abaghugh
25/04/2002, 22h28
Azul fellawen,
A l'occasion du 22em anniversaire du printemps amazigh voici une déclaration signée par des animateurs du MCB de Tiziouzou,Bgayet,Bouira et Alger .
Boualem
MOUVEMENT CULTUREL BERBÈRE
DÉCLARATION
Le MCB a été, depuis son émergence publique en 1980, le creuset de la résurrection civilisationnelle et sociale du pays. C’est un mouvement de citoyens qui supplante les intérêts particuliers, transcende le régionalisme, réconcilie le pays avec les valeurs de sa propre histoire et celle qui est universellement revendiquée : la démocratie.
Les attaques sanglantes contre ce mouvement ne datent pas d’hier. Après la répression de 1980, un certain 02 novembre 1982, une horde d’intégristes islamistes jouissant de l’impunité du pouvoir, a assassiné Kamal Amzal, un militant de la cause amazighe aux mains nues à l’intérieur de l’enceinte de la cité universitaire de Ben-Aknoun.
Il y a un an, alors que la Kabylie s’apprêtait à célébrer pacifiquement le 21ème anniversaire du Printemps berbère, Massinissa Guermah, un jeune militant de 20 ans a été froidement assassiné à Ath Douala par des gendarmes à l’intérieur même de leur brigade. Il s’en est suivi une répression sauvage qui a causé à ce jour 118 morts et plus de 2000 blessés à travers toute la Kabylie et à Alger au cours de la marche historique du 14 juin 2001.
Mais la Kabylie a vaincu la peur et rendu l’espoir à tous les Algériens. Malgré la tuerie qui persiste et les enlèvements de délégués, malgré les procès expéditifs condamnant ces délégués à des peines de prison ferme, malgré la terreur d’État instaurée par les expéditions punitives des gendarmes et policiers, le Mouvement citoyen n’a pas perdu son audience et n’est pas prêt de céder.
Le MCB prend acte de la constitutionnalisation de tamazight comme langue nationale et reste déterminé à continuer le combat jusqu’à son officialisation.
Le Printemps noir de Kabylie a fondé l’Algérie nouvelle. Celle d’un peuple décidé à vivre librement, pleinement et fraternellement sur chaque parcelle de son territoire. L’Algérie des Algériens, celle qui refuse de vivre sous la botte des oligarchies maffieuses et sanguinaires qui ont transformé les forces de sécurité du pays en escadrons de la mort terrorisant les citoyens dans la rue, au travail et dans les demeures.
À ce titre et jusqu’à la satisfaction de la plate-forme d’El-Kseur et la libération des détenus, le MCB s’immerge dans le combat citoyen.
Le manifestant, jeune ou vieux, homme ou femme, n’a pas la haine de son pays et ne récuse pas l’ordre et la discipline indispensables dans une république démocratique. C’est au contraire l’amour de son pays qui le pousse à recourir à l’expression de la rue quand tous les moyens légaux de la contestation sont confisqués.
Dans ce contexte de déni de droit, les élections législatives du 30 mai apparaissent pour ce qu’elles sont : une fraude annoncée, programmée dans un climat de violence et de désordre qu’il faut rejeter avec la plus grande détermination.
Le Mouvement citoyen du Printemps noir 2001 est le prolongement du MCB dont il généralise et amplifie les fondements. À ce titre, le MCB s’est interdit et s’interdit encore, dans cette période de douleur et de confusion, toute action qui viserait à faire diversion face à l’exigence d’unité et de solidarité. Le MCB est engagé et active dans le mouvement citoyen dont il est un des segments.
En ce 22ème anniversaire, le MCB lance un appel à tous les citoyens pour commémorer dans l’unité, la solidarité, la dignité et le recueillement ce premier anniversaire de la tragédie qui a ensanglanté notre région.
Il exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus et l’arrêt des poursuites judiciaires contre tous les prévenus.
ULAC SMAH ULAC
ULAC LBUT ULAC
POUR TAMAZI£T LANGUE NATIONALE ET OFFICIELLE
VIVE L’ALGÉRIE DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE
Tizi-Ouzou, le 18 avril 2002
A l'occasion du 22em anniversaire du printemps amazigh voici une déclaration signée par des animateurs du MCB de Tiziouzou,Bgayet,Bouira et Alger .
Boualem
MOUVEMENT CULTUREL BERBÈRE
DÉCLARATION
Le MCB a été, depuis son émergence publique en 1980, le creuset de la résurrection civilisationnelle et sociale du pays. C’est un mouvement de citoyens qui supplante les intérêts particuliers, transcende le régionalisme, réconcilie le pays avec les valeurs de sa propre histoire et celle qui est universellement revendiquée : la démocratie.
Les attaques sanglantes contre ce mouvement ne datent pas d’hier. Après la répression de 1980, un certain 02 novembre 1982, une horde d’intégristes islamistes jouissant de l’impunité du pouvoir, a assassiné Kamal Amzal, un militant de la cause amazighe aux mains nues à l’intérieur de l’enceinte de la cité universitaire de Ben-Aknoun.
Il y a un an, alors que la Kabylie s’apprêtait à célébrer pacifiquement le 21ème anniversaire du Printemps berbère, Massinissa Guermah, un jeune militant de 20 ans a été froidement assassiné à Ath Douala par des gendarmes à l’intérieur même de leur brigade. Il s’en est suivi une répression sauvage qui a causé à ce jour 118 morts et plus de 2000 blessés à travers toute la Kabylie et à Alger au cours de la marche historique du 14 juin 2001.
Mais la Kabylie a vaincu la peur et rendu l’espoir à tous les Algériens. Malgré la tuerie qui persiste et les enlèvements de délégués, malgré les procès expéditifs condamnant ces délégués à des peines de prison ferme, malgré la terreur d’État instaurée par les expéditions punitives des gendarmes et policiers, le Mouvement citoyen n’a pas perdu son audience et n’est pas prêt de céder.
Le MCB prend acte de la constitutionnalisation de tamazight comme langue nationale et reste déterminé à continuer le combat jusqu’à son officialisation.
Le Printemps noir de Kabylie a fondé l’Algérie nouvelle. Celle d’un peuple décidé à vivre librement, pleinement et fraternellement sur chaque parcelle de son territoire. L’Algérie des Algériens, celle qui refuse de vivre sous la botte des oligarchies maffieuses et sanguinaires qui ont transformé les forces de sécurité du pays en escadrons de la mort terrorisant les citoyens dans la rue, au travail et dans les demeures.
À ce titre et jusqu’à la satisfaction de la plate-forme d’El-Kseur et la libération des détenus, le MCB s’immerge dans le combat citoyen.
Le manifestant, jeune ou vieux, homme ou femme, n’a pas la haine de son pays et ne récuse pas l’ordre et la discipline indispensables dans une république démocratique. C’est au contraire l’amour de son pays qui le pousse à recourir à l’expression de la rue quand tous les moyens légaux de la contestation sont confisqués.
Dans ce contexte de déni de droit, les élections législatives du 30 mai apparaissent pour ce qu’elles sont : une fraude annoncée, programmée dans un climat de violence et de désordre qu’il faut rejeter avec la plus grande détermination.
Le Mouvement citoyen du Printemps noir 2001 est le prolongement du MCB dont il généralise et amplifie les fondements. À ce titre, le MCB s’est interdit et s’interdit encore, dans cette période de douleur et de confusion, toute action qui viserait à faire diversion face à l’exigence d’unité et de solidarité. Le MCB est engagé et active dans le mouvement citoyen dont il est un des segments.
En ce 22ème anniversaire, le MCB lance un appel à tous les citoyens pour commémorer dans l’unité, la solidarité, la dignité et le recueillement ce premier anniversaire de la tragédie qui a ensanglanté notre région.
Il exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus et l’arrêt des poursuites judiciaires contre tous les prévenus.
ULAC SMAH ULAC
ULAC LBUT ULAC
POUR TAMAZI£T LANGUE NATIONALE ET OFFICIELLE
VIVE L’ALGÉRIE DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE
Tizi-Ouzou, le 18 avril 2002