tikli
25/04/2002, 15h45
L’Amitié Bafouée.
11
Mon cœur tout troublé
Par le Kif et par l’alcool
N’a suivi que ses penchants.
Accueillez le vagabond
- O gens sensés et nobles –
Étranger dans son pays !
Dans l’exil et dans l’oubli
J’ai ignoré mes devoirs :
C’est maintenant que mon cœur saigne
12
Voici que mon cœur soupire
Il jure – il n’y faillira pas –
De fuir à jamais Ichraïouen (1)
Quand j’étais dans mon bel âge,
J’étais accueilli partout
Tous recherchaient mon avis.
Maintenant, brisé par la vie
Pliant sous les peines
Je ne sais plus être heureux.
(1) Ichraïouen : village ou Si Mohand a passé son enfance. Comprendre : il ne peut y revenir.
13
Ils se réjouissent de mon absences
Et de mon silence :
Ils croient que je suis mort.
O saints d’ici à la Mecque
Permettriez vous cela ?
Dissipez moi les brumes :
Tandis que les vautours sont au pouvoir,
Le faucon est exilé (1)
Le reniement détruit l’amitié.
(1) Le faucon est, dans la tradition, synonyme de noblesse d'âme (MB).
14
Je jure de rompre avec ces chiens
Car la confiance a disparu
En cette génération impie.
Ceux qui avaient mon amitié
Et me payait de retour
Aujourd’hui se moquent de moi
O Cœur cesse de t’humilier,
Détourne toi de l’arabe
Et des Juifs tant qu’ils sont (1)
(1) Si Mohand voit la question sur le plan individuel, et son propos n’est ni anti-Arabe ni antisémite.MB.
15
J’ai juré que de Tizi-Ouzou
Jusqu’à Akfadou (1)
Nul ne me fera subir sa loi.
Nous nous briserons, mais sans plier :
Plutôt être maudit
Quand les chef sont des maquereaux.
L’exil est inscrit au front :
Je préfère quitter le pays
Que d’être humilier parmi les pourceaux (2).
(1) c 'est de à dire de la capitale de la Kabylie, Tizi Ouzou, jusqu'à la limite orientale de la grande Kabylie, Akfadou : comprendre :dans toute la Kabylie, où le poète erre.
(2) Allusion au Coran (MB)
16
Si ma raison n’était pas égarée
J’aurais condamné le kif
Dont profitent les gens indignes.
Il est source d’inégalité
Il a enrichi l’esclave
Le sage est resté en arrière.
O mon, Dieu, quel injustice !
La tolèreras-tu encore ?
N’est-ce pas bientôt le tour des pauvres ?
17
Il a fait vœu de sainteté
Et se plonge dans le péché
Son chapelet toujours autour du cou.
N’attends de lui ni charité, ni clémence :
Mais sa perte est proche
La colère de Dieu est sur lui.
Toi qui démasques l’hypocrite,
Pourquoi t’invoquerons-nous ?
Le jour du méchant arrivera.
18
Ce siècle fait fuir
Qui a enrichi les chiens
Vous êtes brisés, ô nobles cœurs
Je dois aux méchants mes cheveux blancs
Ma raison m’a abandonné,
Je suis " le fils dépravé "
Il faut donc me résigner
Puisque le lâche se fait craindre :
Tant pis, ô mon âme, tant pis.
13
Si cette âme qui est la mienne
pouvait prendre une forme humaine
Pour elle j’entrerais au bagne.
Insensible à mes remords
Elle m’a plongé dans la débauche
Elle m’abandonne dans la misère.
Dans l’indifférence, traîne toi par terre !
M’en souviendrais-je au moins ?
J’accepte qu’on m’abreuve d’injures.
14
Je romps avec les renégats
Qui ont plusieurs religions
Et aucune dignité (1)
Pour le mal ils se jalousent
Et le bien les rend timides :
O mon cœur, ne t’emporte plus.
Ils se détournent du malheureux ;
Ce sont tous des traîtres ;
Il est bon de les connaître.
(1) Allusion au Coran, cf. Sourate 2 "de la Génisse". (MB)
11
Mon cœur tout troublé
Par le Kif et par l’alcool
N’a suivi que ses penchants.
Accueillez le vagabond
- O gens sensés et nobles –
Étranger dans son pays !
Dans l’exil et dans l’oubli
J’ai ignoré mes devoirs :
C’est maintenant que mon cœur saigne
12
Voici que mon cœur soupire
Il jure – il n’y faillira pas –
De fuir à jamais Ichraïouen (1)
Quand j’étais dans mon bel âge,
J’étais accueilli partout
Tous recherchaient mon avis.
Maintenant, brisé par la vie
Pliant sous les peines
Je ne sais plus être heureux.
(1) Ichraïouen : village ou Si Mohand a passé son enfance. Comprendre : il ne peut y revenir.
13
Ils se réjouissent de mon absences
Et de mon silence :
Ils croient que je suis mort.
O saints d’ici à la Mecque
Permettriez vous cela ?
Dissipez moi les brumes :
Tandis que les vautours sont au pouvoir,
Le faucon est exilé (1)
Le reniement détruit l’amitié.
(1) Le faucon est, dans la tradition, synonyme de noblesse d'âme (MB).
14
Je jure de rompre avec ces chiens
Car la confiance a disparu
En cette génération impie.
Ceux qui avaient mon amitié
Et me payait de retour
Aujourd’hui se moquent de moi
O Cœur cesse de t’humilier,
Détourne toi de l’arabe
Et des Juifs tant qu’ils sont (1)
(1) Si Mohand voit la question sur le plan individuel, et son propos n’est ni anti-Arabe ni antisémite.MB.
15
J’ai juré que de Tizi-Ouzou
Jusqu’à Akfadou (1)
Nul ne me fera subir sa loi.
Nous nous briserons, mais sans plier :
Plutôt être maudit
Quand les chef sont des maquereaux.
L’exil est inscrit au front :
Je préfère quitter le pays
Que d’être humilier parmi les pourceaux (2).
(1) c 'est de à dire de la capitale de la Kabylie, Tizi Ouzou, jusqu'à la limite orientale de la grande Kabylie, Akfadou : comprendre :dans toute la Kabylie, où le poète erre.
(2) Allusion au Coran (MB)
16
Si ma raison n’était pas égarée
J’aurais condamné le kif
Dont profitent les gens indignes.
Il est source d’inégalité
Il a enrichi l’esclave
Le sage est resté en arrière.
O mon, Dieu, quel injustice !
La tolèreras-tu encore ?
N’est-ce pas bientôt le tour des pauvres ?
17
Il a fait vœu de sainteté
Et se plonge dans le péché
Son chapelet toujours autour du cou.
N’attends de lui ni charité, ni clémence :
Mais sa perte est proche
La colère de Dieu est sur lui.
Toi qui démasques l’hypocrite,
Pourquoi t’invoquerons-nous ?
Le jour du méchant arrivera.
18
Ce siècle fait fuir
Qui a enrichi les chiens
Vous êtes brisés, ô nobles cœurs
Je dois aux méchants mes cheveux blancs
Ma raison m’a abandonné,
Je suis " le fils dépravé "
Il faut donc me résigner
Puisque le lâche se fait craindre :
Tant pis, ô mon âme, tant pis.
13
Si cette âme qui est la mienne
pouvait prendre une forme humaine
Pour elle j’entrerais au bagne.
Insensible à mes remords
Elle m’a plongé dans la débauche
Elle m’abandonne dans la misère.
Dans l’indifférence, traîne toi par terre !
M’en souviendrais-je au moins ?
J’accepte qu’on m’abreuve d’injures.
14
Je romps avec les renégats
Qui ont plusieurs religions
Et aucune dignité (1)
Pour le mal ils se jalousent
Et le bien les rend timides :
O mon cœur, ne t’emporte plus.
Ils se détournent du malheureux ;
Ce sont tous des traîtres ;
Il est bon de les connaître.
(1) Allusion au Coran, cf. Sourate 2 "de la Génisse". (MB)