Sacov
25/04/2002, 00h21
Je ne sais si,
Ton corps est effilé ou généreux, s’il se suffit dans le creux d’un bras ou si gourmand qu’il a soif d’être embrassé des deux.
Je ne sais si,
Ta chevelure est couleur de blé à sa moisson, si elle flamboie comme le soleil à son coucher ou, invisible au crépuscule, elle épouse la couleur de la pénombre. A-t-elle été agressée traîtreusement par quelques flocons de neige que tu as, sans hésiter, fait fondre dans des onctions à l’effet magiques et aux éclats miraculeux?… Cette parure te protège t’elle des regards indiscrets, lorsque tu leur tournes le dos? Ou laisse-t-elle deviner ta démarche, la délicatesse de tes épaules dénudées quant… offertes au soleil?
Je ne sais si,
Ton visage, tel un livre, peut trahir ta pensée à travers un regard amusé et friand, émanant du jade, de l’azur ou de la profondeur de l’ébène.
Je ne sais si,
Ta bouche est gourmande, si tes lèvres vo****s et ta langue curieuse, pour donner au baiser une dimension inconnue, une dimension inconsciente…. Suicidaire.
Je ne sais si,
Ton cou, renferme des parcelles secrètes aux secrets insondables. Ces repères de plaisirs permis au regard devin. Ces endroits pervers et interdits, offerts à l’amant lorsqu’il est désarmé, lorsqu’il finit de se perdre dans l’infini de ton corps.
Je ne sais si,
Ces fruits en ton buste plantés ont chu de l’arbre interdit pour en hériter la forme que De Musset dans ses vers, a si bien défendus. Ou, prennent-ils l’élégance de la poire au regard détendu, invitant les mains, la bouche, la langue à créer une symphonie.
Je ne sais si,
Tes mains sauront, au delà de ces gestes que je lis tous les soirs, me caresser là où j’ai mal, si elles peuvent me désaltérer, me faire boire tout mon saoul. Si elles sont baume à mes blessures, si en serrant les miennes elles feront rejaillir de mes entrailles cette joie de vivre où d’autres mains l’ont enfouie.
Je ne sais si
La finesse de tes doigts à travers la finesse de tes mots traduit la finesse de ton cœur.
Je ne sais si,
Ton ventre qui, va plus d’une fois, générer ta fierté, est encore accueillant au profanateur que je suis… Si en son centre, cette fontaine de jouvence est toujours prête à frémir au voyage d’une caresse.
Je ne sais si,
Ton jardin en sa source effrontément intarissable, puisse boire l’élixir de mon être, renfermant l’histoire de mes rêves… et celle de mon histoire.
Je ne sais si,
Tes jambes, pour te porter, portent aussi le fardeau de tes épaules ou, libres sont –elles pour se vriller à l’inconnu que je demeure.
Je ne sais si,
Ton cœur, puisque centre de ton empire, obtempère à ta raison, indomptable gardienne du temple, infatigable sentinelle de la passion et intraitable protectrice de nos vertus, cette raison souveraine, arrogante et suffisamment savante pour souffrir de mon incohérence en lui barrant ta route
Je ne sais si,
Tu seras ma proie ou moi la tienne, dans cette joute irréelle qui rend l’imagination féconde, au seuil du tolérable, du moralement permis et à la limite de l’animalité.
Je ne sais si,
Au travers des quelques rayons de lumière que tu daignes laisser effleurer ma curiosité, tu laisses mûrir les bourgeons printaniers afin d’empêcher une éclosion précoce. Précocité à la banalité confondue.
Je ne sais si,
La magie de ta potion trouvera en moi preneur, lorsque ta parcimonie à t’étendre aura eu raison de ma passion, lorsque sous d’autres cieux, autrement plus radieux, autrement plus cléments, j’épouserai ta raison…. Ta gardienne du temple.
Rassure –toi, ce ne sont que des mots derrière lesquels je te voudrai chimère. La morale des hommes et celle de tous les dieux, conjuguées à mon verbe ne sauraient te trahir.
Maintenant que je sais !
Sacov.
Ton corps est effilé ou généreux, s’il se suffit dans le creux d’un bras ou si gourmand qu’il a soif d’être embrassé des deux.
Je ne sais si,
Ta chevelure est couleur de blé à sa moisson, si elle flamboie comme le soleil à son coucher ou, invisible au crépuscule, elle épouse la couleur de la pénombre. A-t-elle été agressée traîtreusement par quelques flocons de neige que tu as, sans hésiter, fait fondre dans des onctions à l’effet magiques et aux éclats miraculeux?… Cette parure te protège t’elle des regards indiscrets, lorsque tu leur tournes le dos? Ou laisse-t-elle deviner ta démarche, la délicatesse de tes épaules dénudées quant… offertes au soleil?
Je ne sais si,
Ton visage, tel un livre, peut trahir ta pensée à travers un regard amusé et friand, émanant du jade, de l’azur ou de la profondeur de l’ébène.
Je ne sais si,
Ta bouche est gourmande, si tes lèvres vo****s et ta langue curieuse, pour donner au baiser une dimension inconnue, une dimension inconsciente…. Suicidaire.
Je ne sais si,
Ton cou, renferme des parcelles secrètes aux secrets insondables. Ces repères de plaisirs permis au regard devin. Ces endroits pervers et interdits, offerts à l’amant lorsqu’il est désarmé, lorsqu’il finit de se perdre dans l’infini de ton corps.
Je ne sais si,
Ces fruits en ton buste plantés ont chu de l’arbre interdit pour en hériter la forme que De Musset dans ses vers, a si bien défendus. Ou, prennent-ils l’élégance de la poire au regard détendu, invitant les mains, la bouche, la langue à créer une symphonie.
Je ne sais si,
Tes mains sauront, au delà de ces gestes que je lis tous les soirs, me caresser là où j’ai mal, si elles peuvent me désaltérer, me faire boire tout mon saoul. Si elles sont baume à mes blessures, si en serrant les miennes elles feront rejaillir de mes entrailles cette joie de vivre où d’autres mains l’ont enfouie.
Je ne sais si
La finesse de tes doigts à travers la finesse de tes mots traduit la finesse de ton cœur.
Je ne sais si,
Ton ventre qui, va plus d’une fois, générer ta fierté, est encore accueillant au profanateur que je suis… Si en son centre, cette fontaine de jouvence est toujours prête à frémir au voyage d’une caresse.
Je ne sais si,
Ton jardin en sa source effrontément intarissable, puisse boire l’élixir de mon être, renfermant l’histoire de mes rêves… et celle de mon histoire.
Je ne sais si,
Tes jambes, pour te porter, portent aussi le fardeau de tes épaules ou, libres sont –elles pour se vriller à l’inconnu que je demeure.
Je ne sais si,
Ton cœur, puisque centre de ton empire, obtempère à ta raison, indomptable gardienne du temple, infatigable sentinelle de la passion et intraitable protectrice de nos vertus, cette raison souveraine, arrogante et suffisamment savante pour souffrir de mon incohérence en lui barrant ta route
Je ne sais si,
Tu seras ma proie ou moi la tienne, dans cette joute irréelle qui rend l’imagination féconde, au seuil du tolérable, du moralement permis et à la limite de l’animalité.
Je ne sais si,
Au travers des quelques rayons de lumière que tu daignes laisser effleurer ma curiosité, tu laisses mûrir les bourgeons printaniers afin d’empêcher une éclosion précoce. Précocité à la banalité confondue.
Je ne sais si,
La magie de ta potion trouvera en moi preneur, lorsque ta parcimonie à t’étendre aura eu raison de ma passion, lorsque sous d’autres cieux, autrement plus radieux, autrement plus cléments, j’épouserai ta raison…. Ta gardienne du temple.
Rassure –toi, ce ne sont que des mots derrière lesquels je te voudrai chimère. La morale des hommes et celle de tous les dieux, conjuguées à mon verbe ne sauraient te trahir.
Maintenant que je sais !
Sacov.