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Fréquences kabyles

Interview de Karim Abranis sur radio Campus Lille par Anzar

mardi 29 janvier 2008

Karim Abranis, auteur compositeur interprète, fondateur du groupe Abranis, a été invité sur radio Campus, pour nous présenter son nouvel album " Solo ", dans l’émission hebdomadaire " La Voix de la Berbérie ", il nous a accordé une longue interview que voici :

Anzar : Karim Abranis bonjour (azul), bienvenu dans l’émission " la voix de la berbérie " sur les ondes de radio Campus Lille.

Karim Abranis : Azul, bonjour à tous les auditeurs à qui je souhaite une très bonne année de bonheur, de réussite et de santé surtout. Que cette année 2004 apporte des solutions pour aboutir à une démocratie véritable au peuple algérien.

Anzar : Karim, si vous le permettez, avant de parler de votre nouvel album et de votre carrière en solo, j’aimerais revenir sur le groupe Abranis qui a vu le jour en 1967. Comment est né le groupe Abranis ?

Karim Abranis : Comme pour beaucoup de groupes, c’est par simple hasard. Je suis arrivé en France à l’âge de 13 ans dans les années 60 et comme tous les jeunes de mon âge, j’aimais beaucoup les chanteurs tels que Johnny Halliday, Elvis Presley(...).Toutes ces stars du moment ont bercé mon adolescence. J’ai rencontré Mahdi, Chabanne et Chamy à cette époque, ils avaient les mêmes affinités musicales que moi. Nous avons alors décidé de créer un groupe.

Anzar : D’où vient le nom Abranis ?

Karim Abranis : Plusieurs propositions ont été faites dont " branes ", c’est ce nom qui a été retenu car il vient d’une ethnie berbère du temps de Kousseila. Ce dernier avait réussi à régler les différents des deux ethnies, éternelles rivales, les Botr (nomade) et les Branes (sédentaires), à les réunir pour combattre l’invasion débutante, de Tamazgha, par les arabes venus d’Orient. En 1973, pour participer au premier festival de la chanson algérienne, organisé à Alger, les autorités de l’époque, ont exigé de rajouter un " A " devant Branes motif invoqué, Branes était trop anglo-saxon, mais en réalité le but était d’arabiser notre nom (ââbranes). N’oublions pas que l’Algérie était en pleine arabisation. Nous avons accepté avec le seul objectif de découvrir et d’être découvert par le public. Et depuis le nom Abranis est resté.

Anzar : Dans les années 1970, la musique algérienne se jouait uniquement avec des guitares et des derboukas. Comment avez-vous eu l’idée d’y incorporer des instruments modernes tels que la guitare électrique, la batterie, l’orgue etc... ?

Karim Abranis : Nous voulions innover, donner un souffle nouveau à la chanson algérienne, en s’inspirant d’artistes comme Elvis, les beattles, et c’est pour cela que nous avons utilisé des instruments " dits modernes ". Mais je pense qu’un instrument, qu’il s’agisse d’une guitare électrique, d’une batterie ou autre, obéit à la sensibilité du musicien qui l’utilise. Pour nous il n’y a donc jamais eu de tabou concernant l’utilisation d’instruments différents.

Anzar : En 1973, vous participez au premier festival de la chanson à Alger ou vous avez remporté un prix suivi d’un passage télévisé. Quel a été la réaction du public face à ce nouveau groupe hors du commun ?

Karim Abranis : Les jeunes ont, je pense apprécier notre style. Cela a été plus difficile pour les conservateurs. Nous avons été traités de yé-yé, de mauvais exemples pour notre jeunesse arabo-islamique, nous avons été déclarés perdus, égarés car porteur d’une culture anglo-saxonne. A leurs yeux, tous ceux qui ne chantait pas à l’orientale, à la Oum Kaltoum avec 60 musiciens derrière, était considéré nul et non avenu. Nous étions donc considéré comme des marginaux. Mais nous, nous sommes fiers d’avoir été un mauvais exemple comme le fut Johnny Hallyday dans les années 60, en France et d’autres certainement qui ont osé innover.

Anzar : Avez-vous eu des réactions vis-à -vis du gouvernement de l’époque qui voulait ranger définitivement dans le rang du patrimoine ancien, la langue et la culture Amazigh ?

Karim Abranis : Il faut rappeler que dans ces années-là , l’Algérie était sous le régime de Boumédienne qui était un tyran, un dictateur, le plus féroce qu’ait connu l’Algérie. On était surveillé étroitement lors de tous nos déplacements mais par chance nous n’avons jamais été interpellés. Cependant, un incident grave s’est passé en 1975, lors d’un gala à Sidi Aïche. Nous avions toutes les autorisations nécessaires pour ce spectacle mais juste avant de monter sur scène, le commissaire de police de cette localité, nous a demandé : " En quelle langue chantez vous ? " Notre réponse fut : " en kabyle ". Cette réponse ne lui a pas plu et dans un excès de zèle, il nous a interdit le gala. Je suis donc monté sur scène pour informer le public de l’annulation du spectacle, dà » à des problèmes administratifs. Suite à cette nouvelle, une grande émeute éclata, la foule très mécontente saccagea le commissariat. Le commissaire désemparé est revenu nous voir en hâte, et nous ordonna de chanter immédiatement, contre disant son premier ordre. C’est une anecdote assez folklorique restée gravée dans ma mémoire.

Anzar : Votre carrière triomphale vous amène à enregistrer plusieurs albums, à participer à de nombreux festivals, à faire des tournées en Algérie, dans plusieurs pays du Maghreb et en Europe. Comment avez-vous vécu cette célébrité ?

Karim Abranis : Personnellement, je ne me suis jamais considéré comme une star. On a essayé à travers le groupe Abranis, d’apporter modestement notre pierre pour la construction de cet édifice, de la culture berbère.

Anzar : Après quelques années, le groupe décide de marquer un " break " et vous en profitez pour réaliser un film en deux parties sur l’histoire des Abranis. Pourquoi cette réalisation et dans quels buts ?

Karim Abranis : Il s’agissait en fait d’un document sur l’histoire du groupe. Les images provenaient de nos différents tournages amateurs réalisés tout au long de notre parcours.

Anzar : En 1995, le groupe Abranis se sépare en pleine gloire. Chacun prend un chemin différent, à savoir : - Arezki Baroudi, batteur, devient arrangeur pour les autres artistes - Hachimi Bellalli, bassiste, travaille entre autre avec Idir - Chamy, organiste, se lance dans l’écriture avec plusieurs ouvrages à son actif tel que " orgueilleuse kabylie " - Et vous Karim, chanteur, auteur, compositeur du groupe, vous continuez votre carrière en solo. Pourquoi cette séparation ? Quels en ont été les motifs ?

Karim Abranis : Pour des raisons très simples, dans le milieu artistique kabyle il n’existe pas de structures bien établies pour vivre correctement de son art. Nous sommes donc obligé pour vivre décemment et surtout faire vivre sa famille, d’avoir un travail en parallèle. Nous n’avons donc pas échappé à ces impératifs existentiels. J’en profite donc, pour lancer un appel aux professionnels de la musique tels que les producteurs, les distributeurs afin qu’ils se penchent sérieusement sur le sujet car la musique kabyle est en danger.

Anzar : De nombreux groupes occidentaux se sont séparés pendant des années et ont décidés de se retrouver sur scène pour faire honneur à leurs fans, à leur public. Peut-on envisager la reconstitution du groupe Abranis pour ces mêmes raisons ?

Karim Abranis : Le groupe Abranis n’a jamais quitté la scène, d’ailleurs nous n’avons jamais fait de tournées d’adieux. Si des propositions sérieuses viennent à nous, il suffira d’un simple coup de fil et le groupe se reconstituera immédiatement et se reproduira sans aucun problème.

Anzar : Revenons à vous Karim Abranis, nous venons de parler du célèbre groupe Abranis dont vous êtes l’élément fondateur, intéressons nous maintenant à vous. Vous venez de signer un album " SOLO ", Pourquoi avoir attendu neuf ans après la séparation du groupe, pour revenir sur le devant de la scène avec un album en solo ?

Karim Abranis : Cette envie de faire un album seul date déjà du temps ou le groupe Abranis se produisait, tel un caprice d’artiste. Comme beaucoup de chanteurs de groupe, je souhaitais enregistrer mon propre album mais les aléas de la vie ont retardé ce projet. Les années passent vite (...) et ce rêve vient de se réaliser. " Mieux vaut tard que jamais ".

Anzar : Quels sont les thèmes abordés dans vos chansons ?

Karim Abranis : Les thèmes sont nombreux et différents. Je parle de la liberté de la femme, de la femme berbère, du combat identitaire, de la liberté d’expression, de la génération issue de l’émigration déchirée entre deux cultures et bien d’autres. Tous ces sujets sont traités sous forme de métaphores, d’images.

Anzar : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Karim Abranis : Elles sont diverses à savoir le quotidien, la vie et ses problèmes mais aussi les contes, les fables faisant partie de notre patrimoine culturel (...).

Anzar : Quels sont les messages que vous souhaitez faire passer à travers cet album ?

Karim Abranis : à travers mes chansons je n’ai pas de messages particuliers à faire passer. J’essaye de donner du plaisir à des gens qui apprécient la musique et la poésie. Je ne suis pas un donneur de leçons. Sur le plan technique, j’essaye de donner des couleurs, des sons, accessibles à des oreilles qui ne sont pas particulièrement berbères et qui ne comprennent pas cette langue.

Anzar : A travers cet album, retrouve t-on les mêmes sonorités, le même style que le groupe Abranis ou est-ce totalement différent ?

Karim Abranis : Cet album est, je pense, une suite logique de mon travail du passé, dans la même lignée. Cependant, il est très différent dans le style musical. A notre époque, nous utilisons des sons " épurés " et non plus " saturés " comme dans les années 70. Nous sommes loin des années Rock (...). Dans cet album, on retrouve beaucoup plus de vocal et d’humanité.

Anzar : Karim Abranis, pourquoi avoir gardé le nom Abranis ? Est-ce pour refaire vivre ce nom devenu mythique ? Est-ce pour marquer votre retour auprès de votre public ?

Karim Abranis : En plus d’être mon pseudonyme, déposé officiellement, il me semblait impensable d’utiliser un autre nom. Nous avons beaucoup travaillé, peiné pour que le nom Abranis soit reconnu et ce serait dommage de le mettre dans les oubliettes.

Anzar : Peut-on aujourd’hui, en Algérie, exprimer librement ses opinions à travers des chansons ou est-il encore indispensable d’avoir recours à des métaphores, significatifs d’absence de liberté d’expression ?

Karim Abranis : On ne peut pas dire aujourd’hui qu’il y ait une démocratie majeure et véritable en Algérie, à l’image de celle qui existe en France. Néanmoins depuis la création de plusieurs journaux indépendants, les chanteurs ne sont plus les seuls à oser véhiculer les revendications citoyennes. Nos caricaturistes, nos journalistes, nos directeurs de journaux (...) malgré les interpellations et les assignations devant les tribunaux partagent avec nous, chanteurs, ce lourd fardeau. Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

Anzar : Que pensez-vous de la situation actuelle en Algérie ?

Karim Abranis : Comme tous les citoyens, je suis inquiet et en situation d’attente. Dernièrement, les mouvements des Aarouchs ont rencontrés les autorités, notamment le premier ministre Ouyahya, il semblerait que les choses avancent d’une façon significative et positive. Tout en restant vigilant, je garde l’espoir de voir arriver des solutions satisfaisantes sur le plan démocratique.

Anzar : Malgré ces rencontres c’est toujours le bras de fer entre les Aarouchs et Ouyahya au sujet de la plate-forme d’El Kseur. Qu’en pensez vous ?

Karim Abranis : Oui, jusque là , rien n’est encore acquis. C’est toujours en négociation, mais d’après la presse algérienne, il y a des signes de volonté du gouvernement, d’aboutir à la satisfaction de la plate-forme d’El Kseur dans son intégralité.

Anzar : Etes-vous pour ou contre l’autonomie de la Kabylie ?

Karim Abranis : Moi, je suis pour l’autonomie de la Numidie, pour le retour aux sources, aux valeurs, à la réalité. L’histoire ne s’improvise pas, elle a existé et on ne peut la modifier ou encore moins la falsifier. J’imagine mal les Français dire que louis XIV ou Napoléon I n’ont pas existé. Alors pourquoi, chez les Africains du Nord, on ne parle pas de Massinissa, de Jugurtha, de Kahina ? Pourquoi nous n’avons pas de boulevards portants le nom de ces rois ou reines berbères à Alger, à Tizi Ouzou ou à Bougie ? Il est grand temps que les berbères reprennent leur place dans l’histoire.

Anzar : Que pensez vous de la chanson kabyle actuelle ?

Karim Abranis : Il y a des chansons que j’apprécie beaucoup, d’autres moins. Il y a à mon sens trop de reprises ou l’auteur original n’est pas respecté. Pour moi, un artiste doit apporter un travail personnel et non la copie d’une oeuvre déjà existante.

Anzar : Le public de nos jours, en grande majorité, souhaite des chansons rythmées et qui font danser, le texte n’est plus une priorité pour beaucoup. Que pensez vous de cela ?

Karim Abranis : Ce n’est absolument pas propre aux kabyles, c’est un phénomène mondial. Il suffit de regarder les télévisions françaises, anglaises ou encore américaines pour comprendre les critères de sélection. Pour moi, ce n’est pas cela la culture mais malheureusement, la culture et la musique sont devenues les industries et les objets commerciaux des producteurs. Heureusement que les générations antérieures n’ont pas raisonnées de la sorte car il n’y aurait pas eu aujourd’hui de grands noms tels que Brassens, Brel, Piaf, Slimane Azem, Aït Menguellet (...).

Anzar : Avez-vous participé ou boycotté l’année de l’Algérie, en France ?

Karim Abranis : Le problème ne s’est pas posé car je n’ai pas été invité à ces festivités. Mais si on m’avait demandé de participer, je ne sais pas qu’elle aurait été ma réponse. Je suis un démocrate, je respecte les convictions de chacun, donc je respecte aussi le choix des autres chanteurs ayant ou n’ayant pas voulu se produire sur scène, dans le cadre de l’année de l’Algérie, en France. Par contre, je trouve que cette année de l’Algérie n’a pas réellement eu sa place en France car hormis quelques concerts de ci, de là , il n’y a eu aucune conférence, aucun débat sérieux sur la situation en Algérie. Cela a été une machination politique pour " se donner bonne figure ".

Anzar : Quels sont vos projets à moyen et à long terme ?

Karim Abranis : Continuer à faire mon métier d’artiste dans les règles de l’art, ici en France et en Algérie.

Anzar : Quel est votre dernier mot ?

Karim abranis : Que l’année 2004, apporte une véritable démocratie pour L’Algérie. Merci Anzar pour votre invitation, tanmirt tameqrant, je me souviendrais de radio Campus.

Anzar : tanmirt d’avoir accepté notre invitation. Je vous souhaite une belle et brillante carrière artistique en solo.

Interview réalisée le 11 janvier 2004

* Album de KARIM ABRANIS "SOLO" disponible à la FNAC de Lille et sur Kabyle.com

8 Messages de forum

  • Abranis fut le premier groupe que j’ai écouté étant j’étais jeune et depuis, je suis reste un fan inconditionné de ce groupe légendaire.
    Jamais une telle musique ne m’a fait autant vibrer : le son incomparable de Karim m’a totalement conquis et c’était pendant des journées entières que je me rapassais les cassettes de Abranis.
    Encore aujourd’hui, je me plais à re-écouter les albums tels que "lynda", "wali kane" ou "Mm li yi kane ". L’album "Wali kane" reste inconstestablement leure meilleure oeuvre. Les solos de guitare de Karim sont tout simplement sublimes et jamais je n’ai pu retrouver une telle qualité chez un autres groupe Algérien.
    Bravo Karim, on est fière de vous.
    zak

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    • > Interview de Karim Abranis sur radio Campus Lille par Anzar 24 janvier 2004 13:13, par ouer de Paris

      Ouer de Paris,
      Tout à fait d’accord avec vous. La fraicheur, et la modernité du groupe font rêver. c’est une musique qui a bercé mon enfance, et je continue à adorer. le passage de Karim Branis au Zenith, pour Yenyer a été un pur moment de bonheur. Bonne continuation à karim et bravo pour son nouveau album.

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    • > Interview de Karim Abranis sur radio Campus Lille par Anzar 8 mars 2004 14:11, par ait ouali sofiae

      salut ANZAR je vous remercie pour ce que voue avez dit sr karim moi aussi je suis un grand fan de karim je auis fou de sa music a chaque fis que je l’ai coute je verse des larmes j’ai tous ces k7 mais je chereche ses cassetes videos malheuresement je ne l’ai pas trouve.je suis un kabyle ;ce groupe ligendaire kabyle de rok and roll me honte autant ;j’ai decore ma chambre avec ses photos ;il ne faut pas oublie ça culture et notre celebre chanteur ne l’a pas oublie.MERCI

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  • merci anzar merci karim
    merci pour l autonomie de la numidie
    cette reponse vaux sont pesant d or
    c’est UNE QUESTION D ENVERGURE
    ET DE NIVEAU
    ILS Y EN A QUI SONT REGIONALISTE D AUTRES NATIONALISTE D AUTRE CONTINENTAUX ET MEME DES UNIVERSALISTES
    MAIS C EST NORMAL KARIM EST UN ARTISTE DE HAUT VOL
    ET DE HAUTE ENVERGURE CE N EST PAS UN PETIT PERSONNAGE
    IL CONNAIT SON SUJET .ILS (les abranis) N ONT PAS 30 ANS D AVANCE POUR RIEN .
    MOI J AI ECOUTE L ALBUM SOLO DE KARIM IL EST SUPER
    SURTOUT LE TITRE TILAWIN
    JE LUI SOUHAITE REUSSITE ET LONGUE VIE A NOTRE KING
    DU ROCK BERBERE.
    ET MERCI AUSSI A KABYLE.COM
    YASMINA SI LYON

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    • Excusez moi -mais,l’autonomie de la numidie ne veut absolument rien dire -il faut alors dire la Numidie fédérale, celà veut dire la fédération des régions autonomes concernées.C’est pour cette raison qu’il faut d’abord revendiquer l’Autonomie de la Kabylie,et les autres régions suivront, je l’espère.

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  • > Interview de Karim Abranis sur radio Campus Lille par Anzar 24 janvier 2004 17:52, par ramdane oudni du nord de la france (sympatisant du M.A.K)

    Azul.
    Désolé,si je m’adresse à travers ce message à madjid dit anzar ?.J’écoute souvent son émission sur radio campus, et j’essaye également , à l’occasion d’y participer.Malheureusement,il ne laisse pas les autres développer leurs idées,encore moins, moi ramdane oudni(je n’ai pas de surnom).Dimanche passé,il m’a laissé attendre au téléphone plus de 15 minutes,je voulais seulement parler à un ami, grand militant,hocine Benhamza,avec lequel j’ai passé de bons moments à Hussein-Dey.J’étais à ce momemt là,ç.à.d en 1989,Coordinateur du bureau régional,RCD,à Alger,avec Amara Benyounés et Mokrane Ait Larbi entre outre.Je pourrais même ajouter q’Anzar m’a communiqué son numéro de portable,bizarrement je n’arrive jamais à l’avoir,est ce un faux ?J’attends sa réponce.tanemirt n wen.

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  • > Interview de Karim Abranis sur radio Campus Lille par Anzar 13 juillet 2004 11:47, par MOUSSOUNI Nassim

    merci pour la radio Campus d’avoir interviewé Karim Abranis que je considere comme le meilleur chanteur d’afrique de tous les temps. Le groupe Abranis a marqué mon enfance, mon adolescence, efin jusquà aujourd’hui car il a su donner un nouveau souffle à la chanson kabyle en incorporant des styles de musique occidentaux . Quand on me demande de classer mes chanteurs preferés, je dis : les Abranis en premier, les Abranis en deuxieme et enfin les Abranis en troisieme car je n’ecoute que les Abranis.
    Quand je lis cette interview, je ressent des frissons surtout quand il parle de l’anecdote à Sidi Aich.
    j’aime les Abranis car ils portent la Kabylie dans leur coeur et Bougie en particulier. Mon reve est de voir le groupe Abranis sur scene au grand complet ici à Béjaia et les approcher de plus près.
    je pense que n’importe quel etre humain ne poura jamais detester ses chansons qui sont le melange d’une musique hors du commun et là je n’exagere pas, et des paroles kabyles de "haut niveau" comme on dit chez nous.
    Amicalement de la part d’un etudiant de l’université de Bejaia qui a 22 ans. pour l’anecdote ; Jacques Chirac ne dort pas jusquà se qu’il entende les Abranis.

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