tikli
25/04/2002, 15h45
L’insatisfaction : à la recherche du Bonheur.
5
Nul ne peut sonder les cœurs,
De l’amour connaître le degré
Car chacun a son tourment.
L’un aime avec plénitude,
Sons sort est enviable,
Il ne quitte pas sa bien aimée.
Pour l’autre il y a la souffrance,
Il aspire à l’impossible,
Dieu seul connaît son mal.
6
Voici que mon cœur se gonfle,
De larmes il déborde
Pour ce qu’il a enduré.
Ma confession fait frémir la montagne
Et chaque fois ravive ma plaie,
Car l’amour est ma passion.
Victime d’un sort maudit
N’ayant guère de chance
Pourrais-je y goûter un jour ? (1)
(1) Allusion de Si Mohand à son infirmité sexuelle. MB.
7
J’avais un jardin dans la plaine
Une débauche de roses
De pêches et de grenades.
Sa clôture était parfaite
Il était protégé et inviolable ;
Je le choyais comme un faucon.
Je n’eus q’une branche stérile
Qui ne donna rien ;
Elle me remplaça par un homme vil. (1)
(1) Cette ensemble de poème (7 à 10) est sans doute l'un des plus connus et des plus beaux de l'œuvre de Si Mohand. Ils ont été comparés aux spleens de Baudelaire. MB.
8
J’ai voulu un beau jardin
Avec toutes les fleurs de mon âme
Et tous les arbres dignes d’envie :
Des treilles au raisin vermeil,
Des pêches pareilles à l’ambre…
Le basilic et la rose d’y mêlent.
Hélas, j’ai vécu trop longtemps
Et, en ma présence,
Il est livré au troupeau.
9
J’avais un jardin incomparable
Aux pousses drues et vigoureuses :
Que Dieu protège ses richesses !
Un mur le fermait et l’abritait
Une porte le condamnait à l’entrée
Dont le gardien ne dormait pas.
Maintenant qu’un torrent y fut dirigé
L’éboulement a tout emporté ;
Il n’en reste aucune t****.
10
A mes détracteurs, je ne pardonnerais pas :
Ma blessure se cache au cœur,
C’est pourquoi je m’étourdis.
L’amour m’a tordu les ailes :
Je ne suis pas un égaré,
Seul l’inconscient repousse le bien.
J’ai voulu suivre un rude sentier
Où l’on ne rencontre que les peines :
A quoi servirait le repentir ?
5
Nul ne peut sonder les cœurs,
De l’amour connaître le degré
Car chacun a son tourment.
L’un aime avec plénitude,
Sons sort est enviable,
Il ne quitte pas sa bien aimée.
Pour l’autre il y a la souffrance,
Il aspire à l’impossible,
Dieu seul connaît son mal.
6
Voici que mon cœur se gonfle,
De larmes il déborde
Pour ce qu’il a enduré.
Ma confession fait frémir la montagne
Et chaque fois ravive ma plaie,
Car l’amour est ma passion.
Victime d’un sort maudit
N’ayant guère de chance
Pourrais-je y goûter un jour ? (1)
(1) Allusion de Si Mohand à son infirmité sexuelle. MB.
7
J’avais un jardin dans la plaine
Une débauche de roses
De pêches et de grenades.
Sa clôture était parfaite
Il était protégé et inviolable ;
Je le choyais comme un faucon.
Je n’eus q’une branche stérile
Qui ne donna rien ;
Elle me remplaça par un homme vil. (1)
(1) Cette ensemble de poème (7 à 10) est sans doute l'un des plus connus et des plus beaux de l'œuvre de Si Mohand. Ils ont été comparés aux spleens de Baudelaire. MB.
8
J’ai voulu un beau jardin
Avec toutes les fleurs de mon âme
Et tous les arbres dignes d’envie :
Des treilles au raisin vermeil,
Des pêches pareilles à l’ambre…
Le basilic et la rose d’y mêlent.
Hélas, j’ai vécu trop longtemps
Et, en ma présence,
Il est livré au troupeau.
9
J’avais un jardin incomparable
Aux pousses drues et vigoureuses :
Que Dieu protège ses richesses !
Un mur le fermait et l’abritait
Une porte le condamnait à l’entrée
Dont le gardien ne dormait pas.
Maintenant qu’un torrent y fut dirigé
L’éboulement a tout emporté ;
Il n’en reste aucune t****.
10
A mes détracteurs, je ne pardonnerais pas :
Ma blessure se cache au cœur,
C’est pourquoi je m’étourdis.
L’amour m’a tordu les ailes :
Je ne suis pas un égaré,
Seul l’inconscient repousse le bien.
J’ai voulu suivre un rude sentier
Où l’on ne rencontre que les peines :
A quoi servirait le repentir ?