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Voir la version complète : Tadiwennit n Mulud Feraun deg 1953(intererview de M.Feraoun)


amur
04/10/2003, 20h51
Voici une interview de feraoun datant de 1953 que je dedie particulierememnt a Iwumi! et tout ceux qui ecrivent en tamazight sur ce forum .

la traduction en tamazight suivra:

Interview de Mouloud Feraoun réalisée par Maurice Monnoyer en 1953

Du bout du fil, me parvenait la voix d'Emmanuel Roblès. Bien entendu, j'acceptais. Une demi-heure plus tard, celui qui restera pour moi "le fils du pauvre", pénétrait dans mon bureau. Ses mains étaient encombrées d'un parapluie et d'une serviette de cuir. Il se débarrassa de ces objets gênants avant de me serrer la main avec amitié. Mouloud Feraoun est discret, effacé, presque timide. Mais dès qu'il se trouve en confiance, il s'anime, il s'ouvre, et c'est l'homme le plus charmant que je connaisse. Pendant qu'il me parle, je l'observe sournoisement. Derrière les verres de ses claires lunettes d'écaille, pétillent deux bons yeux où tremble la lueur d'une profonde vie intérieure. Il a posé ses deux mains très brunes sur ma table. Chaudement vêtu, nu-tête, il me paraît engoncé dans son pardessus marron. Visage accueillant et sympathique, traversé de rides. Cheveux souples et noirs comme la moustache, cette petite couronne du sourire.
Parlez-moi de votre premier roman...
J'ai écrit Le Fils du pauvre pendant les années sombres de la guerre, à la lumière d'une lampe à pétrole. J'y ai mis le meilleur de mon être.
Roman autobiographique, n'est-ce pas ?
Oui... Je suis très attaché à ce livre, d'abord parce que je ne mangeais pas tous les jours à ma faim alors qu'il sortait de ma plume, ensuite parce qu'il m'a permis de prendre conscience de mes moyens. Le succès qu'il a remporté m'a encouragé à écrire d'autres livres. Mon interlocuteur me précise qu'il est né à Tizi Hibel, commune mixte de Fort-National, en Haute-Kabylie, le 8 mars 1913, dans un foyer très pauvre.
Que faisait votre père ?
A l'époque de ma naissance, il était cultivateur. Mais, dès avant 1910, il avait dû quitter le sol natal pour chercher ailleurs du travail. En ce temps-là, les Kabyles n'allaient pas encore en France, mais dans le Constantinois. Par la suite, il se rendit dans les mines du Nord - à Lens, exactement - et de là dans la région parisienne. Il travaillait aux Fonderies d'Aubervilliers lorsqu'il fut accidenté.
On peut dire de mon père qu'il s'est donné beaucoup de mal pour élever sa nichée. Combien eut-il d'enfants ?
Cinq dont deux garçons. Mon frère cadet est aussi instituteur. Dans Le Fils du pauvre, vous avez raconté - bien sûr en les transposant sur le plan romanesque - votre enfance et vos études. Vous êtes arrivé à votre but à la force des poignets. J'ai beaucoup admiré votre courage... Grâce à la compréhension d'un de mes maîtres, j'obtins une bourse, commençais mes études à Tizi Ouzou et les achevais à l'Ecole normale d'Alger.
Quand avez-vous été nommé instituteur ?
En 1935. Depuis cette date, j'ai enseigné dans différents postes et principalement à Taourirt Moussa, à deux kilomètres de mon village natal, de 1946 à 1952. Vous êtes actuellement directeur de l'école de garçons de Fort-National ... Oui, depuis octobre dernier.
Ecole de 300 élèves avec cours complémentaires. Satisfait ?
Ça va. Nous avons l'eau courante et l'électricité. Le médecin et le pharmacien sont à proximité. Les enfants travaillent ; ils sont assidus, sans doute parce qu'ils sont dévorés du besoin de connaître.
Vous êtes marié, n'est-ce pas ?
Et j'ai six enfants ; mon aîné a 13 ans.
Nous en venons à La Terre et le Sang. Mouloud Feraoun parle, parle... On sent que ce livre a requis toute sa sollicitude pendant de longs mois. L'œuvre vit encore en lui, bien que le manuscrit soit déjà à Paris.
Comment vous est venue l'idée de ce nouveau roman ?
Je vous disais à l'instant que le succès de mon premier ouvrage m'avait encouragé à écrire d'autres livres. Il faut ajouter ceci : l'idée m'est venue que je pourrais essayer de traduire l'âme kabyle. D'être un témoin. Je suis de souche authentiquement kabyle. J'ai toujours habité la Kabylie. Il est bon que l'on sache que les Kabyles sont des hommes comme les autres. Et je crois, voyez-vous, que je suis bien placé pour le dire. Vous noterez que ma décision prise, quelqu'un m'a constamment tarabusté, mis la plume entre les pattes. C'est mon ami Roblès que je connais depuis 20 ans. Chaque fois : "Où en es-tu ?", "Travaille sec", "J'attends ton roman". Il est venu à plusieurs reprises me relancer à Taourirt et, pour sa voiture, ce fut chaque fois une expédition. Dites bien que, pour lui, l'amitié n'est pas un vain mot.
Quel est le sujet de La Terre et le Sang ?
Mouloud Feraoun ne répond pas tout de suite. Il joue inconsciemment avec un élastique qu'il a trouvé sur ma table. L'abandonnant, il saisit un crayon, se rejette en arrière et poursuit : J'ai pensé que l'émigration des Kabyles pouvait donner matière à un ou plusieurs ouvrages dignes d'intérêt. J'ai distingué deux périodes : de 1910 à 1930 et de 1930 aux années que nous vivons. La Terre et le Sang est consacré à la première période. J'écrirai un autre roman sur la seconde période.
Pourquoi deux périodes ?
A mon avis, il y a une grande différence entre ces deux périodes. La psychologie des Kabyles d'aujourd'hui se rendant en France n'est plus du tout celle des Kabyles qui leur ont ouvert la route. Les Kabyles de 1953 sont mieux armés que leurs devanciers, parce qu'ils s'adaptent plus facilement aux façons de vivre de la métropole. Par contre, il me semble que les anciens étaient davantage attachés à leur village, à leur terre, aux mœurs kabyles ; ils se hâtaient de retourner chez eux avec leurs économies pour améliorer leur situation au village, ce qui n'est pas automatique aujourd'hui.
Le sujet ?
La Terre et le Sang relate l'histoire d'Amer, un garçon de 14 ans, envoyé à Paris avec des voisins. Cela se passe avant la Première Guerre mondiale. D'abord cuisinier de la petite colonie de son village, le jeune Kabyle ne tardera pas à travailler dans la mine, comme ses compagnons. Un soir, il tuera accidentellement un de ses compatriotes. N'osant plus rentrer en Kabylie (où il risque d'être exécuté par la famille du défunt), il décide de vivre désormais en France. Quinze années passent. L'appel du sol natal et le désir d'une existence plus simple l'emportent sur la prudence. Accompagné de sa femme Marie, une Parisienne que la vie a meurtrie, il rentre dans son village. Deux ans après son installation, la tragédie éclatera… Notre entretien se poursuit. Mouloud Feraoun répond calmement à toutes mes questions.
Avez-vous d'autres projets ?
Oui, car le domaine qui touche à l'âme kabyle est très vaste. La difficulté est de l'exprimer le plus fidèlement possible.
Y aura-t-il une suite au Fils du pauvre ?
Ce n'est pas impossible… Mais avant, je publierai très certainement un ouvrage illustré par Brouty, gerbe de scènes de la vie kabyle : une réunion publique, la fontaine du village, le marché, le retour des voyageurs de France, etc. Ce livre s'achèvera sur des contes kabyles.
Je pose ensuite cette question à Mouloud Feraoun : Quand écrivez-vous ?
Je consacre ma journée à ma tâche professionnelle. J'écris mes livres la nuit et les jours de congé. Je noircis presque tous les jours de trois à quatre pages, sauf quand l'inspiration me fuit. Dans ce cas, je n'insiste pas.
Travaillez-vous d'après un plan ? Je commence par établir une grossière ébauche du livre, et c'est en écrivant que j'ordonne mon récit. En gros, je sais où je vais. Mais au fur et à mesure qu'avance le travail, surviennent des scènes et des situations que je n'avais pas prévues.
Quelle attitude prenez-vous à l'égard de vos personnages ?
Je me mets honnêtement à leur place. Je les sollicite. Et, finalement, ce sont les personnages qui me disent ce que je dois écrire. Nous parlons à présent à bâtons rompus. Mon interlocuteur m'annonce qu'il se rendra à Paris, pendant les vacances de Pâques, pour le lancement de La Terre et le Sang. Le seuil, très certainement, lui fera fête (notons au passage que cette maison vient d'acquérir les droits du Fils du pauvre).
Un ecrivain probe.
Quels livres aimez-vous ?
J'ai beaucoup lu, et de tout. Je suis aujourd'hui plus exigent que je ne l'étais hier. Je goûte les livres vraiment humains, ceux où l'écrivain a essayé d'interpréter l'homme dans toute sa plénitude. Car l'homme n'est ni franchement bon, ni franchement mauvais. L'écrivain, voyez-vous, n'a pas le droit de parler des hommes à la légère.
N'êtes-vous pas de mon avis ?
Mouloud Feraoun est un sage et un écrivain probe. Je suis persuadé que son étoile le conduira loin. Sa voix, en tout cas, est de celles qu'il faut entendre. (L'Effort algerien du 27 février 1953) Par Maurice Monnoyer

amur
04/10/2003, 20h53
Tadiwennit n Mulud Feraun sghur Maurice Monnoyer deg 1953

Seg mad’in n tilighri tewd’iyi taghuct n Emmanuel Roblès.Ulayghar nighawen srid i zzaytagh(qeblagh).Azgen n usrag mbaad, win ara yeqqimen ghuri ‘’mmis ugellil’’, yekcem gher unaray inu . Yiwen ufus iaaba aranzar wayed’ aqrab n uglim.Yesers ayyen ibub. Ye’zel afus is yexmes yidi s leh’mala.Mulud Feraun d afrari amzun d ameddaray (d imseth’i).Maca mi d yukki kan s teflest negh laman ad yelli iman is, awen d iban akken ulac argaz n laali am netta.Netta yettmeslayed nek taawadghas tamughli s tufra.Deffir tismaqalin n tagra tettreqriq deg ta’tucin is tafat n tudert tagensut idran. Yesers sin ifasen iberkanen am tmuli sufella n tdabut . Icetid’en ig lsa ‘hman , ixf is yedjat aaryan , tamgar’tis tettbani yid am akken tekcem deg tuyat is seg uzennar aqehwani ig lsa.Udem yencrah’ ghas tkerzit ddunit.Acetcuy d ulwigh, aberkan am claghem is ig cebh’en imis mi ara yecmumeh’.

Siwlagh d ghef ungal inek amezwaru?

-Urigh ‘’Mmis n ugellil’’ deg ussan iberkanen n umgaru, s teftilt n ‘’ukanki’’.Rrigh degs ayyen akw yellan deg uliw.

Ungal a d ameddurman , negh akka?

-Ih…a’tas i fkigh i wakken ad yeffgeh udlis a acku ih’uzayi laz’ di kra n ussan .Ghas akkeni imru ur yeh’bis ara armi ukigh i wayyen i zemregh ad ggagh.Tarennawet id yewwi tesbeghsi yid akken ad arugh idlisen nid’en.

Yernad d akken ilul deg Tizi Hibel taghiwant n Larbaa n at Iraten deg tama n Igawawen. Deg twacult tagelilt.

I babak d acu yella ixeddem?

-Yella d afelah’ di tallit nni i lullagh maca deffir 1910 terrat tmara ad yedj akal n lejdud yed’fer abrid n unadi n twwuri anda nid’en. Imireni Iqbayliyen ur ttnigin ara ar Fransa maca ar tama n Qsentina. Ruh’ a zzman armi yufi iman is deg imghizen n Ugafa , di Lens syen yedda ar tama n Paris . Yella ixeddem ar Fonderies d’Aubervilliers mi t yewwet umxix di twurri.

Nezmer ad ninni d akken babak yerwa laatab akken ak n irebbi. Deg ach’al yidwen i tellam ?

-Semmus (5), sin degsen d arrac. Gwma ama’zuz(amectuh) d aghen d aselmad

Deg ‘’Mmis n ugellil’’, turid’ s tagharast n ungal tem’zi inek d leqrayak .Tewd’ed ar iswik s ‘’ighalen ik’’.A’tas i taajbiyi tabghest ik….

-Ur zmiregh ad tugh yiwen seg iselmaden inu id yefkan afus iwakken ad i fken taggazt akken ad kemlegh tizrawtin deg Tizi Wezzu akw d ENA (agherbaz amagnu n lezzayer).

Melmi ik id tughaled’ d aselmad ?

-Deg usegwas n 1935 . Seg ass nni a’tas n tghawsiwin i seghragh ladgha di Tewrirt Mussa , sin ikilumitren ghef taddart iw, seg 1946 ar 1952.

Assa aqlikid d anemhal n ugherbaz n warrac n Larbaa nat Iraten ….

-Akka ih, seg wayyur n tuber.

Agherbaz n 300 inelmaden s timeghri tanemmadut, tferhed’?

-Deqsagh.ghurnagh aman di tbernint d tazarurt(trisiti). Amejjay d umsafar zdatnagh.Igwerdan qqaren akken ilha acku bghan ad lemden a’tas n tghawsiwin.

Tzewdjed’ ?

-Zewdjagh, ghuri 6 igwerdan , amqwran degsen yesaa 13 isegwasen.

Newwed’ gher w ‘’Akal d idammen’’. Mulud Feraun yesereh’ deg meslay….netth’ulfu d akken adlis yecred’ a’tas n wayyuren n tensuft. Adlis mazal yedder degs, ghas akken atan iakan deg Paris.

Amek ik d ussa tikti n ungal agi amaynut?

-Tamezwarut d tarennawet n ungal id urigh deffir wa id iyi sbeghsen ad arugh wiyad’. Tis snat, tikti tusayid akken ad suqlagh taneffut (rruh’) n teqbaylit, ad iligh d anagi.Nek d aqbayli aquran d mmis uqbayli,seg mmi d lulagh i zedghagh di tmurt a .Iqbayliyen d imdanen am n utni am wiyad’.Nek aqliyi d a i wakken awen t idinnigh.
Seg mi bdigh tira n udlis a, ye’tafariyi amdakwliw Roblès , ghures assa 20 isegwasen segmi tesnagh.Netta ig yesbeghsen di yal tikkelt yettased ar ghuri ar Tewrirt ad yesefqed ma kfigh t negh ala, takerust is tameghbunt a’tas i tenaatab deg’berdan yettalin s adrar .Ad te’zrem d akken tiddukla ar ghures macci d awal kan.

D acut usentel n w akal d idammen?

Mulud Feraun ur d yerra awal din din. Yebda yetturar mebla ma yfaq s ulwawad ig ufa sufela tdabut , mi t yed’leq yeddem aghanem . Yed’eqr imanis ar deffir ikemmel : -nighas lgherba n Iqbaylien tezmer ad efk yiwen negh kra n idlisen .Bd’igh lgherba ghef snat : seg 1910 ar 1930 akw d 1930 ar assa.’’Akal d idammen ‘’yemeslay ghef tallit tamezwarut, ad rnugh ungal n id’en ghef tallit tis snat.

Aygher snat n talliyin?

-Ghef akken d twaligh tella tamezla tamqwrant ger snat talliyin a . Tasnimant n Iqbayliyen n w assa ig tinigen ar Fransa ur telli mad’i am tin n iqbayliyen isen irz’an asalu.Yif akken wejden Iqbayliyen n 1953 imi taghen tanumi i tmeddurt n temdint maca yif akken ‘tfen imezwura di tjadit d tmurt.Llan t’hirin melmi ara ughalen ar taddart s isurdiyen ara ten isufeghen seg yir li’hala ig llan ddren.Assa nettidir ayyen nid’en.

D acut usentel n udlis a?

-Wwwighd deg ‘’Akal d idammen’’ taqsit n Aamer, ilem’zi n 14 isegwasen, id uznen gher Paris netta d idjiran-is deffir umgaru n umadal amezwaru.Aamer yella ixeddem d amenwal gher warraw n taddart is .Di Fransa yebda ixeddem am netta am atmatn is deg umghizi (lmina).Deg yiwet n tmeddit yengha mebla aamed yimen uqbayli.Ameghbun meskin ur yezmir ad yughal ar tmurt imi yugad at nghen tawacult n lmer’hum.Igezmast i rray ad yeqqim di Fransa.Zrin 15 isegwasen , yettu le’hder, yejma tamurt d tudert n imesdurar . Yewwi yides tame’tut is Marie , taparizyant ig ‘rwan lemrar n ddunit.Sin isegwasen segmi d yughal ,yesawlasd lmektub is, nghant.

Ameslay nnegh ikemmel, Mulud Feraun yettara ghef akw isteqsiyen iw.

Llan ghurek isenfaren nid’en?

-Ih, acku ayyen yaanan taneffut (rruh’) n teqbaylit meqqwer maca yewaar at terred’ akken iwata.

Ad yilli ukemmel i Mmis n ugelil?

-Ayagi macci d awezghi…maca deffir ayagi, ad sufghegh mebla ccek adlis id yesumen Brouty ghef tmeddurt n yal ass n Iqbayliyen. Tajmaat, tala, ssuq, tughalin n ighriben seg Fransa…atg.Ad kemlagh adlis a s tmucuha.

Melmi tettarud’?

-Deg ass lehugh d twurri , tarugh deg id’ d ussan n ustaafu.Secaragh qrib yal ass 3 negh 4 tewriqin, ma djantiyi tiktiwin ad ttedjagh i wass nid’en.

Mi tettarud’ tetabaad’ aghawas?

-Zegwiregh s ubgez n udlis.Mi tarugh i tegagh tuddsa i teqsit.S umata ‘zrigh anda teddugh maca seg mir tazagh deg twurri seg mir tezzin tiktiwin d tegnatin ur nwigh.

Amek i tettwalid’ udmawen n ungal ik?

-Teregh s tidet imaniw deg umd’iq nsen. Tsuturaghten.Di tagara d nutni ara i d innin d acu ara arugh.

Nettkemil ameslay,mass Feraun yenna yid d akken ad yewwet tarzeft ar Paris deg maris n Paques i usereh’ n udlis ‘’akal d iddamen’’.Le Seuil, mebla ccek as d ggen tameghra(ad nfares tagwnit ad nesmekti d akken tizrigin a ughen izerfan n udlis ‘’Mmis n ugellil’’).

Amyaru bu timmad

Anwi idlisen i trid’ (t’hemled’)?

-A’tas i ghrigh.Zik ur tceritgh ara nnig wacu tceritagh assa.Testtbenagh idlisen ilsanen, wid yaared’ ad yer amyaru alsan s lekmalis acku alsan ur yelli yelha s lekmal negh diri s lekmal.Amayaru af akken twaligh ur yesai azref ad yemeslay ghef imdanen s ustehzi.Yak tecrekd’iyi rray?

Mulud Feraun d amusnaw d umyaru bu timmad .T’heqqagh itris at yawwi baid . taghuct is meqqar d tid iqqqen as nsel.

Yefegh deg l’Effort Algerien n 27 furar 1953 yeseqsat Maurice Monnoyer.

winna
04/10/2003, 22h41
S teghzi n tmeddurt-ik ay Amur,


Izid'en imeslayen n Mulud Feraun s tmazight-agi nnegh !
Am-akken imi i ten id terrid' ar tagi nnegh, tesuzed'-d ugar Mulud Feraun ar ghur'-negh, ar ugdud-is, ar idles-is.
A wi yufan ad-egwten imahilen am-wagi inek ay Amur. Amahil a-d-irren imazighen ar imawlan-nsen.

Affud igerrzen !

amur
28/10/2003, 02h01
tanmirt ghef usbghes inek a Winna lamaana ukigh d akken cd'agh d kra imukan am deg : acetcuy, yewwid lh'al ad t rragh ''acekuh'' lamaana segmi neqqar di tmurt nnegh : acebub ur bghigh ara ad terragh akkin imi z'righ leqbayel seqdacen awal nid'en (acekuh') .acetcuy anamek ines d yir acekuh' (acebub).
awal amezwaru daghen ilaq ad tarugh : d gwmad' in .
ahat d aghen sketragh deg seqdec n imeslayen imaynuten armi d tikwal qlil ara ifehmen .
sureftiyi......