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Sujet : Peuple Kabyle

  1. #1
    AMENAY2 Invité

    Peuple Kabyle

    C'est un article intéressant que j'aimerai vous faire partager. Il atteste de l'éxistence d'un peuple Kabyle depuis les anciens temps. Son auteur M.Redjala, y a mis tout son coeur et ton savoir.



    PEUPLE KABYLE
    À quel moment le nom kbayl francisé en Kabyles s’appliqua-t-il aux habitants de cette masse de montagnes dominées par le Djurdjura ? Ibn Khaldūn n’en use pas au XIVe siècle dans son Histoire des Berbères. Ni Luis del Mármol ni Léon l’Africain au XVIe siècle ne mentionnent les Kabyles pour désigner les Berbères d’une région déterminée de l’Afrique du Nord. Reprenant la tradition khaldūnienne, Mármol appelle « Azouagues » (Zouaoua) les habitants du littoral algérien. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que « Kabyle » fait son apparition comme nom propre dans la littérature historique et géographique de l’Afrique du Nord. Le voyageur anglais Thomas Shaw, dans ses Travels, appelle de ce nom tous les Berbères de l’Algérie septentrionale : « À en juger par la situation et l’idiome propre et particulier des Kabyles, qui diffère matériellement de l’arabe, on est porté à croire que c’est le seul peuple de la Barbarie qui ait quelque analogie avec les anciens habitants de l’Afrique. » Et à propos des Zouaoua, on peut lire sous la plume du même auteur : « Les zouôouh [sic], qui sont les plus nombreux et les plus riches Kabyles de cette province [Constantine], habitent les montagnes inaccessibles à l’est, du Sebôe [Sebaou]. » Au XIXe siècle, l’occupation française consacra définitivement le nom, d’abord pour désigner les Berbères de l’Algérie septentrionale, ensuite uniquement ceux du Djurdjura et de ses prolongements. On les appelle bien encore Zouaoua, mais accessoirement ; ils sont kabyles avant tout. C’est sous ce nom qu’ils firent leur entrée dans l’histoire moderne.

  2. #2
    AMENAY2 Invité
    FORMATION DU BLOC KABYLE

    La lecture des auteurs anciens montre, en effet, une Kabylie tantôt cernée et réduite à ses seules montagnes inaccessibles, tantôt jetant sur les plaines ses guerriers qui contraignaient les colons à se regrouper dans les villes fortifiées et les légions à reculer, à « regagner leurs quartiers d’hiver » selon la pudique expression des historiens latins. Le même spectacle est offert au Moyen Âge successivement avec les Vandales, les Byzantins et les Arabes.

    L’historien des Berbères, Ibn Khaldūn, fournit des indications précieuses sur la formation et l’évolution du bloc montagnard kabyle entre le VIIIe et le XIVe siècle. Jusqu’au XIe siècle, le domaine kabyle s’étendait sur un vaste territoire compris entre Annaba (Bône) et Cherchell au nord, et les monts sahariens au sud. Trois groupements berbères importants s’y côtoyaient, unis par un même dialecte et des alliances politiques plus ou moins durables : les Sanhadja à l’ouest de Dellys, les Zouaoua à l’est jusqu’au port de Béjaia (Bougie) et les Ketama entre ce dernier et celui de Annaba. À partir de la seconde moitié du XIe siècle, il ne cessera de se rétrécir, d’abord sous les coups de boutoir des Arabes (Banū Hilāl et Banū Soulaym) venus d’Égypte, ensuite sous la pression des dynasties berbères qui se succédèrent en Afrique du Nord entre le XIIe et le XIVe siècle. Plus ouverts, l’Est, l’Ouest et le Sud en souffrirent tout particulièrement. À la fin du siècle, il ne restait plus des trois grandes confédérations que celle du centre, la Zouaoua, amputée de ses hauts plateaux, mais héritant sur ses flancs de quelques débris des territoires peuplés par ses anciens alliés dont elle reçut le flot de réfugiés. Elle occupait alors un quadrilatère compris entre l’oued Agrioum à l’est, l’oued Boudouaou à l’ouest, la Méditerranée au nord, et une ligne allant de Sétif à Sidi-Aïssa au sud.

    Ces limites ne subiront plus de changement notable. L’installation de quelques bordjs par les Turcs à l’intérieur, dès la première moitié du XVIe siècle, ne semble pas avoir mis en cause le principe de l’existence en Algérie d’une Kabylie autonome sur les terres de laquelle s’étaient constituées trois principautés dans le dernier quart du siècle précédent : Kokou, Abbès et Juber. Leur reconnaissance tacite par les représentants de la Porte à Alger fut une étape importante dans la formation de la Kabylie. Ils en fixèrent approximativement les frontières que trouveront les Français au début du XIXe siècle.
    Quand le pouvoir des deys s’effondra en 1830, les Kabyles tentèrent encore une fois, mais sans succès, de rompre l’encerclement et de recouvrer les riches plaines dont ils avaient été dépossédés. D’ailleurs les Français, soucieux de neutraliser au début de la conquête de l’Algérie une population nombreuse, organisée et belliqueuse, ne les en dissuadèrent pas immédiatement. Ernest Carette a laissé un témoignage fort intéressant : « L’absence complète de définition donnait lieu aux interprétations les plus élastiques, aux assimilations les plus erronées. Chaque coin de terre peuplé de Kabyles devenait partie intégrante de la Kabylie. Quelques personnes comprenaient sous ce nom tout le littoral depuis Dellys jusqu’à Philippeville, d’autres l’étendaient encore dans l’Ouest et y faisaient entrer le Dahra et l’Ouarsenis. La Kabylie s’allongeait démesurément. Ayant échappé à l’invasion, elle devenait envahissante à son tour » (Études sur la Kabylie, 1849). En fait, elle n’échappa pas à l’invasion ; on crut même qu’elle disparaissait à jamais. Le colonel Robin pouvait tranquillement écrire en 1901 : « Ainsi s’est effondré en quelques années l’édifice séculaire des libertés traditionnelles qui avaient résisté pendant des milliers d’années aux armées des conquérants [...] Finis Kabyliae ! » En effet, pour mieux l’asservir, la puissance colonisatrice désorganisa ses structures politiques et économiques. Elle pensait l’avoir détruite ; elle ne réussit qu’à lui donner plus de cohésion. Les tribus et les confédérations ayant disparu, les Kabyles cherchèrent et parvinrent à communier dans une Kabylie indivisible.

  3. #3
    Aferkiw Invité

    turban

    Exellent texte !!!

    Si on lis le texte de Hocine Ukerdis sur la fondaition de Meghana par Bologhine, nous pouvons donc etendre la Kabylie historique encore plus a l'ouest => Cherchell !!!

    Et en effet le peuple Kabyle n'est pas une creation recente de quelques Frabyles.

    Le Peuple Kabyle est quelques chose de plus concret que cette abstraction juridique qu'est l'algerie.

    Citation Envoyé par AMENAY2
    FORMATION DU BLOC KABYLE

    La lecture des auteurs anciens montre, en effet, une Kabylie tantôt cernée et réduite à ses seules montagnes inaccessibles, tantôt jetant sur les plaines ses guerriers qui contraignaient les colons à se regrouper dans les villes fortifiées et les légions à reculer, à « regagner leurs quartiers d’hiver » selon la pudique expression des historiens latins. Le même spectacle est offert au Moyen Âge successivement avec les Vandales, les Byzantins et les Arabes.

    L’historien des Berbères, Ibn Khaldūn, fournit des indications précieuses sur la formation et l’évolution du bloc montagnard kabyle entre le VIIIe et le XIVe siècle. Jusqu’au XIe siècle, le domaine kabyle s’étendait sur un vaste territoire compris entre Annaba (Bône) et Cherchell au nord, et les monts sahariens au sud. Trois groupements berbères importants s’y côtoyaient, unis par un même dialecte et des alliances politiques plus ou moins durables : les Sanhadja à l’ouest de Dellys, les Zouaoua à l’est jusqu’au port de Béjaia (Bougie) et les Ketama entre ce dernier et celui de Annaba. À partir de la seconde moitié du XIe siècle, il ne cessera de se rétrécir, d’abord sous les coups de boutoir des Arabes (Banū Hilāl et Banū Soulaym) venus d’Égypte, ensuite sous la pression des dynasties berbères qui se succédèrent en Afrique du Nord entre le XIIe et le XIVe siècle. Plus ouverts, l’Est, l’Ouest et le Sud en souffrirent tout particulièrement. À la fin du siècle, il ne restait plus des trois grandes confédérations que celle du centre, la Zouaoua, amputée de ses hauts plateaux, mais héritant sur ses flancs de quelques débris des territoires peuplés par ses anciens alliés dont elle reçut le flot de réfugiés. Elle occupait alors un quadrilatère compris entre l’oued Agrioum à l’est, l’oued Boudouaou à l’ouest, la Méditerranée au nord, et une ligne allant de Sétif à Sidi-Aïssa au sud.

    Ces limites ne subiront plus de changement notable. L’installation de quelques bordjs par les Turcs à l’intérieur, dès la première moitié du XVIe siècle, ne semble pas avoir mis en cause le principe de l’existence en Algérie d’une Kabylie autonome sur les terres de laquelle s’étaient constituées trois principautés dans le dernier quart du siècle précédent : Kokou, Abbès et Juber. Leur reconnaissance tacite par les représentants de la Porte à Alger fut une étape importante dans la formation de la Kabylie. Ils en fixèrent approximativement les frontières que trouveront les Français au début du XIXe siècle.
    Quand le pouvoir des deys s’effondra en 1830, les Kabyles tentèrent encore une fois, mais sans succès, de rompre l’encerclement et de recouvrer les riches plaines dont ils avaient été dépossédés. D’ailleurs les Français, soucieux de neutraliser au début de la conquête de l’Algérie une population nombreuse, organisée et belliqueuse, ne les en dissuadèrent pas immédiatement. Ernest Carette a laissé un témoignage fort intéressant : « L’absence complète de définition donnait lieu aux interprétations les plus élastiques, aux assimilations les plus erronées. Chaque coin de terre peuplé de Kabyles devenait partie intégrante de la Kabylie. Quelques personnes comprenaient sous ce nom tout le littoral depuis Dellys jusqu’à Philippeville, d’autres l’étendaient encore dans l’Ouest et y faisaient entrer le Dahra et l’Ouarsenis. La Kabylie s’allongeait démesurément. Ayant échappé à l’invasion, elle devenait envahissante à son tour » (Études sur la Kabylie, 1849). En fait, elle n’échappa pas à l’invasion ; on crut même qu’elle disparaissait à jamais. Le colonel Robin pouvait tranquillement écrire en 1901 : « Ainsi s’est effondré en quelques années l’édifice séculaire des libertés traditionnelles qui avaient résisté pendant des milliers d’années aux armées des conquérants [...] Finis Kabyliae ! » En effet, pour mieux l’asservir, la puissance colonisatrice désorganisa ses structures politiques et économiques. Elle pensait l’avoir détruite ; elle ne réussit qu’à lui donner plus de cohésion. Les tribus et les confédérations ayant disparu, les Kabyles cherchèrent et parvinrent à communier dans une Kabylie indivisible.

  4. #4
    LAVARKELTIA Invité

    Les Kabyles Et L Eau....

    AZUL !

    LES KABYLES COMME LES AUTRES PEUPLES BERBERES OU METIS DE CELTIBERES
    OU ENCORE D AUTRES METIS ETHIOPIENS?
    ONT DU SE SOUMETTRE A UNE EVIDENCE !
    LA OU IL N Y A PAS D EAU IL N Y A PAS DE VIE !

    SI ON REMONTE ASSEZ LOIN DANS LE TEMPS, ON POURRAIT DIRE LA MEME CHOSE MAIS DIFFEREMENT !
    LA OU IL N Y A PLUS D EAU IL N Y A PLUS DE VIE !

    LORSQUE LE NIL FUT DETOURNE EN PARTIE TOUT AU MOINS LE GRAND FLEUVE NE SE DEVERSAIT PLUS SUR LES COTES DE LYBIE !
    DE SON ANCIEN COURS IL NE RESTAIT QUE QUELQUES OASIS .....
    OASIS DONT ON RETROUVE LA T**** FACILEMENT .

    ET DONC MIGRATION ET SEPARATION DES POPULATIONS VIVANT LE LONG DU FLEUVE MAINTENANT ASSECHE !

    UNE POPULATION QUI S ETANDAIT DU PACIFIQUE A LA MER ROUGE ET A L ATLANTIQUE EN PASSANT PAR LA MEDITERRANNEE "MARE NOSTRUM"
    SE STRATIFIA !

    VOUS ME CROYEZ PAS !

    TANT PIS !

    UNE QUESTION.
    LA SABEENNE LA REINE DE SABA DONT SALoMON FIT SA MAITRESSE ETAIT ELLE NOIRE OU BLANCHE ?
    FAUT LIRE LE CANTIQUE DES CANTIQUES POUR REPONDRE

    LAVAR SKLERIGEN

  5. #5
    travis Invité
    Citation Envoyé par LAVARKELTIA
    AZUL !

    LES KABYLES COMME LES AUTRES PEUPLES BERBERES OU METIS DE CELTIBERES
    OU ENCORE D AUTRES METIS ETHIOPIENS?
    ONT DU SE SOUMETTRE A UNE EVIDENCE !
    LA OU IL N Y A PAS D EAU IL N Y A PAS DE VIE !

    SI ON REMONTE ASSEZ LOIN DANS LE TEMPS, ON POURRAIT DIRE LA MEME CHOSE MAIS DIFFEREMENT !
    LA OU IL N Y A PLUS D EAU IL N Y A PLUS DE VIE !

    LORSQUE LE NIL FUT DETOURNE EN PARTIE TOUT AU MOINS LE GRAND FLEUVE NE SE DEVERSAIT PLUS SUR LES COTES DE LYBIE !
    DE SON ANCIEN COURS IL NE RESTAIT QUE QUELQUES OASIS .....
    OASIS DONT ON RETROUVE LA T**** FACILEMENT .

    ET DONC MIGRATION ET SEPARATION DES POPULATIONS VIVANT LE LONG DU FLEUVE MAINTENANT ASSECHE !

    UNE POPULATION QUI S ETANDAIT DU PACIFIQUE A LA MER ROUGE ET A L ATLANTIQUE EN PASSANT PAR LA MEDITERRANNEE "MARE NOSTRUM"
    SE STRATIFIA !

    VOUS ME CROYEZ PAS !

    TANT PIS !

    UNE QUESTION.
    LA SABEENNE LA REINE DE SABA DONT SALoMON FIT SA MAITRESSE ETAIT ELLE NOIRE OU BLANCHE ?
    FAUT LIRE LE CANTIQUE DES CANTIQUES POUR REPONDRE

    LAVAR SKLERIGEN


    le plus beau chant de solomon
    je suis noire,moi , mais jolie,filles de jerusalem,
    comme les tentes en poil sombre,comme les rideaux somptueux.
    ne faite pas attention si je suis noiraude,
    si le soleil m'a basanée.

    le cantique des cantiques l'un de mes livres préferé de la bible.

  6. #6
    AMENAY2 Invité
    La Kabylie

    Le nom de Kabylie est la forme européanisée de l’arabe kbayl (tribus). Il ne semble pas que les historiens et les géographes d’expression arabe s’en soient servi dans leur nomenclature pour désigner une région quelconque de la Berbérie au Moyen Âge. Cette dénomination a été introduite par des voyageurs européens. De nos jours encore, seuls en usent en Algérie les sujets s’exprimant en français. L’arabophone dira blad lekbayl (pays des tribus), kbayl étant traité ici en véritable nom propre. Quant aux Kabyles eux-mêmes, ils emploient un terme appartenant au très ancien fonds berbère : tamourt, la terre, la terre natale, la patrie, le pays.

    Ce "tamurt" n’a jamais connu de frontières bien définies. Il eût fallu pour cela qu’il se constituât en État, et les Kabyles ont été de tout temps farouchement opposés à une hégémonie politique qui eût rendu impossible à leurs yeux l’application d’un principe de gouvernement solidement ancré dans leurs mœurs : le contrôle direct et rigoureux d’un pouvoir central électif. Le rejet d’une autorité commune de quelque importance ne signifiait cependant pas absence de cohésion. Morcelée à l’intérieur, la Kabylie n’offrait pas moins l’image d’un bloc, agissant en tant que tel, solidaire certes de l’ensemble algérien qu’elle a incarné plus d’une fois, mais sans jamais cesser de s’en distinguer. Elle servait de refuge le plus sûr aux populations des plaines fuyant devant l’envahisseur, ensuite de base de résistance et de récupération quand la puissance de l’ennemi était émoussée et que sonnait l’heure de la libération. Dans ces conditions, suivant les vicissitudes politiques et militaires, elle s’accroissait et englobait de larges lambeaux de plaines, ou se réduisait aux seuls pitons d’où l’on pouvait narguer soit l’ennemi soit un pouvoir central trop éloigné et anonyme, parfois nominalement reconnu, mais rejeté en la personne de son administration.

  7. #7
    AMENAY2 Invité
    Le village kabyle

    Les Kabyles vivent encore groupés en villages généralement assez importants, pouvant atteindre plusieurs milliers d’âmes et ne descendant que rarement au-dessous de cinq cents, et bâtis sur les pitons de montagnes ou sur les sommets de mamelons séparant les vallées. Qu’ils soient de forme allongée ou circulaire, ils ont été conçus de façon à pouvoir être efficacement défendus, du moins avant que l’artillerie ne fasse son apparition. Ils portent le nom de touddar, pluriel de taddart (vie, du radical dr, vivre, que l’on retrouve avec ce sens dans tous les dialectes berbères). Les maisons, toutes en dur, généralement sans étage, couvertes de tuiles rouges, s’écrasent les unes sur les autres au point que, vues de loin, elles donnent l’impression de n’en former qu’une seule, immense. Le village, zébré à l’intérieur par de nombreuses impasses, souvent taillées dans le roc, n’ouvre sur l’extérieur que par deux ou trois rues. Il est très rare qu’il soit entouré d’une muraille. Sans doute se modernise-t-il chaque jour, mais, dans l’ensemble, son visage n’a pas changé.

    Il y a un peu plus d’un siècle, ce village constituait une unité politique et administrative complète, un corps qui avait sa propre autonomie. Il était administré par une assemblée (djemaa) composée de tous les citoyens en âge de porter les armes ; elle assurait le respect des règlements en vigueur, abrogeait les anciens et en édictait de nouveaux si le besoin s’en faisait sentir ; elle décidait de l’impôt et de la guerre, administrait les biens de mainmorte et exerçait sans partage le pouvoir judiciaire. Par délégation, elle se déchargeait de l’exercice de ces pouvoirs sur un chef de l’exécutif appelé, suivant les régions, lamin (homme de confiance), amukran (ancien, dignitaire), ameksa (pasteur), élu par tous les citoyens majeurs réunis en assemblée plénière. Il présidait la djemaa, assurait la mise en application de ses décisions et préparait les affaires à lui soumettre. Il était assisté dans ses fonctions par un oukil et des tamen. L’oukil, généralement recruté au sein du parti hostile à celui du lamin, gérait la caisse publique et contrôlait les agissements du chef de l’exécutif. Les tamen (mandataires) étaient désignés par les fractions du village pour les représenter dans les réunions restreintes et faire appliquer les décisions de l’assemblée, qui étaient prises en réunion plénière après des débats où tout citoyen, sans distinction de condition sociale, pouvait émettre et défendre ses opinions sur tel ou tel problème, proposer des solutions, voire s’opposer à l’exécutif. La continuité de cette organisation politico-administrative était assurée par les kanoun, sortes de chartes dont certaines dispositions fondamentales doivent remonter aux temps les plus reculés. Bien que non écrits, ils représentaient l’autorité matérielle la plus élevée et prenaient le pas sur la religion même.



    LE MALAISE ACTUEL DE LA KABYLIE

    Le village kabyle de type traditionnel n’existe plus. Son assemblée perdit progressivement ses prérogatives entre 1857 et 1962. Son lamin fut fonctionnarisé et ses kanoun interdits. Après l’indépendance de l’Algérie, l’organisation des communes mit fin aux assemblées de villages. Cela ne va pas sans difficulté. Les Kabyles, qui ont toujours été très attachés à l’indépendance, peuvent-ils s’adapter à un système de gouvernement, fût-il « démocratique et populaire », où le citoyen ne jouit d’aucune liberté individuelle ? Leur rébellion au lendemain de l’indépendance et leurs réserves à l’égard du pouvoir actuel traduisent un malaise qui ne trouvera sa solution que dans la reconnaissance du fait kabyle. Mais il ne semble pas que l’on s’oriente dans ce sens. L’acharnement que l’on met à vouloir détruire la langue kabyle en est une des preuves. Or, après la disparition des institutions politiques de la Kabylie, son originalité ne réside plus que dans la langue, instrument de résistance efficace .

  8. #8
    oxyntha Invité
    Citation Envoyé par LAVARKELTIA
    AZUL !

    LES KABYLES COMME LES AUTRES PEUPLES BERBERES OU METIS DE CELTIBERES
    OU ENCORE D AUTRES METIS ETHIOPIENS?
    ONT DU SE SOUMETTRE A UNE EVIDENCE !
    LA OU IL N Y A PAS D EAU IL N Y A PAS DE VIE !

    SI ON REMONTE ASSEZ LOIN DANS LE TEMPS, ON POURRAIT DIRE LA MEME CHOSE MAIS DIFFEREMENT !
    LA OU IL N Y A PLUS D EAU IL N Y A PLUS DE VIE !

    LORSQUE LE NIL FUT DETOURNE EN PARTIE TOUT AU MOINS LE GRAND FLEUVE NE SE DEVERSAIT PLUS SUR LES COTES DE LYBIE !
    DE SON ANCIEN COURS IL NE RESTAIT QUE QUELQUES OASIS .....
    OASIS DONT ON RETROUVE LA T**** FACILEMENT .

    ET DONC MIGRATION ET SEPARATION DES POPULATIONS VIVANT LE LONG DU FLEUVE MAINTENANT ASSECHE !

    UNE POPULATION QUI S ETANDAIT DU PACIFIQUE A LA MER ROUGE ET A L ATLANTIQUE EN PASSANT PAR LA MEDITERRANNEE "MARE NOSTRUM"
    SE STRATIFIA !

    VOUS ME CROYEZ PAS !

    TANT PIS !

    UNE QUESTION.
    LA SABEENNE LA REINE DE SABA DONT SALoMON FIT SA MAITRESSE ETAIT ELLE NOIRE OU BLANCHE ?
    FAUT LIRE LE CANTIQUE DES CANTIQUES POUR REPONDRE

    LAVAR SKLERIGEN

    Salut grand Celte.

    Tu pense vraiment que les Kabyles sont des celtes d'origine ?

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