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Paris - France

AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06

dimanche 7 mai 2006, par OULD HAMOUDA Tassadit

26 Messages de forum

  • Je suis vraiment désolée de ne pas être présente pour ce concert car j’habite au Canada que je suis certaine sera extraordinaire, vive la culture Amazigh.
    Je vous souhaite bonne chance pour ce concert.

    Une admiratrice au loin

    Mila

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    • ait menguelet et akli yahiatène sont de grands chanteurs.akli m’a marqué ,car il a ete le premier a revendiquer les droits de la femme kabyle il été d’avant garde ,il avait osé dire : femme relèves la tête, tu es un être , un individu que l’on doit respecté, ,seule ,ton époux loin de toi...tu es silencieuse ,méprisée par l’entourage....reprends tes droits....femme écoute bien les paroles....ressaisis toi...

      quand à ait menguelet, c’est le géni, unique et sans pareil, comme valeur....c’est l’étoile du berger, celui qui guide toute personne comprenant sa poésie,... Ses chants.... sont un écheveau de pierres précieuses et rares que l’on doit garder, préserver scrupuleusement.....c’est l’ami fidèle......FARIDA

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  • Ansuf yissek a yuzyin, ansuf yissek ay amedyaz yufraren.
    Nefrah attas attas yissek.

    Tanemirt ik - nessaram ak teghzi n tudert.

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    • De grace n’oubliez pas ATMANI, CHERIF HAMANI,ZADEK MOULOUD, AM1GHID,, FARRAGUI,LANI RABAH et LES nouveaux AUSSI TRANCHANTS et TALENTUEUX QUE CEUX D’AVANT : OULAHLOU, ALI AMRANE, ZOURANE,SYLIAN,ANZAR ETC.

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      • AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06 1er mai 2006 12:31, par lounissa

        voila comment on tue la democratie , les commentaires sur ce gala , tous les kabyles sont ravis de voir ait menguellet , or depuis qu’il a tourné sa veste , afous i Boutef , il devient marginal , c ’est le peuple qui decide mon grand , là vous etes comme El moudjahid , vous censurez ! au moins ne critiquez pas les beni oui oui , c’est votre credibilité qu’est en jeux , c ’ est l’année de l’Algérie bis , Matoub vite !

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      • AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06 3 mai 2006 12:34, par KAMELIA di Lparis

        Il y en a beaucoup d’autres... moi je les aime tous, mais mon preféré c’est le talentueux BRAHIM SACI j’ai visité son site c’est vraiment un cas unique original !
        bref, soit ! Vous me direz à chacun ses gouts et je respecte les gouts de tous, c’est cela la tolérence ! Si Ait Menguellet a fait la campagne électorale de BOUTEF c’est son probleme et son peuple a le droit de le juger. leqvayel ur tettun ara ceffun ! Boutef lui a rendu la monnaie de la piece car c’est le seul qui passe aussi souvent à la télé algérienne et il est present dans toutes les scenes et festival ! Le grand Matoub ne passe jamais à la télé algerienne même presque 10ans après sa mort ! combien de chanteur kabyles qui chantent depuis des années qui n’ont même pas accès à une salle de spectacle et vivent dans la misere car ils ne passent jamais à la radio ils ne percoivent pas de droits d’auteurs ! Il faut avoir du piston pour passer à la radio ! Je dirais qu’ait menguellet est celui qui touche le plus de droits d’auteurs. Vu le nombre de passage à la radio et à la television algerienne. Soyons serieux s’il est un bon poete il a su en tirer profit ! la preuve, l’affaire concernant le crime crapulleux dont son fils est soupsonné, a été étouffée par la presse française et algerienne, il faut avoir le bras long pour cela, comme s’il avait une émunité diplomatique. Moi j’apprecie sa poesie mais pas l’homme qu’il est devenu, affairiste et avide d’argents. Ne confondons pas l’oeuvre et l’homme !

        Le grand Hcen Mizani virtuose de la musique est mort dans l’anonimat, Ultache Arezki et tant d’autres... sans droits d’auteurs car n’ayant pas de piston à la radio celle ci ne les passe pas, quand à la télévision n’en parlons pas ! Les chanteurs actuels n’ont même pas accès à la télévision quand à la radio si elle les passe c’est une ou 2 fois par an. je pourrai citer des exemples...

        Alors chers amis, moi ceux qui me font mal ce sont ces artistes qu’on etouffe sans un sou et qui disparaissent dans la misere et l’anonymat. Ait Menguelet a su gerer sa carriere en buisiness man, sans scrupule en individualiste ! Faut appeler un chat un chat ! C’est cela la démocratie. Depassons le sentimentalisme kabyle qui nous mene à la ruine ! Les gallas à paris sont des gallas buisiness qui n’ont rien à voir avec la culture. Sinon il y auraient des tarifs reduits pour les étudiants, les chaumeurs... comme font les autres communautées,comme les indiens ou les kurdes, arrivés recemment à paris ils ont leurs journeaux dans leurs langue, une télévision moderne... leurs gallas sont strictement culturels gratuits ou à faible prix. Et nous qu’avons nous... ? Le journal "le kabyle de paris "a été etouffé dès sa creation. Quand à Brtv beaucoup la pirate...

        N’ayons pas peur de la verité ! Quand l’un de nous faute il faut le lui dire ! Se taire c’est etre complice. Soyons democrate en bannissant le mensonge ! Construisons dans la liberté et la democratie en portant secours aux plus faibles ! " ur nrenara i levhar aman". Quand au culte des morts cité plus haut" je dirais que l’avenir ce construit sur la connaissance du passé" comme disait feu Mammeri. N’oubions pas ceux qui nous ont montré la voie, ce sont ses même phrases qu’a dit Brahim Saci à berbere television, voilà un chanteur universitaire de qualité qu’on ne voit jamais dans les gallas, et qui ne passe jamais à la radio television algerienne, bien qu’il chante depuis 10 ans ou moins..Et il y en a tant d’autres... Merci Kabyle.com pour ce fabuleux espace de liberté, vous etes le seul et l’unique espace libre ! Merci. Je serais presente au Zenit. Kamelia di Lparis

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        • AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06 6 mai 2006 19:05, par un ami à toi

          Ait Menguellet a beaucoup donné à la culture berbère ; c’est indéniable. S’il passe à la TV alégérienne ou autre c’est son droit le plus abolu et ça n’est pas parce que d’autres chanteurs n’y ont jamais eu de tribune qu’il devrait lui en faire autant. La vérité jaillit de la diversité d’opinion et de vision des choses. On ne peut pas non plus lui reprocher d’être populaire et de remplir (à moins que vous soyez jalouse ce qui semble être le cas) les salles. C’es aussi son droit et son du. Quant aux affaires politiques que vous évoquez, inutile de tergiverser la dessus, Au Zénith vous verrez qui il est : la transparence même.

          Lounis est une légende vivante, un trésor poétique et linguistique porté par les générations anciennes et nouvelles.

          Ne vous déplaise Kamélia de Paris.

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  • Les plus grands sont tous partis, El-hasnaoui, Cheikh arav vouzgaren, Zerrouki Allaoua, Matoub lounes, Farid Ali, Hnifa, ils sont tous décédés. Voila deux des légendes encore en vie et pour longtemps encore j’espère. A eux deux,ils totalisent + de 90 ans de succés. Ils font partie du patrimoine culturel kabyle. Awi ikniwalan. Aw ni tef rabbi afous.

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  • AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06 26 avril 2006 11:19, par Anti-islamo-bààthiste

    Je pleure de bonheur d’assister à ce concert et pouratnt j’habite bien loin de paris.

    Je m’en suis voulue lorsque Matoub est décedé de n’avoir jamais pu assister à un de ces concerts..maintenant qu’il ne reste plus trop de grand chanteur kabyle je me dis il faut profiter de toute les occs pour renouer avec l’origne de nos ancetres.

    Ait menguellet un pylone,un mec humble qu’on a pourtant voulu salir...On à détruit Matoub,On également casser dans son élan démocrate Ferhat mhenni(l’assassinat de son fils).

    Pour les grands sont

    mATOUB (malheureusement y’en reste que 3)
    IDIR,
    MHENNI,
    AIT MENGUELLET,

    Lorsque je dis grands c’est ceux qui arrive à rassembler toute les génerations c’est à dire jeunes,vieux,hommes femmes,pauvrenriche,intello,analphabète,croyant ou athé...

    Le restant voilà c’est du pipeau sauf Domrane,les abranis,ideflawen,el hasnaoui,cherifa,amirouche,tackfarinas,agraw,amirouche...

    Ceux qui détruisent la culture kabyle

    rabah asma
    kosseila
    massi
    ...

    Une Anti-islamo-bààthiste 28 ans,
    vive les femmes et les hommes libres,
    vive l’athéisme,
    vive la démocratie,
    vive les artistes qui nous montrent la voie à suivre,

    Il faut débarasser tizi des integristes qui pullullent de partout

    Voir en ligne : AIT MENGUELET JE REVE DE TE RENCONTRER

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    • Je veux répondre au message de la personne dénommée "anti-ismalo baathiste" qui aime les chanteurs et la culture berbère. S’il te plaît, lorsque tu glorifie nos valeureux trésors de kabylie, évite de replonger dans un discours stérile qui rappelle le venin de certaine personne. Tu peux être ce que tu veux, on s’en fou. Mais lorsque tu veux honorer, les plus grands, fais le proprement et humblement. Ce serait au moins la preuve que tu as compris le message de ces deux légendes du Zénith.

      On rève tous de le rencontrer n’est ce pas ?

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  • AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06 27 avril 2006 14:55, par Laicité

    A a personne qui parle de ne pas rentrer dans un débat stérile

    Je réponds que

    Non je ne laisserais plus de place à ceux qui nous offencent chaque jour
    A ceux qui on construisent des mosquée à tizi au lieu de structures scolaires

    Ou sont les activités culturelles à tizi pour nos jeunes ??????
    pffffffff........Trés peu de divertissement...le seul divertissemnt sur lequel les religieux travaillent super bien c’est djââmââland.

    J’ai peur pour nos enfants pour ma culture pour mon identité pour notre démocratie pour notre laicité j’ai peur que les fous d’allah s’accaparent notre chère kabylie j’ai peur que l’essaim islamo-baathiste s’installe définitivement à tizi pour ne plus jamais se déraciné.

    Il faut se battre contre ça et ne rien faire serait’oublier notre histoire et notre culture.

    La religion mene nulle part elle nous dirige vers un fossé....Chacun peut pratiquer mais chez lui s’il le souhaite mais ne doit pas mélanger politique et religion...La religion c’est personnelle et toute personne faisant du prosélytisme doit être condamnée.

    VIVE LOUNIS,LOUNES ?FERHAT ?AMIROUCHE,IDIR...

    Voir en ligne :

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    • Je suis d’accord avec toi la laïcité. Mais réfléchit un peu. Ce discours de l’anti islamisme n’existerait pas si nous même nous savions éduquer nos propres enfants (pas ceux de seulement ceux kabylie). Ils existent parce que l’on est mauvaix entre nous déjà. Tu sais très bien que cela est le premier problème. Ensuite et surtout l’argument anti islamiste n’a rien à faire dans message de glorification et d’hommage à des hommes intègres et qui ont apporté tant à cette culture.
      Alors, S’ils existent c’est bien de notre faute à tous.

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    • azoulfelek,
      STP arrête de mélanger tout, (laicité, tamazight, culture), je pense que chaque chose a sa place et mérite un respect.
      soit démocrate, et tolérant.

      thanemirth

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  • voila 2grands hommes : artistiquement y’a rien à dire aprés ce qui ont fait dans leu vie privé et ce qui ont montré comme image à la tv d’eux est a plaindre .

    aprés tout c’est leur probleme , c’est leur vie ,

    du moment que ce qu’ils chantent et défendent coincide avec nos valeurs , je sarais toujours là pour les soutenir .

    vive la kabylie , vive les kabyles , vive la kabylie aux kabyle....

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    • AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06 30 avril 2006 13:40, par assyrem

      azul fellawen
      je m’adresse directement au Mr qui critique Ait Menguellet.
      Ait Menguellet est un grand Monsieur vous avez beau papoter il le restera vous ne pourrez jamais le salir ça c’est sur
      quand tu pourras donner le 1/10 de ce qu’a fait cet homme le jour là seulement tu pourras le critiquer
      il a donné pour la chanson kabyle plus que tout le monde sans oublier les oeuvres humanitaires qu’il a effectué il faut pas l’oublier
      lui au moins il n’a jamais imposé une année de boycott pour vos gosses qui se sont retrouvés vagabonder dehors pendant un an
      arretez de nier osez dire la verité
      Meme chose pour da AKLI que j’admire je ne suis pas de sa génération mais quand j’ecoute ses chansons j’ai des frissons je vous le jure
      encore une fois nul ne pourra salir Aitmenguellet
      Merci pour vou deux,recevez tout mon respect

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    • AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06 1er mai 2006 12:17, par Hamid d’El-Biar

      Azul Fellawen

      à monsieurs Ait-Menguellet

      Si vos paroles valent de l’argent votre silence vaut de l’or . Contemplez le decor du printemps de ce 20 avril 2006 et vous comprenez ma pensée.

      mes salutations.

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  • AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06 29 avril 2006 17:05, par mohamed belmiloud

    azul fellawen sumata akken tallem andda tallem, aqli farheg atass migrig lakbaraki, dayen issafrahen.Mazel assirem umazel assutnwen adiaba3zeq. afud iggarzen ussarameg atass aniassen akkenwalin.

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  • TABRATS IW-WMEDIAZ : Err-as i Lewnis, tindh’as…

    (Lettre au poète : Réponds à Lounis, dis-lui ...)

    Quand le verbe dans la bouche du poète est perçu comme une implacable sentence par une société aussi frileuse et aussi ABSURDEMENT orgueilleuse que la nôtre, c’est que si sa parole ne fut pas aussi redoutable, c’est à peine qu’elle eût été admise comme rime...

    La versification du poète ne saurait en effet être autrement qu’impassible, pour toute société à laquelle elle s’adresse, dans laquelle elle se mire, se reflète et laquelle l’a justement sécrété pour ce rôle précis. Est-ce à dire alors que le poète a péché par ses indélicatesses, par ses ‘‘ingratitudes’’ envers sa matrice génitrice ? Alors, au lieu de nous appesantir à nous demander pourquoi Aït Menguellet, dans ses poésies, est si écorcheur, si incisif envers nous kabyles, du moins au goût de bon nombre d’entre-nous, et encore au lieu de feindre n’avoir pas bien compris le message du poète, nous gagnerons plus à essayer plutôt de comprendre pourquoi notre société, la société kabyle spécifiquement, a-t-elle toujours besoin de sécréter un si grand nombre de poètes et surtout de la trempe de Lounis, de cette espèce d’objecteurs de conscience et parfaits porte-parole de notre conscience collective. Cela nous occupera déjà pour un bon moment …

    A travers toute son histoire, la société kabyle a en effet produit des poètes à un rythme effréné, à tel point impressionnant que certains s’étaient même laissés croire qu’il y allait même de sa survie afin de braver le temps et donc de sa raison d’existence. Et pourtant, que ces poètes sont aujourd’hui devenus ? Comment ont-ils été accueillis par les leurs ; ceux de nos jours et ceux d’antan ? Aït Menguellet nous rappelle lucidement l’âpre vérité : « Lorsqu’ils t’ont dans le collimateur, s’ils ne te tuent pas, ils te bannissent ». Méditons en effet sur le sort que notre société avait réservé à Si Mohand des Aït Hmadouche , à Azem Slimane des Aït Ouali et à Matoub Lounes des Aït Lounis et tant d’autres encore qui nous sont d’ailleurs peu ou prou connus...

    Réponds donc à Lounis et dis lui que s’il t’arrive d’aventure de te sentir en état de grace, adulé et porté aux nues par les tiens, c’est alors que tu saurais mal taire ton dépit, car on pourra aisément deviner le profond sentiment de culpabilité qui tiraille ton tréfonds. Tel qu’en éprouve celui qui a commis une impéritie ou celui qui pense intimement avoir quelque part failli à son devoir, pour avoir cédé, pour avoir titillé la nigaude fierté d’une société frileuse et gâtée. Par contre, tu lui diras que si tu te vois rejeté, comme tu l’as toujours été en réalité, mis à l’index, excommunié et exposé à l’anathème et à la vindicte populaires, c’est alors, et à ce moment là seulement Lounis, que la parole dans ta bouche répand sur nous sa suave splendeur et ton silence nous inonde l’esprit par son insondable sagesse ; pour peu que nous fassions partie de ceux qui savent écouter les sourds gémissements de leur propre société constamment fourvoyée et de ceux qui cultivent encore quelques scrupules pour compatir avec les leurs, aux graves moments de leurs inénarrables douleurs, inhérentes à l’impureté de leur propre âme.

    Réponds à Lounis, et dis lui que ce que te reproche ta société c’est bien le fait d’avoir osé dénoncer le culte des tombes et ceux qui marchandent honteusement les os et les âmes des morts. Comme ils le font de nos jours encore des martyrs de l’ancienne guerre d’indépendance ainsi que des victimes de la terreur des sanguinaires que nous avons, d’une certaine manière, nous mêmes suscitée par notre comportement insensé tout au long de cette dernière décennie. Il en a toujours été ainsi des sociétés misérables, allergiques à toute évolution dans l’émancipation, opposées à la prééminence de l’esprit. Comment ne te le reprocheraient-ils donc pas ? Eux qui croient pouvoir ainsi en tirer la légitimité du pouvoir qu’ils détiennent ou les autres qui vivent indignement des misérables profits soutirés du commerce juteux, entretenu sur les symboles des malheureuses âmes tombées dans les tumultueuses luttes menées pour de vains idéaux, auxquels pourtant combien de nous y croient sincèrement ? Alors, tu diras à Lounis que, hélas, cette société là n’est visiblement pas prête à « laisser les morts enterrer leurs morts ». Il nous reste beaucoup de plaies à éprouver avant cela, et bien d’autres leçons à assimiler à nos dépends, comme toujours...

    On a dit de toi que tu violes l’obligation de réserve dans tes prises de position contingentes en public. On t’avait même accusé d’avoir trahi un ombrageux serment de « Kabylité », un pacte qui n’existe en fait que dans l’exiguïté de l’esprit de ceux qui l’invoquent. Tu leur avais répondu avec subtilité : « Nedja-yawen amkan », pour leur signifier que la seule obligation que se doit de respecter le poète, c’est de ne jamais cultiver l’hypocrisie ambiante de sa propre société, en encensant sa cécité et son amnésie et qui, décidément, s’est ainsi laissée s’égarer dans le temps. Car, en vérité, le peuple aveugle est non point celui qui ne voit pas, mais, c’est celui qui refuse d’apprendre à interroger son propre passé pour mieux comprendre son présent et savoir quels écueils il doit éviter pour agir positivement sur son futur destin. Tu leur parles toujours ainsi, selon des paraboles qu’ils refusent de comprendre. Le peuple kabyle, serait-il vraiment incapable de s’accommoder du sevrage ? Serait-il subitement devenu allergique à toute nourriture des adultes, en remplacement du lait des nourrissons duquel il a été pendant si longtemps gavé ?

    Dans une de tes interviews, tu nous invitais sagement à mieux appréhender notre futur. En effet, que retiendrons nous, disais-tu, des événements présents, quand un siècle ou deux siècles se seraient écoulés ? Sinon qu’au moment où nous croyons agir pour libérer notre société, nous ne faisions en fait que nous entre-déchirer lamentablement entre kabyles et nous entre-tuer désastreusement entre algériens quelque soient nos appartenances régionales, nos pratiques culturelles ou nos sensibilités politiques, différences pourtant mineures, mais que nous exagérons outrageusement aujourd’hui. Ce jour là, assurément, l’histoire sera implacable envers nos folies conscientes d’aujourd’hui. Certes, en ces moments là, nous dirons simplement que Si Mohand mourut grabataire dans l’indifférence la plus choquante des siens, Slimane Azem fut exilé par son peuple et fut enterré à l’étranger loin des siens et Matoub Lounes fut lâchement assassiné toujours par ses siens, à quelques encablures de sa propre maison... En quoi réside alors le motif de notre fierté ? Voilà hélas, tout ce que l’histoire retiendra de nos insensées querelles intestines, de tout ce que nous ergotons fastidieusement et stupidement aujourd’hui. Car a-t-on seulement appris que la société n’est qu’une indivisible entité, pour peu que nous sachions la projeter dans le temps ?

    Réponds alors à Lounis, et dis lui que la société à laquelle tu t’adresses, notre société à nous tous, peut si elle le désire faire l’économie de nombreuses et vaines luttes fratricides, excepté celle de se réformer ! Le plus tôt serait le mieux. C’est tant et si bien urgent que la désagrégation guète toute société infectée, fragilisée en elle-même. Il est clair, sa renaissance ne s’accommode guère de l’hypocrisie, de la cupidité, de l’avarice, de l’égoïsme, de l’individualisme. En effet, la persistance de la malhonnêteté, du mensonge, de la duplicité, et de la félonie ne font que la péricliter davantage dans le dépérissement. Voilà où mène la culture de l’orgueil des hommes. Ce n’est alors pas un hasard si la société Kabyle est l’une des rares sociétés au monde où l’orgueil est encore érigé en vertu, une espèce de valeur sociale positive ! L’humilité ne s’hérite hélas pas, elle se forge et se cultive, chaque génération pour elle-même. La nôtre semble pour l’instant s’en passer... Dommage !

    Réponds donc à Lounis, tu lui diras meme de ne pas trop s’offusquer alors de cette société là, oublieuse et rebelle envers sa propre existence. Car, elle ne se meut qu’à la poursuite du vent, c’est le propre de toute société évanescente ; celle qui se renie, qui se laisse servilement asservir par elle-même au moment où elle s’enorgueillit de ne s’être assujettie à aucune autre puissance étrangère. Elle qui, lorsque elle décide enfin de secouer la poussière de ses pieds, ne fait que redoubler de zèle pour se propulser dans le sens de son égarement. Cependant, conjures-le de demeurer indulgent à l’égard de notre société car, après tout, c’est de sa matrice génitrice que nous émanons tous.

    En répondant à Lounis, tu lui diras : Que tu parles ou que tu te taises, tu demeureras toujours stigmatisé par une telle société. Alors, parles et versifies, les âmes affranchies sauront saisir la profonde sagesse que distillent tes poésies. La gloire étant un attribut de l’esprit, et les âmes affranchies cultivent l’esprit et non la chaire. Elles sauront te bénir tant que tu es parmi nous, comme elles ont béni Lounes Matoub de son vivant, dès qu’il s’était lui-même rebellé contre l’hypocrisie de sa propre société. Cependant, il est vrai qu’après que la mort eut sonné son glas, il ne subsisterait plus que des charognards à tournoyer autour des reliques charnelles…

    Réponds alors à Lounis et rassures-le que nos poètes meme morts, demeurent vivants d’esprit et nous sont aussi chers que la pupille de nos yeux. Ils sont à nous ce que les prophètes sont aux Hébreux. Alors, depuis que nous disposons du libre arbitre, nous sommes conscients de détenir la clé de notre propre destin entre nos mains et nous refusons de croire à la fatalité, ce vestige du paganisme. Notre destin à nous est celui de nos poètes, il ne serait alors que ce que nous avons choisi qu’il soit ; nous n’en voudrons en définitive qu’à nous mêmes. "

    W’ibghan ats-tsseggem, iseggem iman-is
    " disait Lewnis dans Yenna-d Wemghar . Alors, maudissons-nous, nous serons maudits ; bénissons-nous, nous serons bénis…

    D.M. Damiano,
    Pisa, ITALIA.

    Cet article est déjà paru sur ce site à l’URL :

    Voir en ligne : tabrats iw-wmediaz

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  • AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06 1er mai 2006 17:40, par AIT HAMSSI

    Interprète, poète et compositeur, Lounis Aït Menguellet naquit à Ighil Bouammas, en Haute Kabylie, le 17 janvier 1950. Il passe son enfance dans son village natal avant de déménager à Alger chez ses frères Smail et Ahmed. Il fréquente l’école primaire puis le collège du 1er mai où il reçoit une formation d’ébéniste. Il n’ aime pas les études puisque dit-il on trouver tout dans les livres. Il commence à chanter en 1967 mais il se décourage vite et si ce n’est des amitiés solides, il n’aurait jamais pu continuer. Dans l’émission de la chaîne II, Les Chanteurs de Demain de Chérif Kheddam, il chante sa première chanson : « Ma trud ula d nek Kter » (Si tu pleures, moi je pleure encore plus). Kamel Hamadi, parent et ami du chanteur se chargera du contact avec les éditeurs qui formulent leurs propres exigences et lui conseillent de reprendre « Ih a Muhand a Madam Servi Latay » de Awid Youcef. Mais le jeune poète est obsédé par autre chose de plus profond. A partir des années 1970, il devient le symbole de la revendication identitaire qui s’exprime de façon éclatante une décennie plus tard. Ait Menguellat reste malgré les aléas de la conjoncture et de l’ingratitude humaine, le plus populaire des chanteurs kabyles. Et surtout le plus dense et le plus profond. Parce qu’il a su garder sans doute un parfait équilibre entre l’inspiration et la technique et qu’il constitue un moment fort de la chanson kabyle moderne et de la chanson algérienne contemporaine. ALORS SOYEZ NOMBREUX POUR HONORER NOS 2 GRANDS ARTISTES.

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  • AIT-MENGUELLET ET AKLI YAHIATENE AU ZÉNITH le 7/05/06 4 mai 2006 19:17, par layas 15eme

    ma toute petite reponse pour tout ces messages, c’est que mon ticket je l’ai acheté 1 mois à l’avance, il reste deux petits jours pour le concert et c’est parti !

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  • Bonsoir à toutes et tous.

    Je tiens à remercier tous ces témoignages en faveur de la personne de Lounis Ait-Menguellet.
    Lounis est au dessus de tout soupscent, comme je le dis toujours Lounis est la culture kabyle par elle même.
    Son silence vaut de l’or, c’est son arme fidèle qui le protège et qui dérrange plus que d’un, malgré tout ce qu’il a subit comme injure que ce soit des kabyles à commencer par le defunt Matoub Lounès (talwith i yeghsanis), aux autres...
    On est tous Kabyles soyons fier de l’être et arrêtons de nous entre tuer. C’est le moment tout de même de se rassembler pour défendre tous ensemble notre culture et soutenir toutes et tous ceux qui luttent pour cette liberté, pour rendre hommage aussi aux héros de la révolution algérienne ( Krim, Boudiaf, Didouche, Abane....) et ceux qui ont suivis comme ( Djaout, Matoub, 200.000 peut être plus...).

    Lounis tu es la source de la poésie, nous te soutenons car tu es une partie intégrante de notre culture et l’essence même.
    C’est bien toi qui disait : " Ur tfakan ara la hdur a l’ma d’ssan wid ak yetrun ", on se nourrit de ta poésie.

    Kamel de Dra-el-Mizan.

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