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Voir la version complète : I ISENSELKAMEN : pour les Informaticiens


AMENAY2
28/06/2003, 15h33
Tasenselkimt (informatique) s tmazight ! ayen akken yellan d tirga yughal d tilawt. Seld tusnakt (math.), takrura (chim.), tussnafukest (tech.), tamessnalunt (astro.).... seld yal tidbal n tussna i yesâan amawal nsent, mazal leqdic irennu.
Adlis aki n wass-a imu xsegh ad gegh adellel d Amawal n Tsenselkimt s krad tutlayin.

Auteur : S. Saad-Bouzefrane
Titre : Lexique d'informatique (Français- Anglais- Berbère), Amawal n tsenselkimt (Tafransit-Taglizit-Tamazight)
Maison d'Edition: L'Harmattan Éditeur, sept. 1996, Paris.

Atan dacu id yura umsekrad (auteur) deg tazwart-is:

Les néologismes ont été élaborés comme suit. Après avoir répertorié tous les mots utilisés en informatique, à partir de dictionnaires français et anglais récents de l'informatique, il a fallu dans une première étape puiser dans les parlers berbères, afin d'éviter de créer des néologismes chaque fois qu'il était possible de trouver ces mots dans au moins un parler berbère. Comme je l'ai précisé en bibliographie, les dictionnaires consultés sont ceux du Kabyle (KBL), du Touareg (MCG ), du Chleuh (CLH), du Mozabite (MZB), du Chaoui (CW) mais aussi le lexique Amawal (MW) et le lexique de mathématiques (MAT) pour utiliser le maximum de mots usités. Pour les mots purement techniques informatiques inexistants dans les dictionnaires et les lexiques actuels, il a fallu procéder dans une seconde phase à la création de néologismes.

Les procédures de création sont celles attestées en berbère (S. Chaker 1984). Les principales règles de création sont la composition et la dérivation. En voici des exemples:

1. Composition: à partir de deux lexèmes:

- nom + nom: atamd.an (octet, de tam: huit MC£ et amd.an: nombre MW)

- verbe + nom: tasenselkimt (informatique, de issin: savoir KBL et aselkim*: ordinateur )

-nom + verbe: tahlaskit (programmétrie, de ahil: programme MW et sket: mesurer MAT, MC£)



2. Dérivation: procédure très productive qui permet, entre autres, de dériver à partir d'un verbe un nom d'action verbale ou un nom d'agent ou un nom d'instrument ou un adjectif. Il y a deux types de dérivation: la dérivation verbale et la dérivation nominale.

a. Dérivation verbale

- forme factitive: sfurkec* (multiplexer, de furkec*: être multiplexé)

- forme réciproque: amyuqqen (interconnexion, de my: préfixe de réciprocité et qqen: connecter KBL)

b. Dérivation nominale

- nom d'action verbale: asengel* (codification, de sengel*: codifier)

- nom d'agent: asemlellay* (assembleur, de semlil: assembler KBL )

- nom d'instrument: asunag (traceur, de suneg : dessiner, tracer MW )

- adjectif: uqqin (connecté, voir mode connecté, de qqen: connecter KBL )

Outre ces deux méthodes de dérivation, j'ai aussi opéré certaines dérivations nominales basées sur la préfixation.

Exemples: agrudem (interface, de ager*: inter et udem: face KBL )

azarsekkar (préprocesseur, de azar: pré MAT et asekkar*: processeur)

amikr.uselkim (micro-ordinateur, de amikr.*: micro et aselkim*: ordinateur)

J'ai été confrontée à certaines situations délicates dans lesquelles des noms ou des adjectifs sont donnés dans un dictionnaire sans que le verbe correspondant y figure. Quelquefois, j'ai pu retrouver ce verbe dans un autre parler.

Exemple: Dans Amawal, on trouve armud pour activité et j'ai retrouvé rmed MCG pour activer.

Quand la recherche échouait, il fallait en dériver une famille de noms. J'ai alors créé un verbe à partir d'un nom existant pour obtenir ce résultat. Ce procédé peut paraître audacieux mais cette solution présente l'avantage de sauvegarder ces mots existants pour donner naissance à une famille ayant la même racine.

Exemple: du nom angal (code, mot qui a un sens caché MC£), j'ai créé ngel* pour coder, aneggel* pour codage, anagal* pour codeur etc.

La création de néologismes m'a permis, en outre, de proposer principalement des préfixes assez répandus dans le lexique d'informatique mais inexistants dans le lexique de mathématiques.

Exemples: als de ales (répéter KBL) traduit le préfixe re comme dans régénérateur.

aks de kkes (supprimer KBL ) traduit le préfixe dé comme dans désérialisation.

La liste complète des préfixes/suffixes utilisés dans ce lexique est donnée à la fin de cette introduction, ceux qui sont suivis d'une étoile sont des propositions personnelles.

J'attire l'attention du lecteur sur certaines dérogations aux règles décrites ci-dessus.

2- les noms universels tels que les noms des langages de programmation (PASCAL, C, SMALLTALK etc.) ou acronymes (Internet, ISO, Ethernet, FDDI, ...) sont volontairement omis car de toute évidence, ils restent les mêmes dans toutes les langues.

2- beaucoup de mots ont été traduits directement de l'anglais car la traduction française n'est pas toujours adéquate (exemple: le mot français déroutement tiré du mot anglais trap qui signifie piège a été traduit en tasraft KBL ).

3- il existe des mots pris des lexiques Amawal (MW) ou mathématique (MAT) pour lesquels j'ai fait une modification mineure qui consiste à changer une voyelle afin d'obtenir une forme berbère normalisée. Ce genre de modification est en général mentionné.

Exemple: dans le lexique de mathématiques (MAT), on trouve alg awi pour l'adjectif formel; j'ai dû le transformer en alg awan*.

4- les mots composés sont généralement écrits d'un seul tenant. Néanmoins pour les termes techniques composés, on peut mettre un tiret (-) entre les mots constituants afin de les mettre en évidence. Le but n'est pas toujours d'en faire un seul mot comme en littérature. Dans certains cas ces mots seraient trop longs et trop complexes. Selon les préférences de chacun, on pourra écrire afelmz.iselkim (superminiordinateur) ou afel-mz.i-selkim (super-mini-ordinateur).

5- j'ai indiqué sous forme de remarque (Rmq) les contradictions que j'ai relevées dans mes différentes lectures, ou encore des constatations générales susceptibles d'être utiles au lecteur intéressé.

Exemple: pour le mot uslig sont données des traductions différentes voire contradictoires dans le lexique de mathématiques qui l'utilise pour spécial et dans Amawal qui l'utilise pour privé et double. J'ai indiqué cela de la façon suivante: uslig MW (Rmq. uslig= privé MW = double MW = spécial MAT ).

Le mot fixe est traduit par yemmuten dans le lexique de mathématiques alors qu'il existe un terme usbid. KBL (de sbed.: être immobile, fixé KBL) plus adéquat. Ma remarque concernant fixe (Rmq. fixe: yemmuten MAT); indique que je n'ai pas utilisé la proposition du lexique MAT car elle m'a semblé peu adaptée.

Finalement, tout au long de mon travail, j'ai essayé de trouver plusieurs équivalents à chaque mot sauf dans le cas où mes recherches n'aboutissaient pas car j'ai voulu offrir une liberté de choix au lecteur qui peut ainsi opter pour une proposition ou une autre selon des arguments qu'il jugera plus opportuns. Toutefois, la meilleure proposition de mon point de vue, pour un terme technique est toujours placée en premier.

Enfin, je rends hommage à tous ceux qui sont à l'origine des travaux (dictionnaires et lexiques) que j'ai cités car sans eux je ne sais si j'aurais pu élaborer ce lexique. Cet humble travail suscitera sans doute des critiques et des propositions. Je souhaite qu'il contribue à la naissance de nouvelles productions littéraires et scientifiques.



Bonne lecture

I wumi !
28/06/2003, 18h20
Fkagh-d kra n wawalen ay Amnay. Ahat a ten-ghren u a ten-lemden Imeghban!!!