Kabyle.com Archives
Accueil du site > Histoire et civilisation > Antiquité > Jean DUMAURIER : "J’ai découvert de quoi étonner le monde à propos des (...)

Jean DUMAURIER : "J’ai découvert de quoi étonner le monde à propos des Kabyles"

lundi 3 juillet 2006

Jean DUMAURIER est fils d’un instituteur Kabyle de la région de Larbaâ Nathirathen ( Ex Fort National, un village en Grande Kabylie). Vous pouvez le retrouver chaque semaine en direct sur internet par le site de Canal Sambre où il anime des chroniques historiques.

Présent lors de la réunion préparatoire de la Fédération des Médias Berbères à Lyon, une initiative qu’il venait soutenir, il pris la parole pour expliquer ce que ressent un kabyle que l’on affuble toujours du vocable "arabe" ou "musulman" et de la nécessité absolue de s’unir entre Berbères.

On comprend comment un être nié dans son identité, pourrait passer au travers d’un regard normatif et ignorant du passé pour un être exubérant.

Plutôt que de commenter son intervention, nous vous laissons le soin de l’écouter...

"Je m’appelle Jean DUMAURIER.

C’est maure... parce que mes ancêtres étaient des maures. La plupart des kabyles ignorent qu’ils sont des maures eux-mêmes, mais m.a.u.re... Au temps de l’Empire Romain on nous appelait soit des maures, soit des africains. Que je commence par le commencement.

Je suis né kabyle sur cette terre d’Afrique dénommée Algérie où le territoire était érigé en département français. Cela veut dire, que le territoire était français, mais nous les authentiques arborigènes, indigènes, africains, blancs, berbères et occidentaux n’étions pas reconnus et nous n’existions pas.

Tant que j’étais gamin, l’histoire ne me tracassait pas. Puis un jour est arrivé où il était temps d’aller à l’école. D’ailleurs, j’y suis arrivé en retard non pas de ma faute mais parce que l’école était petite et le nombre de places y était limité. Pour être admis à l’enseignement dans cette école, il fallait attendre à partir de six ans, qu’une place vienne à se libérer. Pour moi, elle ne s’est libérée, son tour n’est venu, qu’à l’âge de huit ans.

Jusque là j’étais un petit berger des montagnes de Kabylie et lorsque j’ai eu les premiers élements d’instruction suivi d’un succès dont ne je ne me doutais pas, j’ai décroché une place de boursier pour aller faire des études secondaires.

Je dois donc mon instruction à la France. Lorsque j’ai été à l’âge de l’adolescence, s’est déclaré la guerre. Je me suis dis que normalement dans le monde nous avions ceux qui commandent et ceux qui sont commandés. Je n’avais pas du tout envie d’être commandé. J’ai suivi les filières des grandes écoles. Innocemment j’étais dans l’école qui préparait le concours d’entrée à St Cyr.

A quinze jours du concours d’entrée, je ne dis pas d’examen, j’ai été appelé chez le proviseur pour m’entendre dire :
"Monsieur, vous nous avez trompé !

- Moi ? en quoi ?!

- Vous êtes bien en Corniche près de St Cyr ?

- Mais vous n’avez pas le DROIT d’étre dans cette classe !!!

- Monsieur le Proviseur je demande à comprendre...

- Et non ! Vous, vous êtes un indigène. Vous n’êtes pas français."
Voilà la première phrase qui m’a marqué et a dirigée toute ma vie.

Non seulement après j’ai fait vingt ans de campagne de guerre, là où les français n’allaient pas. Non seulement j’ai été dans la Résistance Française avant de participer à d’autres résistances dans d’autres pays dont je ne parle jamais, c’est aux autres d’en parler. Et, je suis arrivé diplômé d’Etat-Major, j’étais à l’Ecole de guerre. J’ai abandonné l’Ecole de guerre pour préparer l’Ecole Nationale d’Administration (E.N.A.) d’où sortent tous les ministres d’aujourd’hui et je me suis trouvé bombardé dans le corps préfectoral.

J’ai été Sous-Préfet. Jusqu’au jour parmi les militaires j’ai dit " je vous ai assez vu." Je suis devenu expert international en formation des Cadres. Egalement, un jour est arrivé où j’ai dit : "çà suffit comme çà, je ne vais pas enlever le pain de la bouche des jeunes". J’ai abondonné tout et depuis ma retraite je considère que j’ai payé ma dette envers la France qui m’a instruit et j’ai décidé de payer ma dette envers mes ancêtres.

J’ai foulé les cinq continents de la terre du fait que j’ai été expert international, j’ai gardé comme dirait l’autre mes "errements anciens". Je parcours les cinq continents de la terre pour retrouver la trace de nos ancêtres.

Je vous étonnerai beaucoup !
Et, nous allons manquer aujourd’hui, d’innocence feinte ou pas feinte... J’ai découvert de quoi étonner le monde à commencer par les nôtres.

Alors j’ai repris mon bâton de pèlerin et j’ai pris des diapos que je fait passer partout où j’ai trouvé que les archéologues avaient mis à jour des vestiges disant que nos ancêtres avaient vécu là.

L’endroit où il y a le plus grand nombre de témoins de nos ancêtres, c’est l’Angleterre et l’Ecosse : cela s’appelle le mur Adrien. Le long du mur Adrien, les anglais ont eu une idée géniale. Lorsqu’ils ont eu des conflits de mineurs, et qu’ils étaient obligés, ils ont fait de reconversion des cadres en gardiens de musées. Mais il a fallu aller voir ce qu’il y avait dans ces musées...

Hamid - Jean n’en dévoile pas non plus beaucoup de choses, c’est l’intérêt aussi des médias qui sont autour de s’y intéresser...

Jean Dumaurier - Détrompes-toi Hamid, j’ai l’habitude. Cela rentre par là et çà ressort par là. Je reviendrais dessus. Il faut en parler plusieurs fois, avant que le clou ne finissent par enfoncer, même avec les nôtres, avec le respect que je vous dois tous et toutes. Mais on pas finit d’en parler. Je parlerai de çà.

Et bien je reviens sur le nom. Beaucoup de gens me disent DUMAURIER ce n’est pas français. Alors je leur ai dit : vous marchez sur la tête. Je leur dit une chose, à part les gens qui chez nous portent le nom at ou aït, ou ath et neith, là, la France par des intermédiaires locaux au moment où l’on mettait en place le système de colonisation, ont permis aux gens de ces tribus d’être appelées par le nom de la tribu et sont devenus des ath.

Les autres, pour l’administration, j’en parle dans l’un de mes livres qui s’intitule le Rôle Inconnu des berbères dans l’Histoire du Monde, la première fois il a fallu savoir ce qu’ils allaient en faire de ces indigènes.

Il parait qu’un conseiller avait proposé "on va raser tout çà, on va amener les français, comme çà le pays va s’aggrandir, la France aura un prolongement...". Il y avait auprès de ce chef, un autre conseiller juif qui l’en dissuada "non Monseigneur n’essayez pas, mais faites leur payer l’impôt".

C’est depuis ce temps là que nous avons été soumis à l’impôt de l’argent et du travail en temps de paix et à l’impôt du sang pour le temps de guerre et une fois la guerre terminée on nous oublie.

Il faut savoir que le premier qui se soit intéressé à l’Afrique du Nord était Charlemagne...cela remonte loin... et pourquoi ?

Parce qu’il n’arrivait pas à devenir l’empereur chrétien d’occident. Il a découvert que l’Afrique du Nord était un pays chrétien. Vos ancêtres, nos ancêtres, ont fondés l’église catholique. L’un des premiers fondateurs du protestantisme était également un berbère, Tertulien.

Il a donc fallu commencer à les identifier, à donner des noms à ces individus. Ils ont été convoqués au chef-lieu de l’administration locale. On les a mis en rang en leur disant mettez vous par famille pour qu’on vous donne un nom de famille.

Les militaires disaient aux premiers "comment vous vous appelez et sous quel nom va-t’on vous inscrire ?". C’était un leurre, parce que la consigne qui avait été donnée par Napoléon III était la suivante. Elle avait été dite dans les discours qu’il a prononcé à Alger et élaborée ensuite à Tizi-Ouzou ensuite le 19 septembre 1865 :" cette colonie d’Afrique du Nord, ne sera pas une colonie ordinaire mais sera érigée en royaume arabe".

Monsieur Napoléon III a décidé. Donc, toute l’administration a reçu ordre de tout faire pour arabiser cette nouvelle colonie.

C’est pourquoi je parlais de l’inscription des familles. Les gens se sont arrangés pour garder le nom de leur tribu mais les autres qui étaient un peu épars, qui ne s’entendaient pas, l’administration a été chargée de leur donner un nom et la seule chose qu’ils avaient en tête, c’était d’appliquer les règles, les directives, les consignes édictées par Naopléon III, donc d’en faire des arabes.

C’était dans l’esprit des gens. Mais comment faire pour leur donner les noms ?! Donc ils les ont convoqué au chef lieu de l’administration locale et à chaque fois ils posaient cette question "comment vous allez vous appeler" et décidaient cette famille va s’appeler untel. Au bout de la cinquième ou sixième famille, ceux qui faisaient le recensement disaient "mais ! on a déjà vu cette tête là... tu étais là où tu étais..." "- ah ben j’tais là-bas. Mais ici aussi c’est ma famille ,vous ne pouvez pas nous séparer".

Alors comme c’était le foutoire ils ont renvoyé tout le monde chez soi pour ensuite essayer une autre méthode. C’est l’administration qui est allé dans les villages et qui a mis les familles chacun devant sa porte.

L’administration a commencé. A la première famille il lui ont donné un nom arabiste commençant par a, la deuxième famille un nom commençant par b, etc dans l’ordre de l’alphabet et vous trouvez encore dans certains villages de kabylie, les noms égrainées de cette façon à savoir dans l’ordre alphabétique.

Tout le monde a été arabisé par le nom de famille et à partir de ce moment là, sachez que lorsque vous vouliez vous livrer à un arbre généalogique, l’arbre généalogique ne remontra jamais avant 1881, date à laquelle il y a eu cette classification de l’état-civil.

Alors en dehors des noms ath etc.., se sont des noms arabistes, qui ont été donnés à vos grand-parents et moi pour ce qui me concerne très modestement, j’ai pris ma revanche, fichant le nom que m’ont donné mes parents d’après çà, à la poubelle.

Je me suis donné un nom, mes racines étant maure et c’est DUMAURIER.

Transcription : S.ARRAMI

P.-S.

Vers 140, Antonin fera édifier entre le Forth et la Clyde (Grande-Bretagne actuelle), le mur de défense qui porte son nom. Le Mur d’Adrien, d’une longueur de 120 km fût construit par des légionnaires qui y laissèrent des inscriptions à intervalles réguliers. Le Mur d’Adrien avait bâtit pour faire face aux Invasions Barbares d’Asie Mineure et d’Europe de l’Est.

13 Messages de forum

  • Comme c’est d’actualité !. 3 juillet 2006 04:06, par Lazare

    Merci Jean ,

    Nous devons tous reconstruire. Nous sommes effectivement au centre d’un débat majeur dans les sociétés du pourtour méditerranéen (Europe compris !). Nous devons le faire.

    A ma connaissance il n’y a pas d’humanité sans homme libre dans ces choix, et même et peut-être surtout celui de sortir du rang.

    Ou est donc la possibilité a chacun d’établir une identité personnelle par construction ?

    Par connaissance, choix et renonciations (librement consenti), ce qui signifie qu’il n’y a pas de tabou. Il n’y a de tolérance que lorsqu’on a reconnu l’Autre comme étant Autre et pour ce qu’il est et non pas un conglomérat projeté, abstrait et réducteur.

    Cela demande des efforts sur soi pour comprendre et c’est le seul moyen d’y arriver ! En tant qu’homme j’ai cette liberté de me définir et cela contre les amalgames et aller a la rencontre de l’autre qui m’enrichit.

    Il ‘y a quelques jours sur un autre site internet, j’indiquais comme nous l’invite Paul Claudel en parlant d’un autre Berbère illustre « Saint Augustin compare l’histoire a une immense phrase mélodique a laquelle quelque chose d’intérieur a nous prête l’oreille et nous invite a répondre, de concert avec l’événement approprié » ; a nous de trouver les réponses : pour l’instant dans le recueillement et le regroupement pacifique et la réaffirmation de Tamazight et des droits de l’homme.

    Et puis je vous invite a lire (si ce n’est pas deja fait le livre suivant : LE BERBERE... LUMIERE DE L’OCCIDENT’

    Nous avons des atouts et des hommes comme vous sont la pour témoigner !.

    Répondre à ce message

    • Comme c’est d’actualité !. 4 juillet 2006 15:17

      Et j’espere qu’on arrivera un jour a ce mot Berbere auquel tous les immigres en France s’attachent...

      Il serait temps de mettre en place un service de communication afin que les gens soient au courant de cangement de nom de famille, ou du moins etablissent leur forum familliale pour decider de leur changement de nom collectif. Je n’ai aucun doute que si la Kabylie compte 6 millions d’ames, 12 millions sont ailleurs !

      Merci pour votre temoignage.

      Répondre à ce message

      • Comme c’est d’actualité !. 4 juillet 2006 18:13, par Alain azwaw Farid

        Meme chose moi aussi, si l’on veut un vrais brassage ethnique, alors ....Mais je demeure un Azwaw Eternel

        Répondre à ce message

      • Comme c’est d’actualité !. 5 juillet 2006 02:30, par sicherif

        merci M. Dumaurier de nous interpeler sur nos origines.

        J’aimerai acquerrir vos livres. Ou puis je les trouver ?

        Par ailleurs, je me souviens avoir lu rapidement un de vos ouvrages il y a une dizaine d’années, dont j’ai oublié le titre. J’ai retenu de cette lecture que vous seriez un descendant de la famille des Ameur et que vous avez été officier dans l’armée américaine durant la deuxiéme guerre mondiale.

        Salutations fraternelles.

        Répondre à ce message

  • Je voulais juste vous rassurer, Mr. Dumaurier Nath Iraten, que la relève est belle et bien assurée. Je reproduis moi même le même cheminement que le votre. Consultant aussi, mais dans le domaine des télécom, je consacre néanmoins tout mon temps libre aux recherches sur nos « ancêtres ». La recherche bibliographique me prend beaucoup de temps, mais j’ai également quelques voyages à mon actif dans le monde que je parcours à la recherche de nos vestiges. Vous le savez, j’en suis sur, que le British Museum, par exemple, conserve une partie des ses vestiges dont certains sont présentés dès l’entrée de ce célèbre musée (peu de gens savent faire le lien avec l’Afrique du Nord et nos ancêtres).
    J’ai entrepris récemment la restauration (plutôt mise en valeur) du mausolée antique d’Akbou. Pour plus de détails vous pouvez vous référer à l’interview que j’ai accordée à la Dépêche de Kabylie : http://www.depechedekabylie.com/rea...
    Je souhaite vous contacter en privée pour recueillir votre propre témoignages sur les vestiges antiques de votre région natale d’Ath Iraten, notamment ceux de Bou Ateli, Ourthi n Taroumant, Iril Guefri rapportés par Hanoteau. A cet effet, je profite de cette tribune de Kabyle. com pour vous communiquer mon adresse email : f_kherbouche@hotmail.com.

    A bientôt, j’espère.

    Farid Kherbouche

    Répondre à ce message

    • Azul fellawen:azul fellak awina N’ATH-IRATHEN ^moi même comme vous j’ai zapper mon prénom arabiste je partage totalement votre analyse comme vous j’ai fais ce qu’il fallait faire me débarrasser de ce prémom arabiste qui me pesait trés lourd sur mon corps de kabyle amazigh.
      ouf c’est fait comme vous j’ai pris ma revanche d’ailleurs mes enfants aussi l’on fait vive nos nouveaux prénoms , vive la kabylie vive l’Algérie débarrassée de cette vermine qu’est l’arabo-bâathisme.Ar-tufat.YIF-AGUR.

      Répondre à ce message

  • bonjour Mr DUMAURIER
    J’ai en 1999 apprécié la lecture de votre livre (ABCD)étant moi-même un ancien instit militaire en 1959-60 en Kabylie dans le village de TALA AMARA.
    prôche d’Ighil Guéfri, Tamazirt Adeni etc.. Sachez que nous gardons des souvenirs impérissables de cette région et de ses habitants. Nous sommes toujours en relations avec nos anciens élèves dont beaucoup ont d’excellentes situations en France.
    Je serais heureux de vous entendre
    J’ai fait paraître de nombreuses photos de cette époque sur le site Kabyle.com sous la rubrique kabylie d’hier
    Amicalement
    Claude

    Répondre à ce message

    • J’ai beaucoup apprécié vos photos prises à TALA AMARA( vers 1960) surtout celle de la fillete bergère,je l’ai regardée plus de 100 fois ! cela prouve que vous avez été honnête avec les habitants...et c’est pourquoi vs en gardé des souvenirs impérisables...je vs souhaite de revoir la Kabylie au moins pour quelques jours de vacances....merci CLAUDE

      Répondre à ce message

      • Merci de votre réponse et croyez que je suis très touché de vos propos. Au sujet de la petite bergère (prénom : Ourdiah) si jolie dans sa modeste petite robe j’ai appris par un de mes anciens élèves qu’elle était malheureusement morte en mettant au monde son troisième enfant, le niveau sanitaire n’etait pas encore satisfaisant il y a quelques années dans nos villages reculés. j’ai vraiment éprouvé de la peine quand j’ai appris cette nouvelle.
        Dans l’espoir de vous serrez la main un jour, recevez l’expression de toute ma sympathie.
        A bientôt sur Kabyle.com où par mail.
        Claude

        Répondre à ce message

  • Monsieur Dumaurier,

    Pouvez vous nous dire comment retrouver trace de nos noms d’origines aprés l’arabisation opérée par la france ?

    merçi d’avance

    Hugo

    Répondre à ce message

  • BONJOUR ! JE LIS DEPUIS QUELQUE TEMPS VOS CHRONIQUES ET VOUS FELICITE POUR VOTRE ATTACHEMENT A VOS RACINES BERBERES MEME SI VOS ECRITS RELEVENT PARFOIS PLUS DU MILITANTISME QUE D’UN CARACTERE UNIVERSITAIRE ; En tant que fils d’instituteur kabyle j’aurai aimé vous voire rendre hommage à nos vaillants instituteurs pionniers qui ont contribué à moderniser la Kabylie et dont certains furent comme Boulifa , Lechani , Abès d’authentiques berbèrisants originaires comme vous des Iraten Voilà un travail qui me semble utile à mener dans vos chroniques et écrits . cORDIALEMENT ALI

    Répondre à ce message

  • je suis fiere d’avoir allume mon ordi aujourd’hui ;merci,merci d’avoir comble mes lacunes.A BIENTOT.MALIKA DE GUADELOUPE

    Répondre à ce message

  • Bonsoir à tous. Jean Dumaurier est décédé le mois dernier (<<<<<<<<<<< p>

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0