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ifri
09/10/2003, 13h21
Itinéraire d'un chanteur-compositeur

CHÉRIF KHEDDAM
LE présenter, c'est surtout ce dont il n'a pas besoin car, tout en réussissant à bercer deux générations, il est entièrement loin de tomber dans l'anonymat. Evoquer Chérif Kheddam, ne serait-ce pour rappeler au public qu'il est encore en vie, c'est susciter une discussion très sérieuse sur l'un des locomotives de la chanson kabylo-algérienne. Certains de ses fans le classent en tête, au vu de sa musique très recherchée. Né le 1er février 1928 à Ath Boumessoud, un petit village situé à une dizaine de kilomètres de Aïn El-Hammam, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, Chérif Kheddam avait fréquenté dès son jeune âge l'école française, avant même d'intégrer l'école coranique et finir dans la zaouia de Boudjelil. C'est dans cette dernière, d'ailleurs, qu'il avait découvert sa belle voix en psalmodiant des versets coraniques que tout son entourage avait appréciés. Après avoir terminé ses études en 1942, il retourna chez lui en tant que "taleb". A l'âge de 24 ans, Chérif Kheddam quitta sa terre natale à la recherche de la terre promise. La France était le seul refuge des Algériens à l'époque où la Guerre de Libération nationale atteignait son rythme de croisière. Ayant la musique au cœur et dans l'esprit, Chérif tenta ses premiers pas dans le monde artistique en 1952, alors qu'il avait 24 ans. C'est ainsi qu'il a appris le solfège et l'harmonie chez le grand professeur Fernani Lamy qui était à l'époque inspecteur des conservatoires nationaux de musique en France. Le Pr Fernant était également le chef du grand orchestre italien, Roberto Benzi. Après avoir étudié la musique, il s'est consacré à la composition. En 1955, Chérif Kheddam fit sa première sortie en produisant la "fameuse" chanson "Yelis N'etmurthiw" (Ô fille de mon pays !). Chérif Kheddam a pu, grâce à son génie, introduire la musique moderne qui penche un peu vers la musique orientale, dans la chanson kabyle. Une année après, "Yelis N'etmurthiw" a été rééditée par l'édition Pathé-Marconi. En parallèle, Chérif Kheddam fit un nouvel enregistrement. Il diffusa deux autres 78 tours : "Yalis l'familia" et "Inid math hemeldhiyi". En 1957, il fit sortir son premier 45 tours dont on trouva les chansons : "Nadia" et "Djurdjura". De 1958 à 1963, il avait réussi à diffuser "Alemri", une chanson qui connaîtra plus tard un grand succès. Chérif Kheddam retourna en Algérie après l'Indépendance. A son arrivée, la première impression qu'il livra, c'était : "Je n'ai jamais quitté mon pays, encore moins mon village qui fut le creuset où se sont forgées toutes mes chansons". Quelque temps après, Chérif Kheddam a été sollicité par la chaîne II pour animer une émission musicale. Une émission qui était essentiellement axée sur le travail de sélection de chansons qui passeront sur l'antenne de la radio. En 1969, Chérif Kheddam a été convié à présenter l'émission intitulée : "Ighenayen ouzeka" (Les futurs chanteurs). Le "fameux" album qui a pu gagner l'admiration d'un large public, intitulé "Sligh Iyema" (J'ai entend ma mère), est sorti en 1976. "Sligh Iyema" est une chanson qui a évoqué un thème très significatif que celui de la misère de la femme dans une Algérie post-indépendance. Dans cette chanson, Chérif Kheddam a voulu lancer un cri de détresse. Il a chanté le dénuement, l'austérité quotidienne des Algériennes, l'amour... etc. Grâce à son talent, Chérif a réussi une véritable révolution en matière de musique de la chanson kabyle. Sa création et sa production ont servi de guide pour plusieurs chanteurs de la jeune génération. D'ailleurs, pour conserver ce monument de la musique algérienne, plus spécialement kabyle, M. Abdenour Fellag avait réalisé un livre sur lui, intitulé "Chérif Kheddam ou l'amour de l'art", éditions La Découverte, en 1987. Jusqu'à ce jour, cet homme de l'art musical est considéré par les jeunes artistes ou les jeunes compositeurs comme une véritable référence. M. Aït Ouarabi/ Mohamed Chami

damouh.mouloud
09/10/2003, 15h37
Itinéraire d'un chanteur-compositeur

CHÉRIF KHEDDAM
LE présenter, c'est surtout ce dont il n'a pas besoin car, tout en réussissant à bercer deux générations, il est entièrement loin de tomber dans l'anonymat. Evoquer Chérif Kheddam, ne serait-ce pour rappeler au public qu'il est encore en vie, c'est susciter une discussion très sérieuse sur l'un des locomotives de la chanson kabylo-algérienne. Certains de ses fans le classent en tête, au vu de sa musique très recherchée. Né le 1er février 1928 à Ath Boumessoud, un petit village situé à une dizaine de kilomètres de Aïn El-Hammam, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, Chérif Kheddam avait fréquenté dès son jeune âge l'école française, avant même d'intégrer l'école coranique et finir dans la zaouia de Boudjelil. C'est dans cette dernière, d'ailleurs, qu'il avait découvert sa belle voix en psalmodiant des versets coraniques que tout son entourage avait appréciés. Après avoir terminé ses études en 1942, il retourna chez lui en tant que "taleb". A l'âge de 24 ans, Chérif Kheddam quitta sa terre natale à la recherche de la terre promise. La France était le seul refuge des Algériens à l'époque où la Guerre de Libération nationale atteignait son rythme de croisière. Ayant la musique au cœur et dans l'esprit, Chérif tenta ses premiers pas dans le monde artistique en 1952, alors qu'il avait 24 ans. C'est ainsi qu'il a appris le solfège et l'harmonie chez le grand professeur Fernani Lamy qui était à l'époque inspecteur des conservatoires nationaux de musique en France. Le Pr Fernant était également le chef du grand orchestre italien, Roberto Benzi. Après avoir étudié la musique, il s'est consacré à la composition. En 1955, Chérif Kheddam fit sa première sortie en produisant la "fameuse" chanson "Yelis N'etmurthiw" (Ô fille de mon pays !). Chérif Kheddam a pu, grâce à son génie, introduire la musique moderne qui penche un peu vers la musique orientale, dans la chanson kabyle. Une année après, "Yelis N'etmurthiw" a été rééditée par l'édition Pathé-Marconi. En parallèle, Chérif Kheddam fit un nouvel enregistrement. Il diffusa deux autres 78 tours : "Yalis l'familia" et "Inid math hemeldhiyi". En 1957, il fit sortir son premier 45 tours dont on trouva les chansons : "Nadia" et "Djurdjura". De 1958 à 1963, il avait réussi à diffuser "Alemri", une chanson qui connaîtra plus tard un grand succès. Chérif Kheddam retourna en Algérie après l'Indépendance. A son arrivée, la première impression qu'il livra, c'était : "Je n'ai jamais quitté mon pays, encore moins mon village qui fut le creuset où se sont forgées toutes mes chansons". Quelque temps après, Chérif Kheddam a été sollicité par la chaîne II pour animer une émission musicale. Une émission qui était essentiellement axée sur le travail de sélection de chansons qui passeront sur l'antenne de la radio. En 1969, Chérif Kheddam a été convié à présenter l'émission intitulée : "Ighenayen ouzeka" (Les futurs chanteurs). Le "fameux" album qui a pu gagner l'admiration d'un large public, intitulé "Sligh Iyema" (J'ai entend ma mère), est sorti en 1976. "Sligh Iyema" est une chanson qui a évoqué un thème très significatif que celui de la misère de la femme dans une Algérie post-indépendance. Dans cette chanson, Chérif Kheddam a voulu lancer un cri de détresse. Il a chanté le dénuement, l'austérité quotidienne des Algériennes, l'amour... etc. Grâce à son talent, Chérif a réussi une véritable révolution en matière de musique de la chanson kabyle. Sa création et sa production ont servi de guide pour plusieurs chanteurs de la jeune génération. D'ailleurs, pour conserver ce monument de la musique algérienne, plus spécialement kabyle, M. Abdenour Fellag avait réalisé un livre sur lui, intitulé "Chérif Kheddam ou l'amour de l'art", éditions La Découverte, en 1987. Jusqu'à ce jour, cet homme de l'art musical est considéré par les jeunes artistes ou les jeunes compositeurs comme une véritable référence. M. Aït Ouarabi/ Mohamed Chami


faut mettre tes sources aussi
depeche de kabylie!

et tu comprends ce que dit da chrif ?

ifri
09/10/2003, 15h41
faut mettre tes sources aussi
depeche de kabylie!

et tu comprends ce que dit da chrif ?

*Pffff j'ai oublié de le mettre... non je ne comprend pas, mais je voulais faire partager cet article, meme si je ne le comprend pas...


Ifri :(