Tettru teqcict
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Bgayet
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COMMUNIQUE DE PRESSE IGUERCHA : L’ARTISTE QUI RECONCILIE POESIE ET RYTHME !
Iguercha revient et c’est en beauté, avec un nouvel album aux sonorités variantes et saisissante : ballade, romance, complainte… Comme le laisse entendre le titre de cet album « Fell-am » (Pour toi), la quasi-totalité des thèmes consacre une place d’envergure à la femme. Ici Femme rime avec beauté, amour, rêve mais également avec souffrance et obsession. Si le thème général demeure l’amour tourmenté, à la recherche d’une réciprocité ou d’une reconnaissance, la plupart du temps la rythmique se place fermement à l’opposé des textes qui se veulent poignants et révèlent une certaine tristesse. Des morceaux menés aux rythmes d’un bendir, d’une derbouka… donnant un caractère dynamique aux airs. C’est un album où Iguercha nous dévoile, en majeure partie, des pensées intimes d’un jeune épris ou encore les tourments d’une fille troublée. Il n’y a qu’à écouter « Rrigh zzerb i iman-iw » qui témoigne de la frustration d’un homme amoureux ou encore « Tamughli bw’aln-im » racontant les souffrances d’une femme. D’une poésie élaborée et touchante, Iguercha rend surtout compte du mal d’amour souvent vécu dans une douleur secrète. L’usage de la métaphore dans ce nouvel opus lui permet de nous faire part de conditions et d’histoires vécus durant un jour, une vie. En écoutant ces morceaux, on se sent pris d’un sentiment d’injustice. Même les plus heureux en ménage seront touchés par la souffrance du passionné Dans le répertoire de Iguercha, la chanson sentimentale constitue sans aucun doute une thématique privilégiée. Déjà présente dans son premier album, elle demeure belle et bien dans ce nouvel opus. « Atan-iw » chanson au caractère douloureux voire sombre ou « Layes » qui décrit les conséquences d’une rupture en sont l’expression pur et simple. Iguercha est aussi un artiste plein de nostalgie. Il aime son pays l’Algérie et tout particulièrement la Kabylie. C’est ainsi qu’il rend hommage à certaines de ces régions comme Larbaa n’At Yiraten ou encore Bgayet. Après avoir écouté ces deux merveilleuses chansons, vous vous sentirez curieusement plus proche de ces endroits que vous ne l’étiez avant. « Fell-am » est un disque plein de caractère tant par le poids de ses mots que par sa qualité musicale. Il s’agit un regard sur soi, sur son existence, sur celle de son voisin, de son amie…Un album né d’un travail de longue haleine réalisé grâce à la collaboration de nombreux techniciens et musiciens dans de prestigieux studios algériens et français. Un opus qui demande de l’attention afin d’en ressentir l’émotion. Celle de l’artiste, celle d’un amoureux, d’une délaissé mais surtout votre émotion. Il ne vous reste à présent qu’à l’écouter et à vous l’approprier. Nassima CHILLAOUI
BIOGRAPHIE :
Né le 29 mars 1970 dans la région de Aït Oumalou en Kabylie,Iguercha cultive l’art de la musique dès sa plus tendre enfance. Le premier instrument sur lequel il jeta son dévolu fût la flûte. Une flûte qu’il transportait chaque jour dans son cartable pour se rendre à l’école du village. Mais très vite les influences de l’époque le gagne, et Iguercha abandonne sa flûte pour s’adonner entièrement à un nouvel instrument : la guitare. Même si la flûte lui avait permis de découvrir la musique, la guitare lui révèlera une ambition précoce ainsi qu’un engouement particulier pour la chanson. Ainsi, pour enrichir son répertoire musicale, il se mit à écouter de plus en plus les artistes en vogues durant ces années là et devint un inlassable auditeur de la célèbre émission révélatrice de nouveaux talents « Ighnayen Uzekka ». Il tentait d’en tirer le meilleur en se nourrissant des conseils de l’animateur et des expériences de chaque chanteur. Alors, la chanson devient une obsession, qu’il vit dans son quotidien d’adolescent et, en 1987, on lui offre l’occasion de se révéler au grand jour. De simple auditeur, Iguercha se retrouve propulsé derrière un micro, celui de son émission favorite « Ighnayen Uzekka », pour être le chanteur de demain. Le succès de son passage le conforta tellement qu’en 1989, Iguercha enregistra un premier album, qui certes ne lui permit pas d’acquérir une grande notoriété mais plutôt une expérience artistique nouvelle. Il comprit à ce moment que l’aventure ne faisait que commencer et qu’il fallait juste persévérer pour sortir, un jour, des albums qui le révèleront au grand public. Mais avant cela, il veut se perfectionner. Il travaille et découvre chaque jour les richesses de la musique et de la chanson kabyle. En 1995, Iguercha fait la rencontre de M. Aomar CHIBI du label Akfadou Production qui voyageait souvent en Algérie afin d’y repérer de nouveaux chanteurs. Cette rencontre donna naissance, tout d’abord, à une envie commune de travailler ensemble. En effet, Aomar décèle rapidement chez le jeune homme une âme d’artiste qui n’attend qu’à se dévoiler. Une voix singulière, un perfectionnisme avéré et un talent prometteur frappe le producteur. Dès ce moment, Iguercha se voit loin et continue dans sa lancée. Il entame les démarches nécessaires afin d’obtenir son départ pour la France. En 2001, il décide de sortir un album « Chansons éternelles » afin de rendre hommage à ceux qui lui avait donné le goût de la musique. Et puis c’était une façon pour lui de redonner un souffle nouveau à des titres phares du patrimoine kabyle. Octobre 2002, Iguercha arrive enfin en France et démarre sa carrière chez le label Akfadou Production qui le produit dans de nombreuses salles parisiennes (Cabaret Sauvage, Trianon, Zénith…). Son rêve se concrétise enfin quand il enregistre son premier grand album dans un prestigieux studio français entouré de professionnels de la World music. Une œuvre avec la collaboration de Aomar Chibi, permettant ainsi à l’artiste un retour aux sources par de belles mélodies mais aux couleurs d’aujourd’hui. « Rythmes et mélodies » titre de l’album, ouvre des portes nouvelles au chanteur. Emissions de TV et radio, un grand concert au Cabaret Sauvage pour sa promotion…Il devient la révélation de la chanson kabyle. 2007, et le revoilà dans un nouvel épisode musical de 9 nouvelles compositions à nouveau produit par Akfadou Production. Un travail de longue haleine qui voit le jour grâce à la persévérance ainsi qu’au talent de Iguercha. De plus, la Production croit toujours en lui. Elle voit chez ce chanteur, un artiste capable d’apporter une nouvelle direction à la musique kabyle celle du progrès, de la création et de l’ouverture aux autres genres musicaux. On lui donne ainsi carte blanche et Iguercha se met au travail avec Aomar Chibi. Des poésies et des musiques naissent de cette fructueuse coopération. Puis, Iguercha part pour l’Algérie rechercher, comme il aime le dire, une âme kabyle pour son album. Il commence la structure de son disque au studio Roses, aux côtés des arrangeurs et techniciens Bouzid Oulhamou et Laïchour Nadir. Il rentre en France quelques semaines plus tard, une maquette en poche et reprend les enregistrements au studio Gosto avec l’arrangeur Abdelghani Torki connu dans le milieu pour son apport professionnel et technique. Avec lui, Iguercha sait qu’une dimension internationale sera donnée à l’album. De ce fait, Iguercha a pu prendre part à toutes les étapes du disque : choix des chansons, instruments de musiques, arrangements, photos du livret… Aujourd’hui, il vous offre son deuxième album aux arrangements encore plus travaillés et aux sentiments mis à nus. Nassima CHILLAOUI
Titres de l’album :
1-Tettru teqcict « Désarroi d’une jeune mariée »
2-Layes « Fin d’une histoire d’amour »
3-Lbaz amectuh « Vivre sans elle »
4-Atan-iw « Mal d’amour »
5-Rrigh zzerb i iman-iw « Frustration »
6-Laarba n’At Yiraten (Hommage)
7-Tamughli bw’aln-im « Triste destin de la belle »
8-Bgayet (Hommage)
9-Sber fell-as « Quitte-le, tu mérites mieux ! »
10-Atan-iw (instrumentale)
Chansons de l’album :
1.Tettru teqcict : Une mélodie et un rythme qui nous conduisent vers l’histoire d’une jeune mariée au triste destin. Une jeune femme qui, une fois mariée, se voit délaissée par son mari contraint de s’exiler pour trouver du travail. Alors commence une vie d’épouse sans intérêt avec un mari absent, des beaux parents difficiles et des parents effacés. Du statut de fille gâtée, elle passe à celui de fille abandonnée. « Tennum laaz yetwaksas ». La demoiselle a le sentiment que la lumière ne veut pas se faire sur ses maux, sur « zzahr-is ». Ce qui donne tout son impact à cette chanson c’est que le constat vienne de l’artiste. Ici, Iguercha ne prête pas sa voix au personnage. C’est lui qui nous raconte l’histoire de sa pénible existence. Et c’est encore lui qui en appelle le saint « Sidi wedris » afin de l’aider et de lui sécher ses larmes.
2.Layes : Sur un rythme entraînant, nous allons à la rencontre d’un amoureux. Un amoureux n’ayant plus que son passé auquel se rattacher. Il ne lui reste que cela. Souvenirs de jours heureux passés aux côtés de sa chère et tendre. Mais aujourd’hui cette dernière est partie. Il se retrouve orphelin de son amour pour elle. Elle met fin à leur histoire et c’est tout. Mais aussi douloureuse que puisse paraître cette séparation, l’épris laisse sa bien-aimée partir. Il continuera tout de même à vivre son amour dans le souvenir. Rien à reconstruire car leur histoire n’est pas finie, il décide de la poursuivre, seul cette fois. « Tugrayid teqsit-nnegh, att £icegh wahdi wahdi ». Et même après son dernier souffle dans ce monde, il emportera leur belle histoire dans sa tombe. « Cfu kem-id ma yella mutegh, sser ad yeddu yid-i »
3.Lbaz amectuh : Des déceptions amoureuses, il y en a un grand nombre. Des amours qui blessent, qui brûlent et laissent des traces…Des histoires qui prennent fin avec un avenir à peine construit mais tout de même imaginé et rêvé. Des sentiments brimés par l’impossibilité de le vivre à deux, de le partager. Selon l’amoureux, pour chaque être humain le soleil se lève et apporte la lumière mais pour lui la pénombre fait obstruction à ses rayons. Chaque matin, le jour se lève et apporte chaleur mais pour lui le froid persiste car grande est sa douleur. Il est inconsolable, et pour cause « tin akken aazizen am ruh dayen tebedel imawlan ». Celle sur qui tout reposait a renouvelé l’espace qu’il occupait auparavant. Cependant, une voix se fait place dans un refrain. Une présence amicale qui ressent les épreuves du malheureux, car leur chagrin est commun « Fahmegh-k a lbaz amectuh, dayen ik yughen idi yeddran… ».
4.Atan-iw : Atan-iw est l’expression pur et simple d’un amour douloureux. Un mal dont on se sent incompris de tous, sauf peut-être de l’être aimé… Un mal né à la suite d’une violente rupture. Une rupture rejetée du fait de l’immensité des sentiments qu’il éprouve. Un amour sans limites par lequel on se retrouve dépassé. Une pointe de lucidité tout de même…l’amoureux n’est pas le seul dans ce cas. Certains même guérissent. Avec « sber » la patience et du temps.
5.Rrigh zzerb i iman-iw : C’est l’histoire d’un homme qui se fait violence. Il fait obstruction à tous ses sentiments et ses rêves les plus fous pour trouver dit-il « la paix ». Une paix intérieure avant tout, car il se sent rongé. Tout ce dont il rêvait lui paraît aujourd’hui chimère… Il préfère fermer toutes les portes à son cœur qui endure le poids des maux depuis trop longtemps.
6. Laarba n’AT Yiraten : Un détour, une visite et un hommage. L’artiste nous emmène à Laarba n’At Yiraten sur un son mélodieux. Originaire de cette région, il lui voue un profond respect. Une contrée qui a vu naître de grands hommes et de grandes femmes tels que Abane Ramdane ou encore Lala Fadhma n’Soummer. Un endroit où les artistes, les poètes poussent comme des fleurs. Le plus grand des poètes kabyle Si Muhend U Mhend qui a laissé un immense trésor poétique en héritage, était également issu de Larbaa n’At Yiraten. Il ne manque pas de le citer.
7. Tamughli bw’aln-im : Une nouvelle évocation sur les conditions de vie d’une femme. Une femme qui n’a pas vu le temps défilé tant la vie s’est acharnée sur elle. Sa jeunesse s’est noyée dans les larmes qu’elle versait au quotidien. Une lueur d’espoir grâce aux belles paroles de l’artiste qui se fait l’ami, le confident de la femme. Ca ne sera pas toujours comme cela, même les plus mauvaises choses ont une fin. Après la pluie vient le beau temps « Cetwa tetteb£itt tafsut ».
8.Bgayet : Célèbre par son histoire, ses lieux atypiques, ses hommes et ses femmes. Qui n’a pas chanté sa beauté, son accueil chaleureux… Les plus grands l’ont fait et aujourd’hui c’est au tour d’Iguercha de lui rendre un vibrant hommage. Iguercha affirme un attachement particulier à cette ancienne ville forteresse. Et pour cause, ayant vécu cinq années à Béjaïa, il en connaît les spécificités et même les quartiers, souvent méconnus des simples visiteurs. Sur un air typique de la côte Est, il nous balade de quartiers en quartiers et en profite pour faire un clin d’œil aux artistes qui en sont originaires. Après avoir écouté « Bgayet » selon Iguercha, la prochaine fois que vous ferez un tour à Béjaïa, passez par le quartier Oucharchour et l’houma Oubazine et finissez par un grand bol d’air frais du haut de Gouraya. Comme lui, vous la chanterez du matin au soir….
9.Sber fell-as : « Sber fell-as am umeqyas » un aspect d’antan dans ces propos…. Une chanson qui nous rappelle la célèbre chanson de Na Chérifa « Ruh djit ». En effet, Iguercha s’inscrit dans la même logique et invite la femme à penser un peu plus à elle. Ne plus se laisser amadouer et tromper par les mensonges de celui qu’elle aime. Autrefois l’on disait : « n’est pas homme digne d’une confiance, celui qui part au marché et rentre les mains vides » car personne ne lui faisait crédit « yer imsuweq ur di neffeq,yettarad adelaa d’ilem ». Ainsi, l’artiste somme la femme de se relever de tous les coups bats qu’il lui a porté « Harez nnif-im, arnu lqedr-im ». Elle doit aller de l’avant et reprendre fièrement sa place car de toute façon il est condamné « ur yes£i lsas wala tisas ». Alors à quoi bon une telle relation, fondée sur de faux-semblants, qui n’est que vouée à l’échec « ma d yerr zwadj ula wumit ».
Crédits :
Auteurs/Compositeurs : Aomar CHIBI et Ferhat IGUERCHA Chant et Guitare solo : IGUERCHA Arrangements : Abdelghani TORQUI et Bouzid OUHAMOU Batterie, Basse, Guitare et Clavier 2 : Abdelghani TORQUI Clavier 1 : Bouzid OUHAMOU et Nadir LAICHOUR Derbouka : Djamel HAMITECHE et Moh SORECAL Tbel et Tar : LOUNES Bendir : Dahmane BIRECHE Chœurs : Aomar CHIBI, Dahmane BIRECHE, Djillali HAMAMA, Saïd SENAOUI, Farid SAMEUR et NASSERA Voix féminine : NASSERA Maquette : Studio ROSES, Tizi-Ouzou – Algérie Structures : IGUERCHA, Bouzid OUHAMOU et Nadir LAICHOUR Enregistrement et Mastering : Studio GOSTO, Tremblay-en-France - France Mixage : Abdelghani TORQUI
