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Voir la version complète : Tiwizi i tsuqelt


I wumi !
23/08/2003, 15h23
Ksagh-d seg usebt'ar AYAMUN yiwen usarag ghef ungal amazigh ig-ga Âmar Mezdad, u bghigh a t-suqlagh gher tezwawt (taqbaylit), maca ad ih'wijjagh kra iwaziwen am at zik ma d-yawwed wukud n tmegra!

Xas akka at'as aya fell-as. Xas akka kra si talghiwin yellan deg-s ur llint ara d tidett ass-a, maca yeccur-iyi tit' usarag-agi!

Atan ihi ghur-wen:

"Perspectives dans l’édition du roman berbère

Si un jour on éprouve le besoin de s'intéresser à la langue Tamazight, de vouloir contribuer un tant soit peu à en faire une langue moderne d'écriture, il faut certainement avoir des dispositions particulières tel qu'un certain profil psychologique, l'amour de la langue, une volonté tenace de corriger une aberration historique, voire un côté militant. Ceci relève tout de même du niveau affectif, partie intégrante d'une certaine révolte, si ceci est nécessaire dans la prise de conscience, il est loin d'être suffisant pour passer à l'acte, il faut d'autres facteurs qui ne peuvent être que multiples. En premier lieu, il faut avoir le minimum d’instruments ne serait-ce que la maîtrise de la langue utilisée.
Définition du roman. Le roman est une oeuvre en prose généralement assez longue, dont l'intérêt est dans la narration d'aventures, l'étude de mœurs ou de caractères, l'analyse de sentiments ou de passions, la représentation, objective ou subjective du réel. C’est une œuvre qui doit comporter une action et une intrigue, des personnages, et quelques connaissances générales ou spécifiques pour le côté documentaire. Il ne peut y avoir de roman sans ces trois faces qui sont également importantes pour les auteurs soucieux de réalisme. Je considère qu’il ne faut pas oublier bien-sûr le zest de poésie.

On n’écrit pas que pour soi, pour sa propre catharsis, on écrit pour être lu. On ne vous lira qu si l’on vous comprend. C’est une évidence.

La langue écrite ne sera jamais le calque parfait de la langue parlée.
Il faut se garder de tomber dans le piège du patchwork.
Pour décrire des situations inhérentes à la vie moderne, il faudra de toutes les façons dépasser la langue traditionnelle, en utilisant des termes nouveaux. Le recours au néologisme doit être maîtrisé.

Ma CAT est la suivante :
1°)_toujours me référer à la langue de tous les jours par la recherche fines de vieux mots +/- oubliés qui pourront traduire la situation nouvelle, exemple: azenneqnaq/insomnies, awerdan/étranger, tanZa/hiatus, tazayert/cercle, tebghes/courage, inan/discours, askussber/constipation amgirred/différence hcic/fragile, lufa/abondance, awerdan/étranger, anagar/excepté, taZayert/cercle.
Les emprunts réussis sont également irremplaçables : amikrub, amutur, tamacint, azufri , apiRi, takasiT etc.

2°)_me référer aux recueils lexicaux existants : Dallet Ex :tifeght/secret,
3°)_passer à un mot utilisé dans un autre parler : Uiliser par exple le Dictionnaire français-chleuh de Destaing. Beaucoup de mots fuguant dans cet ouvrage peuvent faire l’économie de néologismes. Exple : ajdam/lèpre, aman n maârur/mirage, aghlaghal /écho,
et notamment le vocabulaire de la mer inexistant dans le Kabyle si ce n’est dans les toponymes.
4°)me référer à un lexique tamaceght considéré comme une banque de racines, 5°)me reférer à Amawal
6°)procéder à une dérivation. Exceptionnellement ! Exple :timanest/solitude

Au niveau de la réflexion, essayer de respecter autant que faire se peut le Kabyle traditionnel, quand il sort de la bouche de personnages eux-mêmes « traditionnels » Il en est différemment quand il s’agit de personnages confrontés à la guerre ou aux conflits professionnels.

Au total, l’écriture proprement dite d’un ouvrage peut demander un investissement de 2 années de travail.
Actuellement il y une dizaine de romans publiés en langue kabyle.
Asfel, Faffa de R.ALICHE ,
Askuti de S.SADI
Tadyant gher tayeD de Amar Uhemza
Yuger ucerrig tafawaett de Ahmed Nekkkar
Tasga n Ttlam de Saâid iêmrac
2 de mes romans : ID d wass, tagrest urghu

On peut leur ajouter l’œuvre maîtresse de Bélaïd At-Ali : « Lwali n_wedrar » qu’il convient de classer comme un roman, puisqu’il répond à la définition même du roman : c’est un texte assez long de 111 pages avec un début, une action, une intrigue, des études de caractères et une fin. Il s'agit de l'histoire d'un dénommé "Bu-Leghtut", une espèce d'anti-héros, de niais de village, qui se retrouve, bien malgré lui, dans le rôle de marabout "régnant" dans une montagne où les villageois viennent chercher la baraka. Si l’on admet que Lwali n wedrar peut être classé dans le genre romanesque, nous pourrons dire que le premier roman écrit par un berbérophone s'est fait non pas en Français, mais directement en langue Kabyle. Si cette expérience d’écriture n'a pas fructifié dans les années 1945, cela tient à des raisons purement accidentelles, dont la principale est, bien-sûr, la mort précoce de Bélaïd.
Cela fait un total de 9 romans publiés à ce jour. A ces 9 romans connus, on veut ajouter quelques recueils de récits :
Mohand Ait-Ighil : Atlanta, Allen n tayri
Mezyan UmuH : targit Umedyaz
Cela fait peu et beaucoup en même temps. Le roman moderne en tant que tel est d'apparition récente dans la plupart des langues. C'est un genre littéraire européen que, par exemple, les Turcs et les Arabes ont adopté il n'y pas très longtemps, à peine un peu plus d'un siècle, eux qui ont mené des empires et géré une civilisation planétaire. Je pense que nous nous sommes bien débrouillés malgré l'absence de mécènes et d'institutions sur qui s'appuyer.

Un fois le roman écrit, commence la vraie vie du livre.
Chez nous ce qui suit la création est autrement plus difficile. Il faudra saisir l’ouvrage, le corriger, le faire financer, le faire imprimer, le faire diffuser, la faire lire en lui assurant un minimum de publicité. Toutes ces étapes sous d’autres cieux et d’autres langues sont affaires de professionnels. Quand une même personne prend en charge toutes ces étapes, il y a inévitablement des insuffisances.

Toutes ces étapes ont un dénominateur commun : l’argent. La confection du livre est dans les contrées ordinaires est un travail sérieux réalisé par des professionnels du livre. Un seule chose est demandée à l’auteur, c’est d’écrire. A partir du point final, le livre est pris en charge, l’auteur interviendra parfois dans les campagnes de promotion, ou d’explication de l’œuvre. La plupart des livres cités ci-dessus ont été édités soit dans les cercles militants, soit à compte d’auteur. Aucun d’entre eux n’a été soutenu matériellement par un quelconque mécène ou institution. Il faut une bonne dose de persévérance et de conviction pour écrire en Berbère.

Je trouve par ailleurs désolant que parmi les centaines de milliers de citoyens berbères qui maîtrisent plusieurs langues, l’Arabe, le Français, l’Anglais, l’Espagnol etc.…, aucun d’eux n’a eu pour le moment l’idée ou la volonté de traduire une œuvre berbère pour augmenter par ricochet le volume du lectorat et la mettre à la disposition d’autres horizons. S’agit-il d’une attitude paresseuse, symptôme d’une indigence intellectuelle, ou alors d’une activité sous estimée parce que nécessitant des efforts qui devront être reconnus ?
Les jeunes berbérophones ont commencé à traduire du Français vers le Kabyle, il y a déjà assez longtemps mais le chemin inverse semble faire peur : y aurait-il une incapacité psychologique à se faire découvrir à l’Autre ? Je pense qu’il n’ y a pas de complexe à avoir puisque, à travers le monde, la traduction littéraire est d'apparition relativement récente . En France, elle apparaît avec les débuts de la prose littéraire, dans les débuts du 14e siècle. On l'appelait les "belles-infidèles", le traducteur préférant l'aisance et l'élégance à la rigueur. Ce n'est qu'à la fin du 18e siècle, avec le développement du sens historique des différences entre les civilisations que la traduction veille à l'exactitude du détail et respect de l'originalité des textes.
Le travail de traduction doit être investi par des hommes et des femmes de lettres compétents devant connaître au moins 2 langues : la langue-source, dans le cas qui nous concerne, le Kabyle et la langue-cible, le Français, l’Anglais, l’espagnol etc.
Imaginez un peu qu'un roman berbère soit traduit dans une des grandes langues qui nous entourent et qu'il ait du succès, l'impact serait grand : ce serait la fin de la période des vaches maigres des éditions à 200 exemplaires non viables.

Pierre Bourdieu a écrit : « toute situation linguistique fonctionne comme un marché sur lequel le locuteur place ses produits. » Dans cette phrase, il y a marché, et qui dit marché dit vendre et acheter, par conséquent le locuteur doit savoir acheter le produit culturel. S’il est vrai qu’il ne peut exister de marché en l’absence des producteurs et des créateurs, L’absence de lecteurs contribue également à la destruction de ce marché. S’il y a un marché pour elle, la littérature berbère continuera d’exister et même de grandir ; sinon rien, c’est la disparition à terme. Dans les sociétés normales, le rêve de l’écrivain est de vivre de sa plume.
Pour que le roman berbère ou autre d'ailleurs survive, il faut qu'il y ait des gens qui écrivent, mais il faut que les lecteurs potentiels achètent et travaillent à le faire connaître.
Sous d'autres cieux, les prix littéraires qui sanctionnent les romans parus en librairie ne sont pas fait que pour la gloire, mais pour procurer des revenus à celui qui a écrit pour qu'il puisse continuer d'écrire. C’est une habitude inexistante chez-nous.
Le roman berbère va finir par user la corde symbolique et militante, et c'est une évolution normale, logique. La loi du marché sera sa seule réalité. Si le roman se vend, l'éditeur qui est aussi investisseur, éditera et le romancier écrira. Sinon point de salut. Il faut que les Berbères qui lisent dans beaucoup de langues se mettent à lire également dans la leur !

Comme sous toutes les contrées, c’est grâce à des efforts soutenus que l’édition kabyle donnera naissance à de véritables chaînes de lecture englobant l’auteur, l’éditeur et ses collaborateurs immédiats (l’agent de saisie, le correcteur, l’imprimeur, le distributeur). Finalement, l’éditeur sera le garant ultime de la qualité de l’œuvre, car il pourra souvent trier le bon grain de l’ivraie. La Bruyère, a écrit dans Les Caractères : " Le mérite de certains hommes est de bien écrire ; et de quelques autres, c'est de n'écrire point."

winna
23/08/2003, 23h09
Azul a I-Wumi

Ad 3erd'egh ad-seqwlegh "tirni" deg usarag-a, imi d-tiwizi. D-tidett a I-Wumi, ghur'-s azal ameqwran.
Atan ihi:

Ma ad yawed’ wass ad-ih’widj yewen Tamazight, ad-yekki deg usnefli-ines akken ad-tughal d-tutlayt tatrart n tira, yewwi-d ad-ilint ghur’-s wejdent kra n tewtilin tismaniyin : tayri n tutlayt, aqqas (volonté) i wakken ad-iseghtu (ad-iseqwem) azlag i-d-yedja umezruy, iwwi-d daghen ad yili cwit’ d-amaghnas. Anecta dayen iqnen ar twernant (affection) n yal yewen, tlaq i wsenkker n tfrit, maca iman-is ur tessawad’-ara ar iswi, ar tigawt. Laqent tugett n tghawsiwin n-id’en. Tamezwarut, ilaq ad ilin wejden wallalen addayen, ma ulac akkw, tamusni n tutlayt n yal-ass (ad yili yewen d-amazghawal).

Tabaddut n unegal (d-acu-t unegal ?)
Anegal, s umata, d-adris aghwezfan, tixutert-ines tezga-d deg t-inin n wayen idder yewen, azraw n teskanin akww d insayen, asebrurez n ifrayen akkw d iramsuyen, askan, amesgharu nagh unmas, n tillawt. D amahil iglaqen ad-is3u tiggawt akkw d-tiddas, imdanen, akkw d kra n tmusniwin timatuyin nagh tid iqnen ar usentel ghef acu igettwaru. Ur izmir ad-yili d-anegal ma ur i3a-ra krad’ (3) n udmawen-a I-d-enna, ghur’-sen tixutert I imyaruyen ifkkan azal ameqwran I tilawt nagh I tidett. Akken zer’egh daghen ur ilaq anettu cwit’ n tmedyazt.


Ur ittaru yewen i iman-is, akken kan ad-isufgh ayen illan deg-ul-is. Amyaru ittaru akken a-t-eghren wiyad’. Ur-t-iqar’ yewen ma yella ur tigza-ra nagh ur-t-ifhim-ara. Aya dayen ibanen.

Tutlayt n tira ur tella-ra, ur tettil-ara, d-takniwt n tutlayt ittwameslayen yal-ass. Ilaq ur nttadja-ra iman-negh aneghli deg tesraft-agi n-usddukkel n tfawtin. Tutlayt n tira d-talaba s yiman-is.

I wakken aneglem (décrire) ayen ittidir umdn atrar, ilaq anezger akkin i tutlayt n yal-as, anseqdec awalen imaynuten (akka igigh nekk deg tsuqelt-a). Amyaru ilaq ad yili d akerwa (maitre) n umawal atrar.

....

amur
23/08/2003, 23h30
adris(texte)agi macci am win id yefka afertkiw negh abaghugh.ilaq as cit n lweqt akken ad yeffegh akken ilha s tmazight maca ma ggan akw am Winna atan ad yefru ceghwl-is deg ussa a. ihi akka :ay iwiziwen rebbi akken yawes (aiwen)!

winna
26/08/2003, 23h27
Nekk ad smizwiregh tiwtilin I tira igerrzen akka:

1aru : Smenyifegh tughalin ar tutlayt n yal ass i wakken ad afegh awalen iqu’anen n zik, ittwattun, i wakken ad-gelmegh tagwnitt tamaynut. Amedya: azenneqnaq/insomnies, awerdan/étranger, tanZa/hiatus, tazayert/cercle, tebghes/courage, inan/discours, askussber/constipation amgirred/différence hcic/fragile, lufa/abondance, awerdan/étranger, anagar/excepté, taZayert/cercle.
Les emprunts réussis sont également irremplaçables : amikrub, amutur, tamacint, azufri , apiRi, takasiT atg.
Wis 2 ) Ttughalegh ar imawalen illan : Dallet. Amedya : tifeght=secret.

Wis3) Asermes n wawal illan deg tantala n-id’en n tMazight : amedya aseqdec n umawal Tafransist-tacelhit n Destaing. At’as n wawalen illan deg udlis-a zemren ad-meddzen awalen itraren i-d-ittwasnulfan. Amedya: ajdam=lèpre, aman n maârur=mirage, aghlaghal=écho, wama daghen awalen n ijirew (mer) ur illan-ara deg teqbaylit nagar deg ismawen n imed’qan.

Wis4) Tughalin ar umawal n tmaceght illan d agerruj n izur’an n wawalen n tmazight.

Wis5) Tughalin ar umawal atrar.

Wis6) Asukkes n wawalen deg wid yellan. Amedya: timanest=solitude

Deg wayen iqnen ar uxemmem, ilaq ad i3red’ umdan ad it’ef deg wawalen n teqbaylit, ma ad effghen deg imawen n imdanen imensayen. D-tamacahutt n-id’en tickki awall ittezzi ghef imdanen iddren imenghi (lggirra) nagh amc’eqlel deg umahil.

S umata, tira n unegal tezmer ad-suter sin iseggwassen n umahil. Ar wassa llan mraw unegalen id iffghen s teqbaylit:
Asfel R. Alliche
Askuti: S. Sadi
Tadyant gher tayed’ n Amar Uhemza
Yuger ucerrig tafawett n Ahmed Nekkar
Tasga n T’lam n Said Iemrac
Sin inegalen-inu (?): id’ d wass, tagrest urghu

winna
26/08/2003, 23h36
Cwit' n wawalen itraren i d yellan deg tsuqelt-a ynu. Ma yella win ur d izr'an kra izelgen, a-yi-d-yini...ttxil-nwen !

snefli= développer
Tawtilt (tiwtilin)= condition
tismanit= psychologique
seghtu=corriger
Tafrit=conscience
Tabaddut=définition
Tixutert=importance
azraw=étude
taskant= caractère (istique)
Ansay (insayen)=traditions (moeurs)
Asbrurez=analyse
Afra=sentiment
Aramsu=passion
Tiddas=intrigues
Tiggawt=action

winna
30/08/2003, 22h12
Surfet-iyi imi ur d efkkigh ara "aghbalu" ansa d ekkan wawalen itraren isqedcegh da. Wa d amawal i yufigh deg:
http://www.amazigh.co.uk/Dic/DicFra/A-Ad.htm

Win izr'an kra izelgen a-t-id-yini.

Tannemirt

amur
30/08/2003, 22h26
amawal id fkan di http://www.amazigh.co.uk/ igerrez .tasuqelt inek ur yelli wacu id tixusen.
si tama niden aqli ttradjugh s lhir akemmel n tinna n cmandifir:)

amur
17/10/2003, 04h45
atan ihi tasuqelt nni tekfa (ghas mazal ad qedcagh degs kra).awen t id fkagh .ddmegh ayen yesuqel winna imi yaajbiyi, ad yesuref ma bedlaght cwit'.
hata w acu d fka , saramegh ad fkem tamughli nwen mebla aseth'i.

ungal amazigh : ger uzekka d uz’ekka.
1-
Mara ad yawed' wass ad-ih'widj yiwen Tamazight, ad-yekki deg usnefli-ines akken ad-tughal d-tutlayt tatrart n tira, yewwi-d ad-ilint ghur'-s wejdent kra n tewtilin tismaniyin : tayri n tutlayt, aqqas ig djehden i wakken ad-iseghtu (ad-iseqwem) azlag i-d-yedja umezruy, iwwi-d daghen ad yili cwit' d-ameghnas. Anecta dayen iqnen ar twernantn yal yiwen, tlaq i wsenkker n tfrit, maca iman-is ur tessawad'-ara ar iswi, ar tigawt. Laqent tugett n tghawsiwin n-id'en. Tamezwarut, ilaq ad ilin wejden wallalen addayen, ma ulac akkw, tamusni n tutlayt n yal-ass (ad yili yiwen d-amazghawal).


2-
Tabaddut n ungal : ungal, s umata, d-adris aghwezfan kra , tixutert-ines tezga-d deg t-inin n wayen idder yiwen, azraw n teskanin akww d insayen, asebrurez n ifrayen akkw d iramsuyen, askan, amesgharu nagh unmas, n tillawt. D amahil iglaqen ad-is3u tiggawt akkw d-tiddas, imdanen, akkw d kra n tmusniwin timatuyin nagh tid iqnen ar usentel ghef acu igettwaru. Ur izmir ad-yili d-ungal ma ur i3a-ra krad' (3) n udmawen-agi ghur'-sen tixutert I imyaruyen ifkkan azal ameqwran I tilawt nagh I tidett. Akken zer'egh daghen ur ilaq anettu cwit' n tmedyazt.


3-
Ur ittaru yiwen i iman-is, akken kan ad-isufgh ayen illan deg-ul-is. Amyaru ittaru akken a-t-eghren wiyad'. Ur-t-iqar' yewen ma yella ur tigza-ra nagh ur-t-ifhim-ara. Aya dayen ibanen.

Tutlayt n tira ur tella-ra, ur tettil-ara, d-takniwt n tutlayt ittwameslayen yal-ass. Ilaq ur nttadja-ra iman-negh aneghli deg tesraft-agi n-usddukkel n tfawtin. Tutlayt n tira d-talaba s yiman-is.

I wakken aneglem ayen ittidir umdan atrar, ilaq anezger akkin i tutlayt n yal-as, anseqdec awalen imaynuten . Amyaru ilaq ad yili d akerwa n umawal atrar.
4-
Nek ad smizwiregh tiwtilin I tira igerrzen akka:

1aru : Smenyifegh tughalin ar tutlayt n yal ass i wakken ad afegh awalen iquranen n zik, ittwattun kra, i wakken ad-gelmegh tagwnitt tamaynut. Amedya: azenneqnaq/insomnies, awerdan/étranger, tanZa/hiatus, tazayert/cercle, tebghes/courage, inan/discours, askussber/constipation amgirred/différence hcic/fragile, lufa/abondance, anagar/excepté.
awalen ijentaden id yettmuzghen ilaq aten nedj kan akken llan : amikrub, amutur, tamacint, azufri , apiRi, takasiT atg.
Wis 2 ) Ttughalegh ar imawalen illan : Dallet. Amedya : tiffert=secret.

Wis3) Asemres n wawal illan deg tantala n-id'en n tMazight : amedya aseqdec n umawal Tafransist-tacelhit n Destaing. At'as n wawalen illan deg udlis-a zemren ad-meddzen awalen itraren i-d-ittwasnulfan. Amedya: ajdam=lèpre, aman n maârur=mirage, aghlaghal=écho, wama daghen awalen n ill ur llan deg teqbaylit nagar deg ismawen n imed'qan.

Wis4) Tughalin ar umawal n tmaceght illan d agerruj n izur'an n wawalen n tmazight.

Wis5) Tughalin ar umawal atrar.

Wis6) Asukkes n wawalen deg wid yellan. Amedya: timanest=solitude



5-
Deg wayen iqnen ar tsnegmit, ilaq ad i3red' umdan ad it'ef deg wawalen n teqbaylit, ma ad effghen deg imawen n imdanen imensayen. D-tamacahutt n-id'en tickki awal ittezzi ghef imdanen iddren imenghi (lgirra) nagh amc'eqlel deg umahil.

Deg ughrud, tira n ungal tezmer ad-suter sin iseggwassen n twuri. Assa llan nnig mraw ungalen id iffghen s teqbaylit:
Asfel R. Alliche
Askuti: S. Sadi
Tadyant gher tayed' n Amar Uh’emza
Yuger ucerrig tafawett n H’med Nekkar
Tasga n T'lam n Said Iemrac
Sin Ungalen-inu : id' d wass, tagrest urghu



6-
As nseddu adris n Belaid at Aali 'Lwali n wedrar ' i nezmer ad ninni fellas d ungal .imi am ungal d adlis gheziffen kra , 111 isebtar , ghures tazwara d tagara, tiggawt, tiddest, tighuriwin n tugniwin.D taqsit n bu leghtut , d yir usad d ungif n taddart .id yufan iman-is s ccil is amrabed’ ig 'hekmen deg yiwen udrar anda ttasen imesdurar ad awin l baraka. ma nsekcem Lwali n wedrar deg tawsit n ungal , nezmer ihi ad ninni d akken ungal amezwaru id yura amezghawal ur yella ara s tefransist maca srid s teqbaylit.M'ur d efk ara tarmit agi n tira deg segwasen 1945, anect a yezgad deg tisebiwin timedriyin kan , tamezwarut degsen d tamettant id yewwin Belaid d ilem'zi.


7-
Ar assa ghurnegh 9 ungalen , i 9 ungalen agi yettwasnen nezmer ad nernu kra n immuden n tullizin:
Muh'end Ighil: Atlanta, Allen n Tayri
Mez'yan Umuh': Targit Umedyaz
anecta drus d wat'as ma nwalla d akken ungal atrar macci at'as aya segmi id yenulfa deg ugut n tutlayin. ungal d tawsit tasekkalt tayurupit . ma d newwi iturkiyen d waaraben d amedya ad n af d akken ula d nitni taggara agi kan it snen , 100 isegwasen kan.nutni ig 'tfen timura d tagherma ig wd'en deg akw n tamiwin n ddunit .akken ttwaligh ghas ur llin ara imastanen negh tasudut ig bedden yidnegh nselk iman nnegh akken ilha.

8-
Mi tfuk tira n ungal din ara tebdu tudert n tidet n udris.di tmurt nnegh ayyen i g d'efren tira ig waaren . iqqen ad naru udris stmacint , ad t neseghtu, ilaq ad t nesiz'ref, ad yettwazreg, ad yettwadellel akken at ghren medden.aya akw di tmura d tutlayin nid'en d cghwl isadaren. ma d yiwen umdan ara ixedmen akw lecghwal agi mebla ccek ad illin laayub.ur d ittili ara akken iwata.

9-
Imecwaren agi yakw tcerkiten yiwet n tghawsa: idrimen.Asufegh n udris di tmurra ig rebh'en d tawwuri tamaglayt id teggen isadaren n udris. Tira kan ara sutren seg umyaru. mi g fuk kan adris at 'tfen wiyad’, amyaru ad yesekcem imanis sya gher da deg udellel negh asefhem n udris. ugut (lketriya) n idrisen agi sufghenten imeghnasen di tddukliwin tidelsanin negh yesufghiten umyaru seg ldjib is.ula d yiwen degsen ur t yawes amaskan negh tasudut. Akken twallam iqqen ad tesaaud’ tamedlit yeqwan, ad d tillid’ daghen d amgalluz akken ad tarud' s tmazight.

10-
Ayyen yeseqrah'en d tiwinas n ifed’ n ighermanen imazighen ig snen akken ilha at’as n tutlayin am taarabt d tefransist d tenglizit negh taspenyulit...atg. ula d yiwen degsen ur yesuqel adris s tmazight akken ad yesnerni ablegh n imeghriwen wa d teghren anda nid'en . addud a d tifenyent kan ig llan d amatar n wassar aggag negh d armud ig ttwah’eqren imi tesutur ussisen ig qqen ad tstaarfen yesen?

11-
Imazghawalen ilmz'yen at'as aya segmi bdan asuqel seg tefransist ar teqbaylit maca yettban am akken tkukrun ad suqeln seg teqbaylit ar tefransist: ahat tella tagammit tasnimant akken ad nesbeggen iman nnegh i wiyad'?
ghuri ur yelli laaib negh akukru negh kra n dir imi tasuqelt tasekkalt macci at’as aya segmi tebda di tamiwin nid’en n umadal .deg fransa , tbanned s tazwara n tasrit tasekalt di tazwara n timidi (lqern) 14. ggan as isem d war timekda yefulkin, amsuqel yella yettextiri tihuska d tasrifa yettadja tiseddi.ilaq ad nerdju tagara n lqern 18 d tanflit n uzaraf amezruy n tmezliwin ger tigherma iwaken ad tett’ef tasuqelt deg yal taghwsa d uzrekki n tmez’wert n idlisen.

12-
amahil n tsuqelt yeqqen at 'tfen irgazen n d tilawin n tsekla ig saan tawzut yesnen ma drus snat n tutlayin : tutlayt n twada , deg medya nnegh taqbaylit. d tutlayt n usuqel negh aggwad’ tafransist, taglizit, taspanyulit...atg.

suggnet kan ma yettwaseqel udris seg teqbaylit ar tutlayt seg tutlayin timeqwranin igh d yezzin wa d yesau asmures, asemdu ines ad yilli d ameqwran : ad tekfu tallit n usufegh n 200 idrisen ur nezri ma d aten taghen negh ala.

13-
Pierre bourdieu yennad dakken yal addad ametlay yegga am ulzuz anda yettara bu wawal ifarisen is . deg tefyirt agi , yella ulzuz, win ibedren ssuq ad yinni aghed tezenzed’, ihi bu meslay iqqen ad yisin ad yagh afaris adelsan . ma nennad ur yezmir ad illi ulzuz m ur llan ara imfarasen, iba n imeghra yettak afus i useghli n ulzuz agi. tasekla tamazight ad tedder ad tenerni ma tesaa ulzuz. ma ulac ihi ad neddu srid gher usenger.deg timetiyin n medden , tirga negh asirem n umyaru ad yedder seg imru ines.

14-Iwakken ungal amazigh negh n tutlayt nid’en ad yedder iqqen ad illin widak yettarun maca iqqen daghen ad illin imeghra id yettaghen ad qedcen akken ad yettwasen.
anda nid’en arazen isekkalen i ttaken i ungalen id yettefghen deg tnedlistin ur llan i tmanegt maca i wakken ad d’emnen ibughar i win yettarun akken ad yekemmel ad yaru. tagi d tanumi ur yellin deg tmurt nnegh.
ungal amazigh ur yezmir ad yedder kan s tmeghnast d uzamul . aya d tamhazt tamagnut , tilawt ines tawhidt ad tilli d a’saduf n ulzuz .ma yettuzenz ungal.amazrag ig yellan daghen d amzenzu ad izzizreg amyaru ad yaru.ma macci akka ulac leslak . imazighen ig qqaren deg at’as n tutlayin iqqen ad bdun ad ghren deg tutlayt nsen.

15-
Am di yal tama, s ussisen ur nh'ebes ara d ekk tazrigt taqbaylit izraren n tghuri yettekin degsen umyaru,amazrag d imaawnis imezwura (amseghtey, bab n uxxam n ulzagh, asedgar) . deg tagara amazrag ad illi d win ara ibedden ghef taghara n udris imi yezmer deg at’as n tegwnatin ad yefren ayyen yelhan seg w ayyen n diri.LaBruyere yura di ‘’les caracteres’’(udmawen) : taghara n kra imdanen snen ad arun akken yelha ma d taghara n wiyad’ur d tarun acemma.

taseuqelt sghur iwiziwen : winna d ucrik is amur.

I wumi !
17/10/2003, 20h21
Ma nnigh-ak ur d-ewwid' ara iman-ik ay Amur!

Yuzen-iy-id yiwen umddakkul-iw tasuqelt (ahat) n wezgen deg-s. A tt sqaâdegh kan u a tt in-aznegh, acku akka tella tura ur yeli wamek imi attan di "fichier PDF" u tura s yeskilen n ugemay amazigh.

Syin, a nwali anta a neddem akken a tt nerr deg yiwet n tencirin n usebtar Tasekla.

amur
18/10/2003, 03h01
ihi aqliyi ttradjugh tasuqelt nni .
cukagh ur twehemd' ara ma nighak saramegh ad t illi tif tagi id nefka .

I wumi !
19/10/2003, 22h10
Atan ay Amur nnegh wayen id isuqel wemdakkul-iw. Sdaw-as ad tafed' s tefransist!


Pierre Bourdieu yenna : “Tigwnatin n tesnalsit teddunt am ssuq igher yettawi win yettmeslayen tighawsiwin-is.” Di twinest-agi yella wawal “ssuq”, ideg yella
win yesnuzun, yella unadjaw. Yessefk ghef wemdan ad yissin ad yagh taghawsa tadelsant. Ma d tidett ur yettili ara ssuq ma ulac wid d-yeslalayen d wid d yesnulfuyen,
ma ulac wid yeqqaren rennun ula d nitni I uhuddu n ssuq-agi.
Ma yella ssuq-is, tasekla tamazight ad tili yernu ad tennerni; negh ma ulac ulac, ugwagh ad tenger. Di tmettiyin timagnutin, targit n wemyaru d akken ad
yidir seg way-en yettaru.
I wakken ungal amazigh, am win n tmura n id'en, ad yemduder, yessefk ad ilin wid yettarun, maca ad ilin daghen imeghriyen izemren a t aghen, a t
ssiwed'en gher wiyad'.

Di tmura n id'en, arrazen n tsekla yettwafken ilmend n wungalen d-yeffghen gher temkerd'win ur llan ara d yisegh kan, maca d anekcum n tedrimt i wakken amyaru ad isit di tira; tagi d tannumi ur nelli ara ghur-negh.
A d-yawed' wass, ghef wungal amazigh, anida ad yekfu wudem n tira tazamult d tira tameghnast, d tagi i tikli/tamhazt tamagnut, tamezzult. Ur s yessuluf
ara usad'uf n ssuq : ma yenza wungal, amazrag -s timmad-is d bu-tedrimt-a d-yeszireg, amyaru a d-yaru. Negh ma ulac d tawaghit. Yessefk Imazighen yeqqaren s tutlayin id'en ad ghren ula s tin nsen.
Am yal tamnadt di ddunnit, s ifadden d wussisen, tizrigin n teqbaylit ad slilent amsutt'ef n tghuri ideg ara ttekkin wemyaru, amazrag d wid s yezzin (amsaru, amseghti, amaggaz, amsedgar). Di taggara n wawal, amazrag yettili
d lmendad I tghara n wedlis, acku yezmer, am wakken qqaren, ad yefru ired ghef ukerfa. La Bruyère yura di “Tikliwin n wemdan” : ‘ Tajmilt n kra
yemdanen imi uran akk-en iwata; ma d wiyad', imi werjjin uran.’


Pierre Bourdieu a écrit : « toute situation linguistique fonctionne comme un marché sur lequel le locuteur place
ses produits. » Dans cette phrase, il y a marché, et qui dit marché dit vendre et acheter, par conséquent le
locuteur doit savoir acheter le produit culturel. S’il est vrai qu’il ne peut exister de marché en l’absence des
producteurs et des créateurs, L’absence de lecteurs contribue également à la destruction de ce marché. S’il y a
un marché pour elle, la littérature berbère continuera d’exister et même de grandir ; sinon rien, c’est la
disparition à terme. Dans les sociétés normales, le rêve de l’écrivain est de vivre de sa plume.
Pour que le roman berbère ou autre d'ailleurs survive, il faut qu'il y ait des gens qui écrivent, mais il faut que
les lecteurs potentiels achètent et travaillent à le faire connaître.
Sous d'autres cieux, les prix littéraires qui sanctionnent les romans parus en librairie ne sont pas fait que pour
la gloire, mais pour procurer des revenus à celui qui a écrit pour qu'il puisse continuer d'écrire. C’est une
habitude inexistante chez-nous.
Le roman berbère va finir par user la corde symbolique et militante, et c'est une évolution normale, logique. La
loi du marché sera sa seule réalité. Si le roman se vend, l'éditeur qui est aussi investisseur, éditera et le
romancier écrira. Sinon point de salut. Il faut que les Berbères qui lisent dans beaucoup de langues se mettent
à lire également dans la leur !
Comme sous toutes les contrées, c’est grâce à des efforts soutenus que l’édition kabyle donnera naissance à de
véritables chaînes de lecture englobant l’auteur, l’éditeur et ses collaborateurs immédiats (l’agent de saisie, le
correcteur, l’imprimeur, le distributeur). Finalement, l’éditeur sera le garant ultime de la qualité de l’œuvre, car
il pourra souvent trier le bon grain de l’ivraie. La Bruyère, a écrit dans Les Caractères : " Le mérite de certains
hommes est de bien écrire ; et de quelques autres, c'est de n'écrire point."

Amek ihi? D acu tennid'?