Ali SAYAD
30/04/2003, 20h01
Quarante ans après la fin de la guerre de l'Algérie (c'est à bon escient que je n'écrit pas la guerre d'Algérie comme on a souvent l'habitude de le faire, l'initiative étant pour la première fois, depuis Les guerres de Jugurtha venue du peuple algérien qui a décidé de déterrer la hache de guerre contre la plus vile des oppression, le colonialisme. Tout comme il s'est soulevé les 5 octobre 1988 et 20 avril 2001 dans un Printemps noir contre la "hogra", pour la démocratie et pour l'identité dans une Algérie plurielle), quarante ans après la fin de la guerre de l'Algérie, disai-je, une chaîne du service public français, France 2produit et diffuse en deux épisodes, les lundi 28 et mardi 29 avril 2002, L'Adieu de François Luciani. Ce film relève de la levée des tabous qui entouraient cette guerre, à une heure de grande écoute sur une chaîne publique pour dire les atrocités commises par l'armée française : torture, viols, fellahs malmenés, innocents tués au hasard.
Le film est tiré du roman, Le Patos(1), de Alain SCOFF qui a été sous-lieutenant en Algérie. Les souvenirs de Scoff ont stimulé François Luciani pour traduire l'histoire d'amour d'un patos (expression pied-noir pour désigner les Français de France) dans un film plein de véracités pour ceux qui on vécu cette guerre qui n'osait pas dire son nom.
Laurent Luissac, jeune appelé du contingent, prend un coup de poing sur la figure, au sens propre et au sens figuré, le lendemain de son arrivée en Algérie. Alors qu'il s'entraînait à la boxe avec un camarade pied-noir, aspirant, comme lui, il baisse sa garde quand il voit entrer la soeur de ce dernier.
Comme dans Nedjma de Kateb Yacine, l'Algérie est pour Laurent Luissac à la fois cette rieuse et douce jeune femme, les attentats et les harcellement du mouvement indépendantiste, le Fln, le commandement d'une section en Kabylie (qui pouvait être une autre région), les horreurs de la guerre avec ses viols, ses tortures, ses disparitions...
L'Algérie est présentée sous deux tableaux, celle de l'Algérie d'"avant, quelque peu idéalisée, où un vieux pied-noir joue tranquillement aux échecs avec son ami allgérien, médecin de profession. L'autre face du tableau, l'Algérie "nouvelle" où ce médecin, opposé à la violence, qui, contraint de soigner un combattant de l'Aln blessé, est arrêté, torturé à mort par des gendarmes français.
Sous le regard de Laurent, les liens affectifs entre les membres des deux communautés, indigène (on osait pas dire algérienne à l'époque, c'était reconnaitre et donner un statut aux populations indigènes) et pied-noir (elle n'était française que pour les grandes circonstances comme le 13 mai 1958) se défont. La fille du médecin assassiné devient poseuse de bombes et rompt avec son amie française "Dénonce-moi si tu veux ! Mais je t'interdis de me faire de la morale", lui di-elle. Dans cette histoir, Laurent fait figure de naïf dans ce pays qui s'écroule et s'effondre chanque jour un peu plus, plus personne ne respecte les règles. Il veut traduire en cour martial deux de ses hommes attrappés en flagrant délit de viol, ils sont seulement mutés dans un régiment disciplinaire. Un de ses camarade l'informe comment les "suspects" qu'il mettait entre les mains du "Dop" (disposititif opérationnel de protection) étaient interrogés, torturés et exécutés dans "les corvées de bois".
Parce que le film est sensé se dérouler en Kabylie (Azazga), dans http://www.kabyle.com/forums/showthread.php?s=&threadid=11454, Kabylstar s’interroge « Les Kabyles n’était pas parlé en 1960 en Kabylie ». Sur le même forum Mohand Imazatène, secrétaire de l’AKFI, reproduit la lettre qu’il a adressé à l’administration de France 2 pour dénoncer le parti pris du réalisateur du film où « les acteurs s'expriment en arabe. »
Ce film, tourné au Maroc avec des figurants marocains, qui n’ont pas la maîtrise de la langue kabyle, ont interprété des rôles secondaires de harkis et goumiers. Ce qui signifie que le personnel supplétif de l’armée française à Azazga n’est ni kabylophone ni kabyle. Il est de ces déplacement de populations venues d’ailleurs, logées dans les camps de regroupement opérés par les SAS (Sections administratives spécialisées) pour casser la dynamique des maquis où le combattant du l’Aln (Armée de libération nationale) doit être « comme un poison dans l’eau ». Or les maquisards ne sont montrés qu’au moment où ils sont abattus justement par ces harkis et goumiers. Il faut donc rendre à Jules ce qui appartient à César, aux harki et goumier leur restituer l’étrangeté de leur langue en Kabylie. Ce qui est passé inaperçu aux yeux des téléspectateurs sont les costumes des combattants habillés en Afghans et barbus, comme si le maquis kabyle était constitué d’islamistes avant l’heure.
Je ne veut pas entrer dans la polémique de dénigrement que veut engendrer, une fois de plus, cet agent double qu’est I Wumi, à l’esprit gelé dans une lointaine banquise du Canada. Je laisse les kabylonautes juger par eux même sa mesquinerie qui ne sert qu’à servir les ennemis de la Kabylie et de l’Algérie. Quant à moi, ma réputation est faite et les kabylonautes reconnaissent en moi le bâtisseur qui ne fuit ni ses responsabilités devant l’histoire ni son devoir de vérité pour fuir ou me cacher derrière des assertions gratuites, le mensonge, le discrédit, le dénigrement dans le but me diminuer. Heureusement les kabylonautes ont leur propre jugement et leur libre arbitrage. Constatez, chers amis, par vous-même :
(...)
Les pseudo-intellos kabyles imitent les intellos occidentaux et adoptent une vision du monde qui les éloigne beaucoup de la réalité kabyle. Ils sont "universels" et ne s'occupent pas de petits problèmes comme les nôtres. La majorité d'entre eux ont copié les idées des intellos français et oublié que si les tracasseries des Français sont d'ordre international c'est parce que en France tout va bien(en 1789 les révolutionnaires français ne regardaient que la France). La France est un pays démocratique, civilisé, un PIB d'enfer, un niveau de vie à la hauteur de tous les pays civilisés. Alors, nos intellos à la voile au lieu de réfléchir, cherchent à transposer. Nos intellos sont stupides. Au fait, on en a pas ou très peu.
Laissons tout cela de côté. Disons que nous avons chialé fort et que France2 a décidé d'organiser un petit topo sur le sujet pour savoir si nous sommes réels ou juste des voix...
Supposons qu'elle (FR2) inviterait Ali Sayad, sociologue kabyle, pour essayer de remettre les choses au clair. Alors, Mister Sayad dirait à la télé que le peuple kabyle n'existe pas et il n'a jamais existé comme il nous l'avait écrit ici à plusieurs reprises (au besoin les archives sont là) sur le forum. Et FR2, sur le coup rirait. Pourquoi? Parce que c'est une absurdité d'exiger le respect des autres quand nous mêmes, nous nous respectons pas.
Il n'y a plus de Kabyles de la trempe de Bessaoud, il ne reste que des vieux complexés frippés. Que des c o n s par tout! Mais il faut chialer quand même car laisser le terrain aux Harkis, ce serait laisser le petit agneau au soins de Mister chacal. Aah! Aah! a belyazid' h'emlaγ-k arniγ arraw-ik! Aah! Aah! a Mh'and ucen....
(...)
Le film est tiré du roman, Le Patos(1), de Alain SCOFF qui a été sous-lieutenant en Algérie. Les souvenirs de Scoff ont stimulé François Luciani pour traduire l'histoire d'amour d'un patos (expression pied-noir pour désigner les Français de France) dans un film plein de véracités pour ceux qui on vécu cette guerre qui n'osait pas dire son nom.
Laurent Luissac, jeune appelé du contingent, prend un coup de poing sur la figure, au sens propre et au sens figuré, le lendemain de son arrivée en Algérie. Alors qu'il s'entraînait à la boxe avec un camarade pied-noir, aspirant, comme lui, il baisse sa garde quand il voit entrer la soeur de ce dernier.
Comme dans Nedjma de Kateb Yacine, l'Algérie est pour Laurent Luissac à la fois cette rieuse et douce jeune femme, les attentats et les harcellement du mouvement indépendantiste, le Fln, le commandement d'une section en Kabylie (qui pouvait être une autre région), les horreurs de la guerre avec ses viols, ses tortures, ses disparitions...
L'Algérie est présentée sous deux tableaux, celle de l'Algérie d'"avant, quelque peu idéalisée, où un vieux pied-noir joue tranquillement aux échecs avec son ami allgérien, médecin de profession. L'autre face du tableau, l'Algérie "nouvelle" où ce médecin, opposé à la violence, qui, contraint de soigner un combattant de l'Aln blessé, est arrêté, torturé à mort par des gendarmes français.
Sous le regard de Laurent, les liens affectifs entre les membres des deux communautés, indigène (on osait pas dire algérienne à l'époque, c'était reconnaitre et donner un statut aux populations indigènes) et pied-noir (elle n'était française que pour les grandes circonstances comme le 13 mai 1958) se défont. La fille du médecin assassiné devient poseuse de bombes et rompt avec son amie française "Dénonce-moi si tu veux ! Mais je t'interdis de me faire de la morale", lui di-elle. Dans cette histoir, Laurent fait figure de naïf dans ce pays qui s'écroule et s'effondre chanque jour un peu plus, plus personne ne respecte les règles. Il veut traduire en cour martial deux de ses hommes attrappés en flagrant délit de viol, ils sont seulement mutés dans un régiment disciplinaire. Un de ses camarade l'informe comment les "suspects" qu'il mettait entre les mains du "Dop" (disposititif opérationnel de protection) étaient interrogés, torturés et exécutés dans "les corvées de bois".
Parce que le film est sensé se dérouler en Kabylie (Azazga), dans http://www.kabyle.com/forums/showthread.php?s=&threadid=11454, Kabylstar s’interroge « Les Kabyles n’était pas parlé en 1960 en Kabylie ». Sur le même forum Mohand Imazatène, secrétaire de l’AKFI, reproduit la lettre qu’il a adressé à l’administration de France 2 pour dénoncer le parti pris du réalisateur du film où « les acteurs s'expriment en arabe. »
Ce film, tourné au Maroc avec des figurants marocains, qui n’ont pas la maîtrise de la langue kabyle, ont interprété des rôles secondaires de harkis et goumiers. Ce qui signifie que le personnel supplétif de l’armée française à Azazga n’est ni kabylophone ni kabyle. Il est de ces déplacement de populations venues d’ailleurs, logées dans les camps de regroupement opérés par les SAS (Sections administratives spécialisées) pour casser la dynamique des maquis où le combattant du l’Aln (Armée de libération nationale) doit être « comme un poison dans l’eau ». Or les maquisards ne sont montrés qu’au moment où ils sont abattus justement par ces harkis et goumiers. Il faut donc rendre à Jules ce qui appartient à César, aux harki et goumier leur restituer l’étrangeté de leur langue en Kabylie. Ce qui est passé inaperçu aux yeux des téléspectateurs sont les costumes des combattants habillés en Afghans et barbus, comme si le maquis kabyle était constitué d’islamistes avant l’heure.
Je ne veut pas entrer dans la polémique de dénigrement que veut engendrer, une fois de plus, cet agent double qu’est I Wumi, à l’esprit gelé dans une lointaine banquise du Canada. Je laisse les kabylonautes juger par eux même sa mesquinerie qui ne sert qu’à servir les ennemis de la Kabylie et de l’Algérie. Quant à moi, ma réputation est faite et les kabylonautes reconnaissent en moi le bâtisseur qui ne fuit ni ses responsabilités devant l’histoire ni son devoir de vérité pour fuir ou me cacher derrière des assertions gratuites, le mensonge, le discrédit, le dénigrement dans le but me diminuer. Heureusement les kabylonautes ont leur propre jugement et leur libre arbitrage. Constatez, chers amis, par vous-même :
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Les pseudo-intellos kabyles imitent les intellos occidentaux et adoptent une vision du monde qui les éloigne beaucoup de la réalité kabyle. Ils sont "universels" et ne s'occupent pas de petits problèmes comme les nôtres. La majorité d'entre eux ont copié les idées des intellos français et oublié que si les tracasseries des Français sont d'ordre international c'est parce que en France tout va bien(en 1789 les révolutionnaires français ne regardaient que la France). La France est un pays démocratique, civilisé, un PIB d'enfer, un niveau de vie à la hauteur de tous les pays civilisés. Alors, nos intellos à la voile au lieu de réfléchir, cherchent à transposer. Nos intellos sont stupides. Au fait, on en a pas ou très peu.
Laissons tout cela de côté. Disons que nous avons chialé fort et que France2 a décidé d'organiser un petit topo sur le sujet pour savoir si nous sommes réels ou juste des voix...
Supposons qu'elle (FR2) inviterait Ali Sayad, sociologue kabyle, pour essayer de remettre les choses au clair. Alors, Mister Sayad dirait à la télé que le peuple kabyle n'existe pas et il n'a jamais existé comme il nous l'avait écrit ici à plusieurs reprises (au besoin les archives sont là) sur le forum. Et FR2, sur le coup rirait. Pourquoi? Parce que c'est une absurdité d'exiger le respect des autres quand nous mêmes, nous nous respectons pas.
Il n'y a plus de Kabyles de la trempe de Bessaoud, il ne reste que des vieux complexés frippés. Que des c o n s par tout! Mais il faut chialer quand même car laisser le terrain aux Harkis, ce serait laisser le petit agneau au soins de Mister chacal. Aah! Aah! a belyazid' h'emlaγ-k arniγ arraw-ik! Aah! Aah! a Mh'and ucen....
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