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Sujet : L’œuvre positive des colonisés

  1. #1
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    ala L’œuvre positive des colonisés

    L’œuvre positive des colonisés

    « Saint Augustin, ce ********* » -François Mauriac, écrivain français

    Alger, - Longtemps occultée, la participation des populations coloniales aux efforts de guerre de la France est aujourd’hui un véritable enjeu de mémoire au coeur des luttes politiques et juridiques des anciens combattants et des sans-papiers. « En mettant écrit Emmanuel Blanchard l’accent sur la contribution de leurs aînés à la défense d’idéaux démocratiques, mis à mal par les gouvernements passés et présents de la France des colonies ou de la fermeture des frontières, ces derniers ont contribué à sortir de l’oubli des milliers d’hommes dont les sacrifices ne sont toujours pas reconnus. Il reste que l’image du tirailleur libérateur de la France occupée ne permet pas d’appréhender, dans toute sa complexité, l’histoire des troupes coloniales ».(1).

    Pour l’histoire et sans oublier que des Algériens furent recrutés dans les troupes françaises depuis 1837 (les fameux turcos) dans la guerre du Levant en 1865, il existe un cimetière au Liban portant des mechhed avec des noms commençant par Aït. Ensuite, ce fut la guerre de Crimée, la guerre de 1870: parmi les plus braves, les Algériens qui arrivèrent à enlever une colonne Wissembourg, moins d’une centaine de rescapés sur les 800. Après le cauchemar de Verdun et du Chemin des dames, lors de la Seconde Guerre mondiale, les troupes coloniales furent, d’emblée, massivement intégrées aux plans de bataille et, placées en première ligne, elles payèrent un très lourd tribut lors des combats de mai et juin 1940.

    Plus tard, les troupes alliées, en débarquant en Italie, sont remontées petit à petit vers le nord. Elles furent cependant bloquées à Monte Cassino. On fit appel, une fois de plus, aux troupes coloniales françaises constituées de tirailleurs algériens et marocains. Elles défoncèrent, au prix de pertes très lourdes, les lignes allemandes le 22 mai 1944. Par la suite, sous le commandement du général de Lattre de Tassigny, 260.000 soldats, majoritairement nord-africains, débarquent en Provence et libèrent Toulon et Marseille le 15 août 1944. Il y eut 140.000 soldats algériens. Il y eut 14.000 morts et 42.000 blessés. Ce sont, en partie, ces soldats qui revinrent ensuite au pays, pour voir leurs familles massacrées un jour de mai 1945...

    Alors que sort sur les écrans français le film Indigènes et que le président Jacques Chirac annonce une revalorisation des pensions des combattants issus de l’ex-Empire français, on apprend que cette revalorisation était dans l’air depuis quelques mois. La sortie du film a été programmée selon un scénario qui fait dans le pathétique. On dit que le président Chirac touché par la sincérité du film aurait donné instruction au ministre des Anciens combattants de préparer un dossier de revalorisation des pensions des indigènes « cristallisés » dit-on depuis près de cinquante ans. Cette régularisation partielle de tous ceux qui on contribué à défendre la France et à la reconstruire a été dénoncée par des organisations. On lit dans un communiqué: « Si aujourd’hui la grosse artillerie politico-médiatique est sortie pour la reconnaissance des tirailleurs venus des colonies, il n’en est pas de même pour les ’’guerriers’’ du BTP, des mines ou de la sidérurgie... »

    La France n’arrive toujours pas à sortir de son hypocrisie coloniale. C’est trop facile de vouloir toujours réécrire l’histoire...Il est important de ne pas oublier de l’écrire au moment où elle se fait ! Cela devient insupportable qu’une telle omerta règne dans notre pays sur le sort réservé aux vieux travailleurs immigrés maghrébins...Certains ont le beau rôle et se refont une virginité sur le perron de l’Elysée sur le dos des « Indigènes ». Combien de parlementaires soutiendront la proposition d’une Allocation spécifique dite « exportable » pendant le débat parlementaire sur la loi de financement de la sécurité sociale ?(2).

    Le témoignage suivant, celui d’un Noir devenu Français, est un véritable cri de révolte ; il raconte d’une façon simple la tragédie du village où il est né. Ecoutons le: « Dans le village africain de mille âmes où je suis né, on compte douze anciens combattants de la dernière guerre mondiale ». Beaucoup des fils du village ne sont pas revenus. Ils peuplent encore les monuments du Soldat inconnu dans nos villes où on a déjà fait une croix sur leur sacrifice. Ce sont plutôt des soldats non reconnus qu’inconnus. En témoigne le dédain actuel adressé à leurs descendants, jugés, pour certains, inutiles, par M.Sarkozy. Ceux qui sont revenus sont traumatisés à vie et ne touchent qu’une maigre pension trimestrielle.

    On aimerait que M.Sarkozy, qui aime à chanter que « ceux qui n’aiment pas la France la quittent », nous dise combien d’âmes ont été sacrifiées dans son village d’origine, en Hongrie, en 1914-1918 et en 1939-1945 pour que lui-même mérite plus d’être bon Français que Moussa, Mohamed ou moi-même ? Soit dit en passant, il y a même des villages et des villes nombreuses en France même où on n’a pas payé le prix du sang pour la rédemption de la France. La seule différence entre Sarkozy, le Hongrois d’origine, et Moussa, Mohamed et moi, et qui ferait du premier un Français plus méritant, ne serait-ce pas sa couleur de peau et sa méritoire extraction aristocratique ?(3).

    A l’assaut des tranchées adverses, ployant sous un déluge d’obus, suffoquant sous l’effet des gaz mortels sur les champs de bataille brumeux et venteux du nord-est de la France, sous la glaciation hivernale des nuits noires de novembre, à des milliers de kilomètres de leur tropique natal, les grandes rasades d’alcool galvanisaient leurs ardeurs combatives à défaut d’exalter leur patriotisme.. En ces temps-là, écrit René Naba « la chair à canon » carburait à la gnôle. Par un subterfuge dont la raison détient seule le secret, qui n’en révèle pas moins les présupposés d’un peuple, les ressorts psychologiques d’une nation et la complexion mentale de ses dirigeants, la revendication ultime préludant au sacrifice suprême -« Aboul Gnoul » apporte l’alcool- finira par constituer, par un dévoiement de la pensée, la marque d’une stigmatisation absolue de ceux qui auront massivement contribué, à deux reprises, au péril de leur vie, à vaincre, paradoxalement, les oppresseurs de leurs propres oppresseurs. « ********* » tire son origine de l’expression argotique de cette supplique ante mortem.(4).

    Cependant, si l’on croit René Naba, il existerait une autre explication. Ecoutons-le: « Dans les ouvrages de référence de la société savante de l’élite française, le calvaire de leur dépersonnalisation et leur combat pour la restauration de leur identité et de leur dignité se résumeront à cette définition laconique: Le *********, nom masculin apparu en 1890, signifie noir en langue wolof (dialecte du Sénégal). Donné familièrement par des Blancs du Sénégal aux Noirs autochtones, ce nom deviendra au XXème siècle une appellation injurieuse donnée par les Européens d’Afrique du Nord aux Nord-Africains. Synonyme de bicot et de raton ». Avare de précision, la définition, sibylline paraît quelque peu succincte. Masque-t-elle gêne, ignorance, indifférence ou volonté d’atténuation ? L’expression était-elle vraiment familière ? Serait-elle le fruit d’un paternalisme blanc de bon aloi envers de braves Noirs « bons sauvages » ?..Qui sont donc ces Nord-Africains à l’identité mal définie qui faisaient -qui font- l’objet d’une telle interpellation ? Le dictionnaire qui donnait la définition du ********* date pourtant de 1979, une époque récente de l’histoire contemporaine.(5) Il se gardait bien d’identifier les Maghrébins, 30 ans après l’indépendance de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, une nouvelle fois englobés dans le même sac de leur ancienne dénomination coloniale.

    En 1996, ce même dictionnaire, cédant sans doute à l’esprit du temps sous l’effet des revendications des mouvements associatifs et des succès remportés par les jeunes générations issues de l’immigration, en donnera une définition laconique en un style télégraphique qui masquait mal les connexions: « familier, péjoratif, injure raciste, Maghrébins, Arabes » sans qu’il soit précisé s’il s’agissait d’injures racistes proférées à l’encontre des Arabes et des Maghrébins ou des injures échangées entre eux par des Arabes et des Maghrébins.

    Un glissement sémantique du terme ********* s’opérera au fil du temps pour englober, bien au-delà de l’Afrique du Nord, l’ensemble de la France, tous les « mélanodermes », les « Arabo-Berbères et négro-africains » chers à Senghor, pour finir par s’ancrer dans le tréfonds de la conscience comme la marque indélébile d’un dédain absolu, alors que, parallèlement, par extension du terme raton qui lui est synonyme, le langage courant désignait par ratonnade « une technique de répression policière sanctionnant le délit de faciès ».

    « Curieux rapport que celui qui lie la France à sa mémoire, étrange rapport que celui qui lie ce pays à lui-même, à la fois Patrie des lumières et des Droits de l’homme » et patrie du Code Noir de l’esclavage, le code de l’abomination, de la traite de l’Ébène et du mépris de l’Indigène. Étrangement curieux le rapport qui lie ce pays à ses alliés de la période coloniale, les peuples colonisés d’Outre-mer. Par deux fois en un même siècle, phénomène rarissime dans l’histoire, ces soldats de l’avant, les avant-gardes de la mort et de la victoire, goumiers algériens, spahis marocains, tirailleurs tunisiens, sénégalais et soudano-nigériens, auront été embrigadés dans des conflits qui leur étaient, étymologiquement, totalement étrangers, avant d’être rejetés, dans une sorte de catharsis, dans les ténèbres de l’infériorité, renvoyés à leur condition subalterne, sérieusement réprimés aussitôt leur devoir accompli, comme ce fut le cas d’une manière répétitive pour ne pas être un hasard, à Sétif (Algérie), en 1945, cruellement le jour de la victoire alliée de la Seconde Guerre mondiale, au camp de Thiaroye (Sénégal) en 1946, et à Madagascar, en 1947, sans doute à titre de rétribution pour leur concours à l’effort de guerre français.

    Substituer, conclut René Naba, une sujétion à une autre, se faire décimer, au choix, sur les champs de bataille ou sur le terrain de la répression au retour au pays, avant d’être mobilisé à nouveau pour la relance de l’économie de la Métropole, que de conséquences traumatiques ils pâtiront de cette « querelle de Blancs ». Il n’était pas question à l’époque de « seuil de tolérance », d’overdose et d’émigration choisie mais de sang à verser à profusion. Beaucoup acquitteront leur tribut du sang en faisant l’apprentissage de l’ébriété, sans connaître l’ivresse de la victoire. Beaucoup survivront à l’enfer de Verdun ou de Monte Cassino avant de sombrer dans le désarroi de l’incompréhension au sein de la cohorte des alcooliques anonymes... Beaucoup, plus tard, bien plus tard, basculeront dans une révolte libératoire qui sonnera le glas de l’empire français...Que de colères contenues devant tant de désinvolture à l’égard de ce que l’un des leurs, Frantz Fanon, qualifiera de « damnés de la terre »(4)(6)...Léopold Sedar Senghor gratifiera ces victimes muettes de l’Histoire de la dignité de « dogues noirs de la République »

    Pour nous Algériens qui avons souffert dans notre chair pendant 132 ans, nous sommes, naturellement, plus que tout les autres interpellés par ce film, mais il ne nous apprend rien. Il est dommage que la France soit plus sensible au tapage médiatique qu’à regarder ses colonies dans les yeux en mettant tout à plat. Sait-on que -statistiquement- plus de 80% de ces tirailleurs *********s, ratons et autres indigènes, ne verront jamais le fruit de leur sacrifice puisqu’ils ne sont plus là. A bien des égards, les perturbations existentielles qui nous occupent, sont des répliques d’un tremblement de terre qui a eu lieu le 5 juillet 1830...

    Notre société qui a été profondément déstructurée n’a pas pu participer en son temps au mouvement de l’histoire et de la première révolution industrielle. Qui sait si nous n’aurions pas évolué d’une façon plus positive, s’il n’y avait pas eu l’invasion ! A bien des égards, notre gap technologique vient de notre état de colonisé pendant plus d’un siècle et trente ans. Nos interrogations sur le choix de société, pendant que les autres vont à la conquête de la science, nous vient du retard accumulé. Qui sait si nous n’aurions pas évolué comme les nations actuelles dites développées, si nous n’avions pas subi la colonisation inhumaine ! Qu’on se rende compte !

    Dans son ouvrage, La nuit coloniale, Ferhat Abbas, ancien président du Gpra, écrit: « Nous étions, en 1956, une vingtaine de pharmaciens, 75 médecins, 400 instituteurs, 3 ingénieurs ». Voilà le bilan de la présence des lumières et de la civilisation en 132 ans de colonisation en Algérie. Il est immoral que la France considère qu’elle a soldé ses comptes en 1962. C’est cela aussi la vraie dette de la France.

    Que dire des millions d’Algériens morts pendant la colonisation des suites des guerres infligées, des famines organisées, et des tortures institutionnalisées ? Et des milliers de morts pour la France dans tous les conflits ? Mieux encore, elle donne instruction aux enseignants d’inculquer aux écoliers la nostalgie de l’Empire et de l’oeuvre positive de la France perpétuant, ainsi, pour des générations, ce mythe de la **** supérieure dont les chantres furent les Tocqueville, Renan et naturellement Jules Ferry, le père de l’Ecole républicaine. Il faut espérer que la France qui a mis quarante ans à reconnaître qu’il y avait une guerre en Algérie, regarde les Algériens comme des partenaires et non comme des sujets de l’Empire. Plus que partout ailleurs, l’histoire méditerranéenne a été mélange, syncrétisme, métissage...Le philosophe Michel Serre a raison de dire que « Le métissage crée la paix ». Nous y croyons.




    Chitour

  2. #2
    boucle dor 1 est déconnecté Kabylonaute enregistrée
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    Mouais-mouais Benchouchou et si tu nous parlais à présent des bienfaits des colonisés sous la colonisation turco/arabe qui dure depuis 14 siècles, hein mon chouchou?

    Cà nous changerait un peu de ton leitmotiv habituel...

  3. #3
    KC88 est déconnecté Banned
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    Laie 13

    Citation Envoyé par boucle dor 1 Voir le message
    Mouais-mouais Benchouchou et si tu nous parlais à présent des bienfaits des colonisés sous la colonisation turco/arabe qui dure depuis 14 siècles, hein mon chouchou?

    Cà nous changerait un peu de ton leitmotiv habituel...


    Boucle,

    De la ra*caille de M. Sarkozy ... et Arabe et Kabyle à l'Allemagne nazie...

    Vous qualifiez les jeunes beurs révoltés de ra*caille, exactement comme les nazis de Hitler et leurs héritiers actuels ( Le Pen, de Villiers et consorts) qualifiaient les juifs de vermine. Cette insulte inqualifiable (ra*caille, vermine) dite par un ministre français en poste et président de parti, l’UMP, gaulliste de surcroît, prétendant déclaré à la présidence de la République Française, est humainement insupportable, vraiment insupportable, Monsieur Sarkozy.

    Elle conduit et appelle surtout à de plus violentes révoltes génératrices à leur tour de haines et de divisions entre les communautés, entre les religions, entre les citoyens d’un même pays. De fait, l’insulte que votre seule impulsivité n’explique pas, par sa défiance irresponsable et son caractère provocateur, atteint les jeunes et leurs familles, dans leur dignité d’êtres humains, dans leur amour-propre de jeunes et dans leurs droits républicains de citoyens français. Tout porte donc à croire que vous poussez volontairement la France minoritaire des banlieues, la France du ghetto, à plus de violences aux seules fins de d’effrayer l’autre France, la majoritaire, la France tranquille, celle qui vote et dont vous serez, naturellement, le seul et le plus grand défenseur ; on l’aura deviné.

    Ainsi, vous vous posez plus et mieux que Le Pen en défenseur autoproclamé des Français de souche, pur beurre, contre cette « barbarie française » des banlieues que vos discours suggèrent arabe, islamique et africaine et que, entre nous soit dit, vous avez vous-même contribué à créer, à provoquer ; vos diverses polices aidant. Agir ainsi, Monsieur Sarkozy, est-ce le meilleur moyen d’aimer la France ? Est-ce le meilleur moyen de paraître plus français que français ? Est-ce le meilleur moyen de rassurer ces centaines de millions de musulmans, d’Africains et d’Arabes qui entretiennent avec la France des rapports historiques et qui demandent, maintenant plus que jamais, à être assainis, clarifiés ?

    Car, pour mémoire, sachez Monsieur Sarkozy que pour devenir chancelier, Hitler avait agi comme vous, exactement comme vous le faites aujourd’hui ; faire peur au brave petit peuple et se poser en muraille infranchissable contre la « ra*caille » des banlieues arabes, islamiques et africaines qui menacent la quiétude du brave et grand peuple de France. Dans le même contexte argumentaire que développait Hitler contre les communistes allemands et la « vermine » juive. Vous connaissez la suite, Monsieur Sarkozy: 60 millions de morts.

    Cette même « ra*caille » que vous comptez nettoyer au Karcher dans les banlieues est issue, à son corps défendant, d’une autre « ra*caille » ces millions de Maghrébins, de musulmans, d’Africains qui ont fait tous vos champs de bataille, ont partagé vos souffrances, vos tranchées, vos défaites et aussi vos gloires. Le seul cas algérien est édifiant. Les Algériens se sont battus avec et pour la France pendant plus d’un siècle: en Crimée, au Mexique, à Sedan, à Verdun, à la Marne, au Tonkin, à Madagascar, en Indochine et même en Algérie contre leur propre peuple. Ils sont des centaines de milliers d’Algériens à avoir donné leur vie pour la France. Combien de Hongrois l’ont fait, Monsieur Sarkozy, combien ? Aucun je crois ; ils se battaient en face pour Hitler. Ces mêmes Algériens, morts pour cette même France que vous croyez incarner aujourd’hui, ont été également traités de ra*caille et de sous-hommes par vos pairs d’alors.

    Sinon pourquoi étaient-ils utilisés comme chair à canon, boucliers humains dans toutes les grandes batailles que la France a menées pour sa survie ? Le plus caustique et, aussi, le plus affligeant est que cette « ra*caille », les tirailleurs algériens et les tabors marocains s’étaient battus à Marseille et Monté Cassino (Mont Cassin en français) contre les Panzergrenadiers allemands soutenus par des volontaires hongrois et français de la division Charlemagne ; la vraie ra*caille de droite et d’extrême droite dont les héritiers actuels s’appellent Le Pen, de Villiers et bien d’autres qui ont admiré et servi l’Allemagne nazie.

    Au vu de vos inconduites, de votre ingratitude envers ces vaillants combattants, et de vos insultes fracassantes et récurrentes à l’endroit de l’immigration, je serais naturellement tenté de vous classer dans la seule rubrique de ceux qui semblent vous inspirer ; la ra*caille brune ; celle qui hait les Arabes, les Juifs et les Noirs Une seule raison m’interdit de le faire ; votre rang. De même, votre descendance juive par la mère aurait dû vous porter à mieux comprendre les souffrances humaines, celles des migrants, des exilés et des expatriés au lieu de prendre fait et cause systématiquement pour les bandits sionistes. Pourquoi ne pas entendre et rejoindre ces juifs français de cœur et d’esprit qui soutiennent et défendent leurs frères émigrés ? Parce que vous aussi, Monsieur Sarkozy, vous êtes un expatrié, un migrant et un exilé, de père légionnaire et de maman juive tout autant expatriée.

    Ce ne sont ni des tares ni des motifs de haine et de rejet de l’autre surtout quand cet autre, l’immigré, avec moins de réussite, partage en mieux votre histoire et vous ressemble. Monsieur Sarkozy, on n’échappe pas à son passé, à son histoire, en crachant sur tout ce qui vous ressemble, sur tout ce qui n’est pas suffisamment et correctement français. Sinon, que veut dire cette terrible boutade que même Le Pen n’a pas (encore) prononcée « aimez la France ou quittez- la ! » A qui s’adresse cette sentence aux relents odieusement racistes ? Aux Français de souche comme ne l’est pas M. Sarkozy ? Non. Aux Européens de l’UE vivant en France ? Non.

    Dans l’entendement du ministre français de l’Intérieur, la menace s’adresse seulement et exclusivement aux Français d’origine maghrébine, arabe, islamique et africaine. A vos yeux, Monsieur le Ministre, pour aimer la France, les Français de cette mauvaise origine, de cette mauvaise naissance diriez-vous, la ra*caille donc, selon vos propres dires, se doit d’être sage et soumise: n’envahissez pas le Stade de France pour dire votre mal-vie, ne brûlez pas les banlieues pour crier vos douleurs, vos misères, votre profonde solitude par l’exclusion organisée, ne manifestez pas vos colères contre le gouvernement de la France. Si vous le faites, c’est que vous n’aimez pas la France donc quittez la France. A-t-on dit cela aux révoltés de mai 68 ? Aux anti CPE ? Aux altermondialistes ? A José Bové ? Aux manifestants gay ? Dit-on à ces manifestants, à ces révoltés de quitter la France parce qu’ils ne l’aiment pas ?

    Les jeunes de banlieues aiment la France, c’est leur pays, mais ils n’aiment pas les gouvernements de cette même France qui les confinent dans des ghettos, dans la malvie, dans la non-vie ; si vous dites aïe, j’ai mal, j’ai très mal, c’est que vous n’aimez pas la France, alors quittez-la, dites-vous Monsieur Sarkozy. Est-ce vraiment le meilleur moyen d’intégrer, de rassurer, de gagner ces jeunes que votre système a exclus ? Est-ce le meilleur moyen de rendre service à cette France que vous croyez servir et aimer, Monsieur le Ministre ? Ces pratiques, par leur lecture profondément raciste, sont attentatoires à l’honneur et à l’image de la France, à cette France supposée laïque et républicaine.

    • Votre dernière loi sur l’immigration

    Monsieur Sarkozy, votre dernière loi sur l’immigration est à la fois choquante et amusante: Amusante: il y a quelques petits siècles, vos pairs choisissaient leurs émigrés, esclaves compris, selon des normes très proches de votre définition mise à jour de la ra*caille: analphabètes, costauds, forts et musclés, courageux, baroudeurs et combatifs. A l’époque, cette « ra*caille humaine », Monsieur Sarkozy, transformée par vos négriers et divers employeurs en bêtes de somme , en chair à canon, en harkis, en manœuvres et en divers OS, en main-d’œuvre bon marché qui a reconstruit à bas prix vos pays ravagés par vos seules et sales guerres, cette « ra*caille-là », dis-je, avait fait la prospérité et le bonheur de votre pays, la France.

    Pendant des siècles, cette immigration, esclaves compris, était la plus prisée, la plus recherchée, la plus aimée, parce qu’elle faisait vos guerres en mourant pour vous, sans gloire et sans pleurs, qu’elle transpirait dans vos chantiers sans protester, qu’elle souffrait la misère et la faim sans crier, sans haine, qu’elle acceptait son exclusion sans manifester et sans brûler les symboles de son aliénation, de son humiliation. Cette « ra*caille-là », Monsieur le Ministre, a fait des petits ; ils sont dans vos banlieues. Ils ne veulent pas, ne veulent plus subir le sort dégradant de leurs parents, de leurs aïeux. Ils veulent exister, travailler, chanter, aimer ; seulement cela, parce qu’ils aiment la France.

    • Votre loi est choquante

    Votre loi est choquante parce qu’elle introduit, encore une fois, des normes racistes et élitistes. Cette même logique raciste qui portait naguère vos pairs et vos systèmes à choisir, sélectionner vos migrants sur les seules valeurs marchandes de leur viande et de leurs muscles, les porte tout naturellement maintenant à les choisir sur son parfait contraire ; sur leurs performances intellectuelles, culturelles, techniques et scientifiques.

    Ce qui veut dire, en termes simples, que la France actuelle, celle de M. Sarkozy, le fils du migrant légionnaire hongrois, n’acceptera plus en France la ra*caille de la viande et des muscles, cette même ra*caille qui a sauvé la France à Verdun et à Monté Cassino ; ce glissement moral qui renseigne parfaitement sur l’amoralité de ses auteurs nous paraît, ici en terre d’Algérie, assez indécent et très choquant, Monsieur le Ministre ; vous en conviendrez, je l’espère.


    Dernière modification de KC88, 09/10/2007 à 13h30

  4. #4
    Amazone Invité
    Citation Envoyé par KC88 Voir le message
    .....................


    Hummm....
    Est-ce de cet endroit-là que tu tentes de nous éclairer ?

    http://nourislam.over-blog.net/21-ca...e-1206256.html

  5. #5
    Amazone Invité

  6. #6
    KC88 est déconnecté Banned
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    ala

    Mais oui Amazone,

    Le bilan positif du colonialisme (français)
    par Malika

    Et, plus grave encore, cette loi va tout naturellement pousser les cadres et élites du tiers-monde, africaines en particulier, à s’expatrier massivement pour venir enrichir la France des têtes, de l’immigration choisie pas subie ; le haut du panier ; on choisit les hommes comme on choisit ses patates ; du vrai racisme exprimé en loi et bien votée par une droite négrière et poujadiste à l’excès.

    • Monsieur Sarkozy

    Quand vous déclarez les cadres et élites africains éligibles à l’émigration par opposition à l’autre émigration dont vous ne voulez plus, la ******** subie dites-vous souvent avec insistance, quel but visez-vous ? Appauvrir encore et toujours l’Afrique ou enrichir la France ? J’affirme ici que, par cette loi, vous allez encore appauvrir l’Afrique sans enrichir la France. Parce que ces nouveaux migrants cultivés et en phase avec les nouveaux besoins de la France, rejoindront vite, très vite, les banlieues dans lesquelles elles seront obligatoirement casées.

    • Monsieur Sarkozy

    Est-il normal, moral, vous le prétendant au poste le plus élevé de France, président de la République, que vous appeliez, selon une procédure insidieuse et dangereuse, les derniers cadres africains à quitter leur pays pour venir s’installer en France. Hier vous aviez vidé l’Afrique de ses bras pour en faire des esclaves, aujourd’hui vous voulez la vider des rares élites pensantes qui lui restent ; c’est un autre crime qu’aucune loi ne saurait punir ici ou ailleurs. Que faites-vous Monsieur le Ministre de l’Intérieur contre ce racisme verbal ordinaire et banalisé par votre presse ? Pourquoi rappelle-t-on toujours l’origine étrangère d’un citoyen français d’origine maghrébine ou africaine.

    Pourtant, plus de 50 % de la population française est d’origine latine autre que française (espagnole, italienne, portugaise). On n’entend et ne lit jamais dans votre presse « le Franco-Espagnol, le Franco-Italien, le Franco- Portugais, ou le Franco- Hongrois », jamais. Par contre, quand il s’agit d’actes répréhensibles commis par des citoyens français d’origine ...maghrébine on n’oublie rarement, dans la presse surtout, de rappeler l’origine étrangère du délinquant français. Dernier exemple en date, le Français Moussaoui est systématiquement qualifié de franco- marocain.

    Par contre, quand d’autres Français de mêmes origines réalisent des prouesses et forcent l’admiration, alors, là, on insiste pour rappeler qu’ils sont français et seulement français, le Français Zidane, la Française Leila Picard, le Français Djamal Bourras, le Français Noah, etc., etc. Le jour où Zizou jouera moins bien, soyez certain Monsieur le Ministre, votre presse parlera du Franco- Algérien Zidane. Cette discrimination terminologique au quotidien crée dans ces communautés des sentiments de frustration et de rejet. Vous conviendrez que cette France-là, raciste dans son ordinaire, ne soit pas aimée. Pour autant, faudra-t-il la quitter comme vous les y invitez ? Assurément non, Monsieur le Ministre, puisque ces gens-là aiment à en mourir une autre France qui n’est pas, ne peut pas être la vôtre. Ils aiment la France de l’Abbé Pierre, d’Henri Alleg, de Jeanson, de Garaudy, de Ferrat, de José Bové, de Bernard Thibault, de Marie-George Buffet, de Renaud, de Lang, de Martine Aubry, de Danielle Mitterrand, de Roger Hanin et de milliers d’autres Français de cœur, de talent et d’esprit qui sont la vraie France, la France des tolérances, la France des solidarités et des amours vraies, cette France-là est bien aimée par la « ******** » S’il vous plaît, Monsieur le Ministre, ne parlez plus des bienfaits de la colonisation. Au mieux fermez-la (la parenthèse coloniale). Je vous livre quelques petits extraits d’auteurs français (Lounis Aggoun et Jean Baptiste Rivoire sur les « bienfaits » de la colonisation en Algérie et, en particulier, les comportements de la légion étrangère que vous semblez si bien connaître.

    • Extraits

    « En 1832, deux ans après le débarquement français en Algérie, une sombre affaire de vol commis par des membres de la tribu des Ouffas provoque la colère du gouverneur d’Alger, le duc de Rovigo, qui vient d’être nommé par la France. En représailles, il lance contre les Ouffas une attaque au cours de laquelle « tout ce qui y vivait fut voué à la mort ». « En revenant de cette funeste expédition, racontera le colonel Pélissier de Reynaud, plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances et une d’elles servit, dit-on, à un horrible festin [1]. » Simple dérapage d’un colonel français, ou massacre prémédité ?

    « Des têtes. Apportez des têtes, aurait demandé à l’époque le gouverneur d’Alger. Bouchez les conduites d’eau crevées avec la tête d’un Bédouin que vous rencontrerez. » Bilan, « il y eut douze mille morts chez les Ouffas. On trouva, les jours suivants, b****lets et boucles d’oreilles en abondance au marché algérois de Bab-Azoun. La devise de Rovigo était: "On m’a coupé trois têtes ; si dans 48 heures les coupables ne me sont pas livrés, j’irai chez vous et je prendrai trois cents têtes ; et il tenait parole" [2] . » Dès lors, et jusqu’en 1848, les troupes françaises engagées dans la conquête de l’Algérie multiplient les expéditions meurtrières.

    En 1834, une mission élémentaire dresse à son retour d’Algérie un sévère bilan de la conquête: « En un mot, nous avons dépassé en barbarie les barbares que nous venions civiliser et nous nous plaignons de ne pas réussir auprès d’eux [3] . » A partir de 1837 et l’arrivée de la Légion étrangère commandée par Achille de Saint-Arnaud sous la supervision du général Bugeaud, les massacres délibérés prennent une dimension effarante. L’objectif affiché, que l’on n’hésiterait pas aujourd’hui à qualifier de génocidaire, est de réduire les effectifs des populations algériennes, pour permettre à la colonisation de prendre ses aises.

    L’expression consacrée est: « Comprimer les Arabes » - elle est d’Alexis de Tocqueville, qui préférait cela à l’« extermination » des Indiens en Amérique. Pour Bugeaud, le but « n’est pas de courir après les Arabes, ce qui est fort inutile, il est d’empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer, [...] de jouir de leurs champs ». « Allez tous les ans leur brûler leurs récoltes [...], ou bien exterminez-les jusqu’au dernier [4] »: cela s’appelle la razzia. Et la razzia devient bientôt routine: « Nous tombions sur une portion de la tribu des Garabas qui a été surprise, gobée, dévalisée: neuf cent quarante-trois boeufs, trois mille moutons et chèvres, trois cents ânes, soixante chevaux, trois mulets, vingt chameaux, force poules, beaucoup de tapis, des tentes, de l’orge, du blé, de l’argent, etc., sept femmes et quelques hommes (ceux qui n’ont pas pu se sauver ont été tués), je crois qu’il est difficile de faire razzia plus complète. [...]

    Tant mieux, c’est très amusant », écrit le lieutenant-colonel de Montagnac, un de ces nombreux militaires français arrivés en Algérie avec le grade de lieutenant et repartis une quinzaine d’années plus tard avec celui de général. « Les femmes, les enfants accrochés dans les épaisses broussailles qu’ils sont obligés de traverser, se rendent à nous, continue de Montagnac. On tue, on égorge ; les cris des épouvantés, des mourants, se mêlent au bruit des bestiaux qui mugissent, bêlent de tous côtés.

    Chaque soldat arrive avec quelques pauvres femmes ou enfants qu’il chasse, comme des bêtes, devant lui [...]. Vous me demandez ce que nous faisons des femmes que nous prenons. On en garde quelques-unes comme otages, les autres sont échangées contre des chevaux, et le reste est vendu, à l’enchère, comme bêtes de somme. Parmi ces femmes, il y en a souvent de très jolies. »

    • Monsieur le Ministre

    Je pense que ces témoignages produits par des Français de souche ou presque ne hanteront pas vos nuits. Sachez, enfin, que le plus grand génocide après celui des Indiens d’Amérique est algérien. HUIT MILLIONS D’ALGERIENS massacrés pour et par la France. Sachez aussi que les premières chambres à gaz ne sont pas allemandes, elles sont françaises. Des dizaines de milliers d’Algériens dont des enfants, des femmes et des vieillards ont été gazés à la paille ; il s’agit des tristement célèbres enfumades du Dahra organisées par le sanguinaire général Pélissier, une vraie ordure humaine qui se distingua par cette déclaration qui donne froid au dos « la peau d’un de mes tambours avait plus de prix que la peau de tous ces misérables ».

    Ce général a fait gazer les survivants de 15 grandes tribus du Dahra dont les hommes valides se battaient ailleurs contre Bugeaud. Il a fait gazer des vieillards, des femmes et des enfants sans défense des tribus des Ouled Riah, des Achâacha, Hachachta, Adjissa, Beni Zerroual, Tazgaït, Médiouna, Nekmaria et bien d’autres dans la seule région de Mostaganem. Il récidivera plus tard dans le Haut Dahra ; Ténès, Chlef, Miliana.

    Je vous conseille, Monsieur Sarkozy, de visiter ces grottes, elles racontent à ce jour les horreurs françaises. Alors, Monsieur Sarkozy, en attendant le procès, à titre posthume, de cette horde de barbares que sont vos maréchaux, généraux et colonels, Bugeaud, de Bourmont, Pélissier, Cavaignac, Saint Arnaud, La Moricière, Rovigo, Montagnac et de bien d’autres ********s, de la vraie ******** celle-là, la peste brune qu’aucun criminel de guerre n’a su égaler à ce jour, en attendant donc ces procès posthumes qui tardent à venir, je vous conseille de la fermer (la parenthèse coloniale) sur les bienfaits de la colonisation.

    Pour ce motif, Monsieur Sarkozy, à partir de dorénavant, quand vous croiserez un Franco-Algérien des banlieues, qu’il soit descendant de moudjahed ou de harki, ayez l’élémentaire décence de baisser les yeux. Ayez aussi l’autre décence de prononcer secrètement et distinctement ces deux syllabes « PAR DON » Pour finir, je vous livre, Monsieur le Ministre, une opinion du réalisateur Mathieu Kassovitz: « Comme Bush, Nicolas Sarkozy ne défend pas un idéal, il répond aux peurs qu’il instille lui-même dans la tête des gens (...) Il sera impossible demain de dire que nous n’étions pas au courant (...) »




    M. A.

  7. #7
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    La guerre des copié/collé n'aura pas lieu, car il serait aussi possible d'en faire dans l'autre sens, mais avec toi, c'est comme danser devant un aveugle.

    De plus tu fais vraiment semblant de ne pas comprendre ce que tu lis des autres réponses que nous te faisons, conclusion: tu es hyper-ch..ant!

    Non, je retire çà pour y mettre plutôt ceci car tu dois être bien malheureux dans tes babouches Benchouchou et à çà je ne peux rien faire, hélas, car les gars qui grattent leurs croùtes pour se faire saigner, je laisse.

  8. #8
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    La guerre des copié/collé n'aura pas lieu, car il serait aussi possible d'en faire dans l'autre sens, mais avec toi, c'est comme danser devant un aveugle.

    De plus tu fais vraiment semblant de ne pas comprendre ce que tu lis des autres réponses que nous te faisons, conclusion: tu es hyper-ch..ant!

    Non, je retire çà pour y mettre plutôt ceci car tu dois être bien malheureux dans tes babouches Benchouchou et à çà je ne peux rien faire, hélas, car les gars qui grattent leurs croùtes pour se faire saigner, je laisse.


    Dans le “journal of the Anthropological Society of London, vol. 165, 1864” fut publié un compte rendu des débats de la Conférence. Il s’agissait de savoir si dans tous les cas de colonisation il serait inévitable l’extinction des ****s inférieures, ou si jamais il serait possible qu’elles puissent coexister avec la **** supérieure sans être éliminées (10). A l’époque, l’Angleterre avait déjà commis, outre le génocide des Indigènes en Amérique du Nord, celui des Aborigènes d’Australie dont les Tasmaniens. En France, Albert Sarrut, tenant discours aux élèves de l’Ecole coloniale affirmait: « il serait puéril d’opposer aux entreprises européennes de colonisation un prétendu droit d’occupation [...] qui pérenniserait en des mains incapables la vaine possession de richesses sans emploi (11). » . De son côté, le sociologue français Georges Vacher Lapouge, soutenait qu’il n’y avait rien de plus normal que la réduction en esclavage des ****s inférieures et plaidait pour une seule **** supérieure, nivelée par la sélection.

    On remarquera que la plupart des anthropologues allemands, même convaincus de leur supériorité raciale, ne partagent pas avec leurs collègues britanniques, nord-américains et français, la conviction que les ****s inférieures doivent nécessairement disparaître au contact de la civilisation. Le pro*****ur Théodore Waitz par exemple, développe entre 1859-1862 un travail pour contester le bien fondée des théories propagées par ses collègues occidentaux, engagés dans la justification scientifique des exterminations commises par leurs pays. Par la suite, son élève George Gerland fait en 1868 une étude sur l’extermination des ****s inférieures. Il dénonce la violence physique exercée par les colonisateurs comme étant le facteur d’extermination le plus tangible. Et affirme qu’il n’existe aucune loi naturelle qui dit que les peuples primitifs doivent disparaître pour que la civilisation avance. Le plaidoyer de ce scientifique allemand pour le droit à la vie des ****s dites inférieures est un fait rarissime dans cette période de l’histoire.

    En 1891 le pro*****ur allemand Friedrich Ratzel publie son livre « Anthropogeographie » et dans le dixième chapitre sous-titré « Le déclin des peuples de cultures inférieures au contact avec la culture », il exprime son hostilité concernant la destruction des peuples indigènes: « C’est devenu une règle déplorable, que des peuples faiblement avancés meurent au contact avec des peuples hautement cultivés. Cela s’applique à la vaste majorité des Australiens, des Polynésiens, des Asiatiques du Nord, des Américains du Nord et des nombreux peuples d’Afrique du Sud et d’Amérique du Sud. (...) Les Indigènes sont tués, chassés, prolétarisés et l’ont détruit leur organisation sociale. La caractéristique principale de la politique des Blancs est l’usage de la violence par les forts sur les faibles. Le but est de s’emparer de leurs terres. Ce phénomène a pris sa forme la plus intense en Amérique du Nord. Des Blancs assoiffés de terres s’entassent entre des peuplements indiens faibles et partiellement désintégrés » (12). Ce serait le dernier discours dans lequel le pro*****ur Ratzel exprimerait un point de vue aussi peu favorable à l’extinction des peuples inférieurs.

    Les anciennes puissances négrières réunies à Berlin en 1884-1885, officialisent le dépècement de l’Afrique. L’Allemagne s’assure le contrôle du Sud-Ouest africain (c’est-à-dire la Namibie), de l’Est africain (correspondant aux territoires actuels de la Tanzanie, du Burundi et du Rwanda) et aussi le contrôle sur le Togo et le Cameroun. La rentrée de l’Allemagne dans l’entreprise coloniale marque un hiatus sensible entre le discours des scientifiques allemands avant les années 1890 et celui qu’ils auront après les années de 1890 sur le même sujet: l’extermination des ****s inférieures ou leur asservissement suivant les besoins des conquistadores et le progrès de la civilisation. En effet, en 1897 le pro*****ur Ratezl publie son ouvrage « Géographie politique » dans lequel, l’auteur prend fait et cause pour l’extermination des ****s inférieures. Il affirme qu’un peuple en développement qui a besoin de plus de terres doit donc en conquérir « lesquelles, par la mort et le déplacement de leurs habitants, sont transformées en terres inhabitées » (13). La domination économique combinée à des méthodes racistes, a donné naissance à la suprématie blanche chrétienne. Son idéologie hégémonique règne sans partage sur la planète et connaît tout son splendeur entre la seconde moitié du 19ème et la première moitié du 20ème siècle. Même dans les anciens pays colonisés, l’extermination des ****s inférieures avait lieu de politique officielle.

    La plupart des pays d’Amérique sont devenus indépendants au 19ème siècle. Les classes dirigeantes de ces pays, se croient blanches parce qu’elles sont issues des aventuriers européens qui souvent violaient les femmes indigènes. Arrivées au pouvoir suite aux guerres d’indépendance, ces élites se sont toujours identifiées à leur ancêtre blanc. De fait, elles adoptèrent les méthodes d’extermination des Indigènes hérités de la colonisation. En avril 1834, les autorités d’Argentine, pays indépendant depuis peu, déclenchent la « Campaña del Desierto » (Campagne du Désert), dont le but est l’extermination des survivants Indigènes qui occupent la pampa. Dirigée par Juan Manuel de Rosas, devenu Président d’Argentine à partir de 1835, cette campagne fut coordonnée avec le gouvernement du Chili. Aussi, le premier gouvernement constitutionnel d’Uruguay, dirigé par Fructuoso Rivera, s’est joint à la Campagne qui devait transformer ces terres en espaces inhabités...

    Malgré la violence extrême de la ‘Campagne’, tous les Indigènes ne sont pas morts, au grand dam du président Rosas pour qui les Indiens se reproduisaient comme des insectes. Pour remédier à cet échec, en 1878, par initiative du Ministre de la Guerre Julio Argentino Roca, le Congrès National argentin vote et approuve la loi « de expansión de las fronteras hasta el Rio Negro » (expansion des frontières). C’est le point de départ de la seconde « Campagne du Désert » qui doit définitivement vider la Pampa de sa population indigène pour faire avancer la civilisation.

    La « Campagne » a lieu au moment où les survivants Indigènes sont traqués partout dans le continent. En Amérique du Nord ils sont massacrés et refoulés afin de libérer un espace devenu vital pour l’installation de familles civilisées, c’est-à-dire blanches. En Argentine, l’objectif avoué de la « Campagne » était le même: Remplacement de la population locale par une population civilisée pouvant garantir l’incorporation effective de la Pampa et la Patagonie à la nation de l’Etat Argentin. Quelques décennies plus tard, Heinrich Himmler défendrait le même principe de remplacement des populations lorsqu’il affirmait: « Le seul moyen de résoudre le problème social, c’est pour un groupe, de tuer les autres et de s’emparer de leur pays » (14). Mais, pour le moment, cela se passait en Amérique et au détriment de populations non-Européennes. Le Ministre Roca, qui est à l’origine de la seconde « Campagne du Désert », a même gagné les élections en 1880 et est devenu Président de l’Argentine.

    Bien sur ! Quelques voix se levèrent pour critiquer la barbarie des atrocités commises pendant la Campagne. Mais, dans l’ensemble, l’infériorité des victimes n’était pas contestée et le gouvernement de Julio Roca appelé le conquistador du Désert, est perçu comme le fondateur de l’Argentine moderne. L’histoire de ce pays a retenu surtout, que c’est sous la Présidence de Roca que le pays a avancé vers la séparation de l’église et l’Etat, le mariage civil, le registre civil des naissances et l’éducation laïque. Une des plus grandes villes de la Patagonie porte le nom de Roca. Il n’y a pas long temps, l’historien Félix Luna affirmait sans rire: « Roca a incarné le progrès, il a intégré l’Argentine dans le monde: je me suis mis à sa place pour comprendre ce qui impliquait d’exterminer quelques centaines d’indiens pour pouvoir gouverner. Il faut considérer le contexte de l’époque où l’on vivait une atmosphère darwiniste qui favorisait la supervivence du plus fort et la supériorité de la **** blanche (...) Avec des erreurs, des abus, avec un coût Roca fit l’Argentine dont nous jouissons aujourd’hui: les parcs, les édifices, le palais des Œuvres Sanitaires, celui des Tribunaux, la Case du Gouvernement » (15).

    On remarquera que depuis le premier génocide des temps modernes, commis par les chrétiens en Amérique à partir de 1492, la situation des peuples non Européens en général et des Noirs en particulier, se trouve rythmée par les exigences de la suprématie blanche. Dans l’univers concentrationnaire d’Amérique, le Noir expulsé hors de l’espèce humaine en tant que sous-homme ou bien meuble, ne fut jamais réintégré ou réinstallé dans son humanité. Et les survivants indigènes étaient massivement massacrés pour rendre inhabitées leurs terres. En Afrique, le peuple congolais, sous l’administration de ce bourreau qui fut le Roi Léopold, est soumis à des formes d’asservissement causant la destruction de la moitié de la population qui est passée de vingt millions à 10 millions d’habitants (16). Dans ce même continent, l’Allemagne aussi, comme d’autres avant elle, appliquera les bons principes de la colonisation. Entre 1904 et 1906, soit en l’espace de deux ans, les Allemands exterminèrent les trois quarts du peuple Herero. Sans compter les morts des Nama, Baster, Hottentots, etc (17).

    Dans le cadre de la domination coloniale allemande en Namibie, le pro*****ur Eugen Fischer va étudier en 1908, chez les Baster installés à Rehoboth « le problème de la bâtardisation chez l’être humain ». Les recommandations du chercheur sont sans détour. On lit dans son traité à propos des métis: « Qu’on leur garantisse donc le degré précis de protection qui leur est nécessaire en tant que **** inférieure à la nôtre, rien de plus, et uniquement tant qu’ils nous sont utiles -autrement, que joue la libre concurrence, c’est-à-dire, selon moi, qu’ils disparaissent. (18) » Ce travail dans lequel le pro*****ur Fischer considérait avoir démontré scientifiquement l’infériorité des Noirs, fit la gloire de son auteur dont le prestige alla au-delà des frontières du pays. Des années plus tard, lorsqu’en 1933 Adolf Hitler arrive au pouvoir en Allemagne, tout naturellement, le pro*****ur Fischer mettra au service de la politique raciale du nouvel Etat le prestige et l’autorité que lui conférait sa condition de scientifique de renommée mondiale. En fait, ce fut le cas de l’establishment scientifique dans l’ensemble (19).

    C’est un fait vérifiable, à la fin du 19ème et pendant les premières décennies du 20ème siècle, l’extermination d’êtres inférieurs ou la programmation de leur disparition, était une réalité qui ne soulevait pas de grandes vagues de solidarité à l’égard des victimes. C’est pourquoi les dirigeants nazis s’appliquèrent à convaincre les Allemands que les Juifs, ainsi que les Slaves et autres groupes, étaient différents et en conséquence étaient inférieurs. C’est dans ce contexte si favorable à l’extermination des inférieurs, que les conseillers scientifiques du plan quadriennal chargé de planifier l’économie de l’Allemagne nazie, poussant la logique de l’anéantissement plus loin que leurs prédécesseurs, et dans une combinaison aussi terrible que sinistre entre les facteurs idéologiques et les motivations utilitaires, ont programmé l’extermination à l’Est, de 30 millions d’êtres humains.

    Dans leur essai « Les architectes de l’extermination », Susanne Heim et Götz Aly soulignent que les planificateurs de l’économie, choisis non pas en fonction de leur militance politique mais de leur compétence professionnelle, fondaient leur dossier sur des considérations purement économiques et géopolitiques, sans la moindre référence à l’idéologie raciale. Ils rapportent le procès-verbal d’une réunion pendant laquelle, les conseillers économiques ont expliqué en présence de Goebbels leur plan d’approvisionnement alimentaire.

    Ce dernier nota dans son journal le 2 mai 1941: « La guerre ne peut se poursuivre que si la Russie fournit des vivres à toutes les forces armées allemandes durant la troisième année de la guerre. Des millions de personnes mourront certainement de faim si les vivres qui nous sont nécessaires sont enlevés au pays. (20) » En effet, ce plan devait faire mourir environ 30 millions de Slaves dans un premier temps. Mais cela devait assurer l’approvisionnement des vivres pendant une année et en plus, rendre inhabitées des terres où des familles allemandes seraient installées.

    Ainsi, Hermann Göring, dont le père fut le premier gouverneur allemand en Namibie, pouvait dire en 1941 à son compère le ministre italien des Affaires étrangères, le comte Ciano: « Cette année, 20 à 30 millions de personnes mourront de faim en Russie. Peut-être est-ce pour le mieux, puisque certaines nations doivent être décimées. (21) » Ceux qui, dans une association extrême de l’idéologie raciste et la motivation utilitaire, programmaient l’extermination de 30 millions de Slaves, pouvaient programmer sans état d’âme, l’extermination d’un autre groupe considéré aussi inférieur, dans l’occurrence les Juifs.

    Il n’est pas un hasard que le Pro*****ur Wolfang Abel: « Chargé par le haut commandement des forces armées de réaliser des études anthropologiques sur les prisonniers de guerre soviétiques, proposa entre autres options la liquidation du peuple russe. (22) » Le pro*****ur Abel fut l’élève du Pro*****ur Fischer avant de devenir son assistant. Ensemble, ils formèrent les premiers experts scientifiques chargés de sélectionner ceux qui, coupables de ne pas être Aryens devaient être exterminés à Auschwitz ou ailleurs (23).

    Quant aux Soviétiques: « Au 1er février 1942, sur les 3,3 millions de soldats de l’Armée rouge fait prisonniers, 2 millions étaient déjà morts dans les camps allemands et au cours des transports, soit 60%. Si l’on enlève les trois premières semaines de guerre, au cours desquelles les premiers prisonniers purent puiser dans leurs réserves corporelles, ce chiffre correspondait à un taux de mortalité de 10 000 hommes par jour » (24).

    La très grande majorité des Allemands, heureuse de se trouver du bon côté, accepta le fait accompli, c’est-à-dire l’exclusion des non-Aryens, et en retira tout le bénéfice possible. Il va sans dire qu’à l’époque, la solidarité à l’égard des groupes considérés inférieurs ne faisait pas vraiment recette dans la culture dominante. Plusieurs siècles de matraquage idéologique pour justifier l’écrasement des peuples colonisés et asservis, n’avaient pas certainement favorisé l’humanité de ceux qui en profitaient (25).

    Comme le dit si bien Aly: « Le gouvernement nazi suscita le rêve d’une voiture populaire, introduisit le concept de vacances pratiquement inconnu jusqu’alors, doubla le nombre des jours fériés et se mit à développer le tourisme de masse dont nous sommes aujourd’hui familiers. (...) Ainsi, l’exonération fiscale des primes pour le travail de nuit, les dimanches et les jours fériés accordés après la victoire sur la France, et considérée, jusqu’à sa remise en cause récente comme un acquis social. (...)Hitler a épargné les Aryens moyens aux dépens du minimum vital d’autres catégories » (26). L’argent spolié aux Juifs d’Europe et aux pays sous occupation allemande a bien servi au gouvernement nazi pour financer sa politique sociale visant à favoriser le niveau de vie de la population aryenne. On comprend qu’après la guerre, tant d’Allemands pouvaient admettre en privé, avoir vécu la période la plus prospère de leur vie sous le gouvernement nazi y compris pendant la guerre... La domination coloniale sur d’autres peuples a toujours fourni les conditions indispensables pour la mise en place de systèmes d’asservissement et déshumanisation froidement réglés. Ce fut le cas dans l’univers concentrationnaire d’Amérique, où les puissances coloniales ont inventé un système juridique à l’intérieur duquel, la bestialisation des Noirs parce que Noirs, se faisait en toute légalité. Au 19ème siècle, la colonisation britannique en Australie a renoué avec le génocide commis en Amérique du Nord. En Afrique, les peuples congolais ont souffert leur Adolf Hitler incarné par le Roi des Belges qui non satisfait de faire mourir la moitié des populations, faisait couper la main à ceux qui chercheraient à fuir les travaux forcés (27). En Namibie, l’Allemagne coloniale a commis son premier génocide et, je peux continuer mais je peux aussi m’arrêter. Il y a assez pour comprendre que l’entreprise nazie de déshumanisation, s’inscrit dans une continuité, jalonnée sans interruption par la barbarie coloniale.

    A la fin de la guerre, les puissances coloniales, victorieuses, ont décrété que le nazisme était incompréhensible et effroyable parce que derrière ses atrocités il n’y avait aucune rationalité économique. La motivation utilitaire ayant toujours servi à cautionner les entreprises de déshumanisation menées contre d’autres peuples non-Européens, il fallait absolument que l’entreprise nazie de déshumanisation soit dépourvue de toute motivation utilitaire. De là, cet approche réductionniste qui a historiquement isolé le nazisme, et focalisé l’attention sur les atrocités commises par les nazis, en faisant abstraction des facteurs sans lesquels, chacun devrait le savoir, ce désastre effrayant n’aurait jamais atteint la disproportion que nous savons.



  9. #9
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    Punaise, heureusement que le forum va fermer pour une semaine, j'ai vraiment besoin d'aller lire autre chose.

  10. #10
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    Nono

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    Punaise, heureusement que le forum va fermer pour une semaine, j'ai vraiment besoin d'aller lire autre chose.


    je crois te comprendre ma chère....



  11. #11
    CK88 Invité

    Appel à la guerre religieuse.

    Sous couvert d'obtenir l'indépendance de son pays, le parti islamique a réussi par un hold up bien préparé à prendre définitivement possession de l'Algérie.

    Le stratagème se répète.

    Après avoir lu tout ce récital qui avance masqué sous couvert de défendre l'opprimé contre oppresseur, on en conclut que l'islam emploie la même méthode. Se constituer des bataillons de kamikases.

    Ben se trompe en pensant que le nazisme n'avait qu'une motivation économique en faveur de la (fausse) **** blanche. C'était une ancienne religion réactivée animiste pan germanique basée sur le sacrifice humain selon des méthodes scientifiques. Pour arriver à ses fins le nazisme (pour reprendre une phrase du texte copieux) emploie le "faire peur aux masses" pour dresser une barrière entre les peuples. Les bons d'un côté et les mauvais de l'autre. Mais dans ce monde le mal est partout comme le bien est partout.

    Le système des manipulateurs de masse est de faire la dicotomie (Bien c'est nous bien sûr, mal c'est eux)

    Le poeme sur la PAIX associé avec la lithurgie du djihad islamique forment les deux aspects de la progression islamique. Des textes ravageurs et sanglants d'un côté et des poemes sans fin sur la PAIX et l'AMOUR.

    Nous l'islam c'est la PAIX et l'AMOUR. La haine c'est chez les blancs.

    Et s'il y a des réticences ce sera le bâton et la carotte.

    BEN se sert d'un site kabyle pour promouvoir la pensée djihadiste.

  12. #12
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    je crois te comprendre ma chère....




    Ouais-ouais, je te comprends sifflait le serpent dans Moogli en tentant de l'entourer dans ses anneaux mortels...

  13. #13
    Amazone Invité
    Citation Envoyé par CK88 Voir le message
    Sous couvert d'obtenir l'indépendance de son pays, le parti islamique a réussi par un hold up bien préparé à prendre définitivement possession de l'Algérie.

    Le stratagème se répète.

    Après avoir lu tout ce récital qui avance masqué sous couvert de défendre l'opprimé contre oppresseur, on en conclut que l'islam emploie la même méthode. Se constituer des bataillons de kamikases.

    Ben se trompe en pensant que le nazisme n'avait qu'une motivation économique en faveur de la (fausse) **** blanche. C'était une ancienne religion réactivée animiste pan germanique basée sur le sacrifice humain selon des méthodes scientifiques. Pour arriver à ses fins le nazisme (pour reprendre une phrase du texte copieux) emploie le "faire peur aux masses" pour dresser une barrière entre les peuples. Les bons d'un côté et les mauvais de l'autre. Mais dans ce monde le mal est partout comme le bien est partout.
    Tout à fait juste : l'Ahnenerbe (héritage des ancêtres) sous les ordres directs de Himmler était l'organisation en charge de cette réactivation. Encore aujourd'hui on omet de parler de ce fait dans les manuels d'histoire.
    Ne reste officiellement que la folie expansionniste d'Hitler sur fond de crise économique pour donner un éclairage sur cette période.

    Le système des manipulateurs de masse est de faire la dicotomie (Bien c'est nous bien sûr, mal c'est eux)

    Le poeme sur la PAIX associé avec la lithurgie du djihad islamique forment les deux aspects de la progression islamique. Des textes ravageurs et sanglants d'un côté et des poemes sans fin sur la PAIX et l'AMOUR.

    Nous l'islam c'est la PAIX et l'AMOUR. La haine c'est chez les blancs.

    Et s'il y a des réticences ce sera le bâton et la carotte.

    BEN se sert d'un site kabyle pour promouvoir la pensée djihadiste.
    Qui, des manipulateurs ou des manipulés est responsable ?
    Dernière modification de Amazone, 10/10/2007 à 19h48

  14. #14
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    ala

    Les jours d’après

    Quarante-cinq ans après la fin de la guerre d’Algérie, bien des pesanteurs persistent encore et plus particulièrement un refus obstiné de la repentance qui a été brutalement réaffirmé par le président français, Nicolas Sarkozy. Après le tollé qu’avait soulevé la loi de février 2005 sur le rôle « positif » du colonialisme, il y a une espèce de remontée du ressentiment face à l’histoire qui est en train de s’écrire. Aucun peuple n’est dominable au nom d’on ne sait quelle fatalité qui le désignerait pour être soumis. Les Algériens n’ont pas demandé à Nicolas Sarkozy, pas plus qu’à ses prédécesseurs, de se faire violence et de s’autoflageller du fait de la reconnaissance du fait colonial qui leur a été imposé. Aujourd’hui encore, des exégètes tentent de faire valoir assez sournoisement que la colonisation a doté l’Algérie de routes, d’écoles et d’hôpitaux. Actuellement, des livres et des films alimentent encore cette problématique du déni. En 2007, il se trouve encore des lobbies pour faire comme si le combat du peuple algérien pour son indépendance n’avait pas, seul, forcé le sort des armes. A présent la paix est installée entre deux pays qui sont libres de t****r leur chemin. L’Algérie n’est pas un marécage, ni une poche de misère comme s’acharnaient, il y a peu encore, à le prétendre de mauvais esprits peu confortés par la capacité des Algériens à se prendre en charge. La preuve en est que le pays est un gigantesque chantier dont la mesure dépasse ce qu’avait entrepris la France coloniale qui n’avait, en Algérie, que le souci de faire le bonheur des colons. En fait, l’Algérie avance avec ou sans repentance. Car il ne faut soumettre le respect que se vouent les peuples algérien et français aux calculs politiciens d’une équipe au pouvoir. Force est alors de reconnaître qu’il y a dans cette obstination à ne pas voir les choses en face de l’aveuglement. Ce sont donc les historiens qui, de part et d’autre, feront la part des choses et la plus importante d’entre elles, celle de la vérité. Ce n’est que récemment, à cet égard, que les intellectuels français prennent le contre-pied des postures figées de dirigeants politiques qui occultent le passé dans une espèce de catharsis négationniste. Des films, des livres disent que la réalité du colonialisme n’était pas si belle à voir et que le discours officiel de la France de 2007 ne peut pas ne pas en tenir compte. La preuve en est que ce sont des Français, à l’instar du philosophe Bernard Henry Lévy, qui demandent à leur pays un tel acte de repentance. Ce ne sera ni une accablante malédiction ni un suicide symbolique de cette France qui s’était proclamée, et avait été crue en cela, le berceau des droits de l’homme. Les jours d’après le terrible fait colonial ne doivent pas démontrer le contraire.



  15. #15
    CK88 Invité

    Combat extrême

    Citation Envoyé par KC88 Voir le message
    Les jours d’après

    Quarante-cinq ans après la fin de la guerre d’Algérie, bien des pesanteurs persistent encore et plus particulièrement un refus obstiné de la repentance qui a été brutalement réaffirmé par le président français, Nicolas Sarkozy. Après le tollé qu’avait soulevé la loi de février 2005 sur le rôle « positif » du colonialisme, il y a une espèce de remontée du ressentiment face à l’histoire qui est en train de s’écrire. Aucun peuple n’est dominable au nom d’on ne sait quelle fatalité qui le désignerait pour être soumis. Les Algériens n’ont pas demandé à Nicolas Sarkozy, pas plus qu’à ses prédécesseurs, de se faire violence et de s’autoflageller du fait de la reconnaissance du fait colonial qui leur a été imposé. Aujourd’hui encore, des exégètes tentent de faire valoir assez sournoisement que la colonisation a doté l’Algérie de routes, d’écoles et d’hôpitaux. Actuellement, des livres et des films alimentent encore cette problématique du déni. En 2007, il se trouve encore des lobbies pour faire comme si le combat du peuple algérien pour son indépendance n’avait pas, seul, forcé le sort des armes. A présent la paix est installée entre deux pays qui sont libres de t****r leur chemin. L’Algérie n’est pas un marécage, ni une poche de misère comme s’acharnaient, il y a peu encore, à le prétendre de mauvais esprits peu confortés par la capacité des Algériens à se prendre en charge. La preuve en est que le pays est un gigantesque chantier dont la mesure dépasse ce qu’avait entrepris la France coloniale qui n’avait, en Algérie, que le souci de faire le bonheur des colons. En fait, l’Algérie avance avec ou sans repentance. Car il ne faut soumettre le respect que se vouent les peuples algérien et français aux calculs politiciens d’une équipe au pouvoir. Force est alors de reconnaître qu’il y a dans cette obstination à ne pas voir les choses en face de l’aveuglement. Ce sont donc les historiens qui, de part et d’autre, feront la part des choses et la plus importante d’entre elles, celle de la vérité. Ce n’est que récemment, à cet égard, que les intellectuels français prennent le contre-pied des postures figées de dirigeants politiques qui occultent le passé dans une espèce de catharsis négationniste. Des films, des livres disent que la réalité du colonialisme n’était pas si belle à voir et que le discours officiel de la France de 2007 ne peut pas ne pas en tenir compte. La preuve en est que ce sont des Français, à l’instar du philosophe Bernard Henry Lévy, qui demandent à leur pays un tel acte de repentance. Ce ne sera ni une accablante malédiction ni un suicide symbolique de cette France qui s’était proclamée, et avait été crue en cela, le berceau des droits de l’homme. Les jours d’après le terrible fait colonial ne doivent pas démontrer le contraire.


    Les propos semblent plus mesurés. Mais il reste des "force est de reconnaître que ... " qui veulent pas dire grand'chose dans un autre univers que celui des intellectuels sans responsabilités.

    Nos portes sont ouvertes pour toute inspection philosophique sur le colonialisme. Les arguties seront étalées et nous pourrons en découdre sur un à un des arguments.

    La France est un pays ouvert.

    Ce que nous combattons ce sont ces amalgames vengeurs qui déforment la première vérité. Mais s'ils n'étaient que vengeurs, passe encore, mais ils sont politiquement orientés par une société secrète et religieuse qui avance masquées derrière des faux procès. Et dont on sait qu'il ne visent que le pouvoir absolu sur les âmes et les matières premières. L'exemple mal compris du nazisme nous rend inflexibles sur la nouvelle entreprise secrète des djihadistes.

    Ils sont persuadés que cette troisième religion monothéiste est celle qui doit supplanter les deux autres. Nous on s'en fout on n'en veut aucune.

    C'est notre bonheur qui est en jeu, mon cher ennemi intime.

  16. #16
    KC88 est déconnecté Banned
    Inscrit
    juin 2006
    Messages
    314

    ala

    Citation Envoyé par CK88 Voir le message
    C'est notre bonheur qui est en jeu, mon cher ennemi intime.


    http://www.youtube.com/watch?v=cmJFa_cBMOk



  17. #17
    CALYPSOO Invité
    Je ne comprends pas? Mes parents sont assez âgés et pourtant n'ont pas pu faire la guerre d'Algérie? Quel âge avez-vous donc pour venir déterrer cette histoire?


    Surtout pourquoi vous intéresser aux guerres anciennes quand d'autres guerres injustes sévissent sur cette planète??

  18. #18
    CK88 Invité

    Le futur est dans le passé.

    Citation Envoyé par CALYPSOO Voir le message
    Je ne comprends pas? Mes parents sont assez âgés et pourtant n'ont pas pu faire la guerre d'Algérie? Quel âge avez-vous donc pour venir déterrer cette histoire?


    Surtout pourquoi vous intéresser aux guerres anciennes quand d'autres guerres injustes sévissent sur cette planète??
    Parce que le présent ne se résoud qu'avec la compréhension du passé et que ceux qui mentent sur le passé compliquent la résolution du présent.

  19. #19
    CALYPSOO Invité
    Et que faire de ceux qui mentent sur le présent et que tous applaudissent? Attendre que ça devienne un passé inoffensif pour l'attaquer? En attendant des hommes meurent!

    Seriez-vous des lâches frileux? Pourqui ne parlez-vous pas des guerres actuelles?

  20. #20
    CK88 Invité

    ni lâches ni frileux.

    Citation Envoyé par CALYPSOO Voir le message
    Et que faire de ceux qui mentent sur le présent et que tous applaudissent? Attendre que ça devienne un passé inoffensif pour l'attaquer? En attendant des hommes meurent!

    Seriez-vous des lâches frileux? Pourqui ne parlez-vous pas des guerres actuelles?
    Parce que nous sommes sur un site KABYLE.COM et pas ailleurs.

    Vous parlez bien du Che? Cet épidode n'est plus d'actualité pourtant !

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