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Musique kabyle

Massa Bouchafa : La voix d’or de nos montagnes

samedi 25 août 2007, par Mohand Harouz

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais d’emblée rappeler aux lecteurs et aussi aux mélomanes de la musique kabyle que la chanteuse Bouchafa se situe parmi les grandes dames de la musique berbère à l’ instar de feu Marguerite Taos Amrouche, Bahia Farah, Hnifa, etc…

Dès l’école primaire, c’est-à-dire à l’âge de 6 (six) ans, Zaïna (le prénom de Massa Bouchafa) fit son entrée dans une chorale de l’école primaire, située non loin de son village Azrou (Illilten) grâce à sa voix originale et à la force de son timbre vocal. En intégrant sans difficulté l’unique et prestigieuse chorale féminine du lycée El Khansa, de Tizi Ouzou, l’adolescente Zaïna se distingua très vite des autres choristes et emporta plusieurs consécrations et prix inter-lycées.
Il faut rappeler qu’en 1980 le grand chanteur Taleb Rabah fut le premier à remarquer les charmes vocaux et les dons de cette fille précoce et subtile.

Lorsqu’elle remporta en 1989 le prix du festival « Alhan Wa Chabab » beaucoup d’artistes furent fascinés par Massa Bouchafa ( Massa-veut dire Madame en kabyle) comme le chanteur Rezzig Kaci et le grand poète et musicien Aït-Maenguelet qui lui fera appelle afin d’interpréter en duo une de ses œuvres. Il faut dire ostensiblement que depuis la sortie en 1989 de son premier album intitulé « Da L’Mulud » en hommage au précurseur de la berbérité, la tonitruante Bouchafa entamera désormais une grande carrière artistiques qui la propulsera aux devants des scènes française et européenne.

A ce sujet, tout le monde sait que cette chanteuse est arrivée dans le monde de la musique au moment même où le souffle de certaines chanteuses kabyles s’amenuise et se coupe. Cependant, Massa demeure en pleine maturité grâce à ses dons musicaux et sa voix chaude et à la fois juvénile.
Avec un répertoire riche de plus de 60 (soixante) chansons, , la jeune star de la chanson kabyle réussit indéniablement à s’imposer comme une meilleure interprète du folklore au point que son public croit sans cesse en France et aussi en Algérie.- Terre et havre de ses ancêtres et de son enfance -.
A l’écoute de ses chanson et au regard de ses textes poétiques fignolés par son mari M’Hand qui fut à la fois son mentor et son manager, le public et ses fans découvriront avec délectation les performances de celle qui refuse obstinément de demeurer dans les sentier battus. J’ajouterai par ailleurs que si la chanteuse Bouchafa à savamment abandonné, l’enseignement pour finalement se lancer dans la musique c’est parce qu’elle aime passionnément la chanson comme une religion.

Il n’est un secret pour personne que cette diva de la chanson se singularise de ses consoeurs puisqu’elle demeure aussi une danseuse. Je voudrais dire par là qu’en plus de ses talents de chanteuse, Zaïna pourrait aussi être danseuse lors des galas et des fêtes de mariage. Ce qui m’amène à dire que la chanson et la danse sont indubitablement en parfaite symbiose chez elle.

En effet, son nouvel album intitulé Tanaslith- La dignitaire- contient 8 (huit) chansons inédites et traite divers sujets plus que jamais d’actualité : La fête, l’identité, l’exil, la condition féminine ainsi que la déception voir l’amertume sont entonnés par une voix suave, puissante et envoûtante à la fois.

Dans une chanson, l’artiste a parlé de l’amour « Hed- Ur Yezmir Aghyefraq » - Personne ne pourrait nous déparer- est la chanson qui décrit les choses en ordre et redonne espoir.
Ceci dit, l’amour demeurera, malgré tout, une expression forte et un sentiments qu’on ne peut négliger. . Dans une deuxième chanson, la star évoque avec acuité la situation sociale que vit le pays. Elle peint une dernière décennie caractérisée par le chômage, l’insécurité et le marasme économique. Par ailleurs, l’espoir est véritablement prôné par la poétesse qui exhorte la jeunesse à être patiente et à la hauteur des espérances d’un beau pays en l’occurrence l’Algérie. La question identitaire n’a également pas été épargnée ni éludée dans cette œuvre pertinente.
La condition féminine fut aussi évoquée dans une chanson appelée « Tanaslith ». Cette chanson phare constitue vraisemblablement un véritable plaidoyer pour la femme algérienne en général et kabyle en particulier.

Pour conclure, je vais me permettre de dire sans forfanterie que la star kabyle Massa Bouchafa sait pertinemment que son travail sera bien accueilli. En effet, elle est convaincue que le meilleur travail ne peut qu’être apprécié par le public.
Durant toute sa carrière de plus de 18 (dix-huit) ans, celle-ci a toujours habitué ses admirateurs à un rythme particulier et très doux, fait généralement de musique folklorique et de poésie raffinée propre à elle.

Mohand HAROUZ


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12 Messages de forum

  • Massa Bouchafa : La voix d’or de nos montagnes 30 août 2007 13:13, par Lé JOUJ Dé Bé

    Oui je l’adors cette GRANDE BOUCHAFA,ses chanssons profondement kabyle,il faut ecouter ses textes mot par mot phrase par phrase pour arriver a comprendre ses messages qu’elle nous adresse,oui le fond de notre façon d’etre,de vivre,de communiquer...,c’est ça en faite qui fait le socle de notre union kabyle...c’est a dire il ya plus de facteurs qui nous unissent entre kabyles que ceux qui nous separent,nous sommes unis spirituellement,mais il faut le faire aussi politiquement pour que les ghorotos ne recommencent pas a nous tirer dessus avec des balles explosives.

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    • c’est quoi la musique kabyle ? est-ce que il sufit de chanter en kabyle pour faire de la musique kabyle ? je croix que non, a mon avis la musique kabyle c’est toute une tradition une histoire une culture liée à la terre depuis des milinaires, chanter en kabyle ne veux pas dire focement qu’on fait de la musique kabyle. vu l’influence des autres cultures surtout celles qui nous viennent d’orient, il est dificile de distinguer le vrai patrimoine de l’influence. la societé kabyle à subit beaucoup de transformation. ou sont les genrs musicaux qui nous ont bercés pendant notre enfance, ou sont les chant de bléles chant de tiwizi,thibougharines, achewiq, les berceuses... ? dites moi donc ou est la musique kabyle ?

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  • Massa Bouchafa : La voix d’or de nos montagnes 30 août 2007 16:01, par Amsdrar

    ewet kan ewet :

    « Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais d’emblée rappeler aux lecteurs et aussi aux mélomanes de la musique kabyle que la chanteuse Bouchafa se situe parmi les grandes dames de la musique berbère à l’ instar de feu Marguerite Taos Amrouche, Bahia Farah, Hnifa, etc… »

    c’est votre avis pas le mien !

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  • mais non, il ne faut pas comparer l’incoparable, taous amrouche ne fait pas la musique pour de l’argent, bouchafa fait du commerce ni plus ni moins par contre taous amrouche a su préserver un trésor qui est le patrimoine musical Kabyle avec un "K" majescul, malheureusement que ce patrimoine est exploité actuelement a des fins d’argent sans se rendre conte d’ou il vient, je pense que, si les kabyles veulent avancer, il doivent donner de l’importance a histoire de l’art, a l’estétique de l’art et la musique savante...

    publiez mon message svp

    R.A. Montreal

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    • Cher intervenant,

      Maca Bouchafa est une profesionnelle.Autrement dit, elle vit de la chanson, c’est son gagne-pain "a si âoumar". A te lire, tous les chanteurs kabyles doivent offrir des galas gratis. Qui va alors leur donner a boufffer ? sûrement pas toi.
      Bonne courage pour tous les artistes kabyles, grands et petits.

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      • le probleme c’est que de plus en plus c’est mediocrité qui prime sur la sène artistique kabyle,et les masses médias ont joué un`rôle nigatif la desus et dire qu’un jour des grands comme Mouhamed IGUERBOUCHEN, Brahim IZRI MENAD Chrif KHADAM, NOUARA, Taous AMROUCHE, MEKSA tout ces gens qui meritent beaucoup respect, on devrait suivre leur trasses, au lieu de cultiver la médiocrité, un artiste ne doit badiner avec l’art il doit être a l’avant-garde de la societé et non pas d’aborder les sujets rentable, si non au moins il ne faut comparer l’icomparable.

        R.A.

        MONTREAL

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    • Massa Bouchafa : La voix d’or de nos montagnes 1er septembre 2007 18:44, par yeliss idurar

      Je crois que ce journaliste n’as jamais écouter TAOUS AMROUCHE,c’est vraiment scandaleux de comparaitre massa bouchafa à TAOUS AMROUCHE.C’est le ciel et la terre.MASSA chante et danse pour nourir la famille bouchafa. MERCI AOUMAR.

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  • Merci, et grand merci à toi Zaina et à M’hend pour tout ce que vous faites pour la culture en général et la chanson kabyle en particulier.Vos noms seront gravés dans la pierre culturelle kabyle.Continuez comme ça

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    • BRAVO MASSA 31 août 2007 22:21

      JE REMERCIE A MASSA BOUCHAFA AINSI QUE SON EPOUX M’HEND POUR LA CREATION DE CE DERNIER ALBUM IL EST MAGNIFIQUE...

      MASSA EST UNE CHANTEUSE A TEXTE ET NON PAS UNE CHANTEUSE A REPRISE COMME CERTAINE "T....."

      DURANT TOUTES CES ANNEES MASSA EST RESTEE LA MEME "LA CLASSE-LA CARURE-LA VOIX"

      MERCI MASSA

      UN FAN FIDELE MASSA

      NABIL DE ROUBAIX...

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  • Azul fellawen,
    tout d’abord je rend hommage à travers le site kabyle.com (auquel je rend hommage aussi) à tous les artistes kabyles pour leurs contributions à la sauvegarde de notre culture et de notre identité, chacun à sa manière bien sûr. Les goûts ne se discuttent pas comme dit le proverbe et donc heureusement qu’il ya divers genres dans la chanson kabyle que ce soit sur le plan musical ou celui du texte. Je voudrais mettre l’accent dans mon message sur un hommage particulier que j’adresse aux femmes kabyles qui choisissent le métier de chanteuses car il faut vraiment beaucoup de courage et de l’audace pour le faire dans une société telle que la notre où rares sont ceux (je parle bien des hommes)qui accepteraient que leurs soeurs ou leurs filles suivent ce métier. Une chanteuse en kabylie est assimilée dans un passé récent (probablement elle l’est encore aujourd’hui)à une prostituée. C’est du "mal vue" chez nous. Heureusement que tout ça est faux, la preuve massa bouchafa est mariée avec un homme humble qui n’est autre que son auteur-compositeur, elle a une famille, elle est fille de bonne famille, enfin une femme ordinaire comme nos soeurs, nos femmes et nos mères. Pour ce qui est du paramètre commercial auquel ont fait référence ici certaines personnes, c’est complètement ridicule ! Qui accepterait de travailler aujourd’hui gratuitement ? Voulez-vous que nos artistes vivent et meurent dans la misère (les exemples sont nombreux) ? Mais, non, non et non ! Nos artistes méritent de vivre dans la dignité et même dans le confort car ils le méritent très bien. Notre seule façon de les remercier pour ce qu’ils font pour notre culture est d’acheter leurs produits (chacun a le droit absolu d’écouter celui qui répond à ses goûts) et d’aller à leurs spectacles. Alors arrêtons de tirer sur ces gens et laissez-les faire leur noble mission. A bon entendeur, salut.
    Merci à kabyle.com pour cet espace d’expression et bonne continuation.
    Aziz Gherrou de Montréal.

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    • Massa Bouchafa : La voix d’or de nos montagnes 1er septembre 2007 23:26, par Kaci Amlikec

      AZUL fellawen merra ! J’interviens pour rendre hommage à la diva Kabyle : MASSA BOUCHAFFA. À travers Massa, je profite pour rendre hommage aux premières chanteurses Kabyles qui ont eu le courage de briser les tabous kabyles dans le but uniquement de chanter. Chrifa, Hnifa, Bahia Farah, Ldjida, Taous Amrouche, Taous, Farida, Fatma Zohra, Djamila, Nouara, Dahbia et Malika sont nos anciennes DIVA et j’espère qu’on pensera un jour à un film qui décrira la vie d’exil et les problèmes rencontrés par ces dames. Massa a eu la chance de se marier avec un homme d’une grande valeur qui l’a beaucoup aidée. Je dis ceci sans mettre en doute le talent et la voix de Massa qui dépassent évidemment les frontières de la Kabylie. Massa, avec sa voix superbe, est actuellement la meilleure chanteuse kabyle. Elle chante de façon naturelle, elle ne plagie pas les chansons comme le font la majorité de nos chanteurs actuels. Concernant le plagiat, je demande aux responsables de ce site d’ouvrir un débat sur ce sujet et inviter les chanteurs plagieurs pour qu’ils nous expliquent pourquoi ce recours au plagiat.

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      • Le plagiat quand en rajoute quelques choses d’artistiques ça devient de la création, c’est le cas en occident, on retrouve plusieures version pour le même air de musique et c’est une façon idéal de préserver le patrimoine il faut savoir ce que c’est.Tout les grand on puisé de leur patrimoine et il se sont inspirédes des airs populaires. Mais le malheur c’est quand on fait des reprises médiocres et que le publics apprécie avec juissance, voila la catastrophe. Brahim IZRI à fait de très belle reprises, il su donner une veritable valeur a notre patrimoine, IDIR aussi a fait des chef-d’oeuvres avec des chants qui appartenaient a nos cher vieilles femmes. donc notre patrimoine doit etre l’âme de notre art, et nous, nous devont puise dans ce trésor et l’enrichir a fin de monter en haut et garder les pieds sur terre.

        R.A

        MONTREAL

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