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La Dépêche de Kabylie : un logo, un symbole, une région

D 12 octobre 2002     H 10:40     A     C 44 messages


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La Kabylie par ci. La Kabylie par là. Et si on parlait pour une fois concrètement juste pour avoir une petite idée sur ce qui se fait ou s’est fait pour cette Kabylie au delà du discours, au delà du combat politique et culturel. Des résultants !

Des réalisations culturelles comme la Montagne de Baya et la Colline oubliée ont marqué notre histoire contemporaine de par leur qualité et leur symbole. Deux films en Tamazight enfin en Algérie ! Ces films kabyles n’auraient pas pu voir le jour sans la contribution de toute la région, l’acharnement de leurs réalisateurs respectifs et les talents des comédiennes et comédiens kabyles qui avaient donné leur meilleur aux dialogues et à leurs rôles. Leurs répliques étaient tellement authentiques qu’elles nous transportent à chaque fois dans l’âme de ces villages de Kabylie oh combien chers à Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Tahar Djaout et Matoub Lounès.

En cette année 2002, d’autres défis sont lancés pour la Kabylie pour se construire sans les institutions algériennes. D’ailleurs, la Kabylie s’est toujours faite sans le pouvoir central d’Alger. Le peu qu’elle a aujourd’hui cette Kabylie, elle le doit surtout à la jeunesse sacrifiée de ses enfants émigrés depuis les années 20 en France.

côté du combat citoyen qui tient tête depuis presque deux ans, 40 ans à la dictature militaire d’Alger, des Kabyles se sont mis à produire, à financer des grands projets pour créer des emplois et donner vie à une région qui a beaucoup souffert. Ifri est un parfaite exemple de réussite en Kabylie. Cependant, ce peu d’investissement n’a pas su ou n’a pas pu garder ces milliers de jeunes kabyles qui se sont lancés dans l’aventure incertaine de l’exil en France notamment.

Dans la foulée de toutes ces incertitudes et ces déchirements personnels, familiaux et culturels, un journal voit le jour pour écrire sur la Kabylie et pour la Kabylie. La Dépêche de Kabylie, le journal des Hommes libres lit-on dans le Logo qui embrasse à la fois le nom de la région Kabylie et le sigle ( Z) du combat identitaire du peuple amazigh tant porté et chéri par la Kabylie. La lettre Z en tifinagh bien entendu.

En l’espace de quelques semaines, la Dépêche de Kabylie se targue une place privilégiée à côté du journal Le Matin. Ce dernier est très apprécié dans la région de Kabylie du fait qu’il ait toujours accompagné le combat du mouvement citoyen. Un journal qui a déclaré la guerre à Bouteflika et ses sbires d’Orient.

Chaque matin, le lecteur kabyle regarde sa Kabylie dans son journal à elle, à lui. Des correspondants sont recrutés un peu partout en Kabylie. La Dépêche cherche encore d’autres correspondants dans les coins reculés de la Kabylie. Du coup, on peut lire ce qui se passe aux Ouadhias, à M’Chedallah, à Sidi Aïch, aux Genêts avec précision et beaucoup de cÂur. Nos journalistes parlent de nous chez nous enfin !

Certains se plairaient à spéculer sur les vraies visées de son propriétaire Amar Ben Younes. En démocratie, tout est permis dirait-on. Mais, ce qui est certain est que M. Ben Younes a le mérite d’investir dans l’information et non pas dans une Pizzeria. Avec le temps, ce sera un acquis pour la Kabylie, un héritage pour les générations futures. Qu’ai-je dis ? La Dépêche de Kabylie est déjà un acquis pour la Kabylie !

La Dépêche de Kabylie a le mérite de prendre position quand il le faut. Durant le mois de juillet et le début du mois d’août, ce journal a lancé une pétitions dans ses colonnes exigeant la libération des détenus politiques de Kabylie. Un espace noir à la Une de la Dépêche a été consacré également aux grévistes de la faim dans les prisons de Kabylie. Cette pétition a eu un échos extraordinaire auprès de l’opinion publique et de la famille politique algérienne. Les détenus de Kabylie quant à eu n’arrêtaient pas de faire les éloges de la Dépêche dés leur libération le 05 août 2002.

La Dépêche de Kabylie est composée d’une équipe de professionnels connus pour leurs talents et la qualité de leurs articles. La communauté immigrante qui est un peu partout dans le monde attend avec impatience de lire la Dépêche de Kabylie sur Internet, à l’instar des autres journaux algériens.

Djamila Addar