tribus Ayt Ba Amran et Imejjad.
Ighwli sersen. Yawi kullu iqbilen li f ihkam, yawi sul disds lâasker n ugellid d lanfad-nnes.
Il prit la route avec une puissante colonne composée de toutes les tribus sur lesquelles il avait autorité et d’une troupe makhzen armée de canons.
Izid ayllighen ilkem Ayt Baâamran, immagh didsen ya was nighd sin, inwwu nettan, idmâu, ad asen yadd.
Il alla ainsi jusqu’à atteindre les territoire des Ayt Ba Amran où il les affronta pendant un jour ou deux.
Ajjint ukan nettni ar yat tsebhit, nan as urta tzrit yat.
Le caïd voulait absolument les battre définitivement. Mais les tribus se préparaient à une contre attaque vigoureuse.
Akwin fellas zik-sbah, ssuteln-as s uqqeryan, gellâent gh ya ugwni. Illa gis ya wasif ar as ttinin « asif igalfen ».
Un matin, ils lui tombèrent dessus, l’encerclèrent de guerriers pour finir par l’acculer au fond d’une une vallée dans laquelle coulait la rivière Igalfen .
Yiri a irur, a injem, iggami mani ittekka a irur acku agwni-yan ligh-t-gellâent ikerruz, ixwcen ugharas-nes, iga asawn d tksart.
Le caïd chercha à battre en retraite mais son mouvement fut gêner par l’escarpement et l’étroitesse de cette dangereuse route de vallée dans laquelle il avait été pris au piège.
Mmaghen dids aylligh tenran, akwin ilema gh lherkt-nes ar gis tasin ssiât.
Les tribus vainquirent Hayda après un long combat, ils descendirent alors sur la colonne pour la dépouiller de tout les biens qu’elle transportait avec elle.
Amzent nettan s ixf-nnes, bbin as agayyu-nnes.
Les hommes des tribus s’emparèrent de Hayda et lui coupèrent la tête.
Tennizwi kullu lherkt-nnes, ur sul gis imun kra d kra.
La colonne était complètement désorganisée, c’était la panique la plus totale pour ses soldats.
Ad ur tseqqsat f ghayli-nn-ghinn ifel lqayd Hayda gh isan d iserdan d lqqurtas d lflus d tghawsiwin yadnin.
Et les biens du caïd Hayda perdus dans la bataille me direz-vous ! Considérables et variés, ils se composaient d’innombrables chevaux, de mules, de fusils, de pièces d’argent et de tant d’autres choses.
Ijra yas ghikelli sa tinnin midden : « idda, imil igellin a igwmer imil gwmern gis ».
De cette mésaventure du caïd Hayda, on peut citer l’adage suivant « le pauvre homme partit chasser mais finit traqué».
(Texte berbère dans le parler des Ayt Brayyim, extrait de l’ouvrage d’Arsène ROUX, « Récits, Contes et Légendes berbères en Tachelhit », Rabat (1942), pp.88-89, traduction française de Rachid Agrour).
wwight id seg : http://www.chez.com/asafu/asafu2.htm