Les premiers animateurs de l’Étoile Culturelle étaient issus de l’ex-JFLN et des Scouts Musulmans Algériens (également sous tutelle du FLN à l’époque). Certains animateurs de cette association ont déjà sévi sous le parti unique. Mais la majorité sont des jeunes qui n’ont pas une conscience identitaire aigue. S’ils ne s’opposent pas de front aux militants kabyles, ils font quand même montre d’une certaine tiédeur s’agissant de s’opposer aux pratiques occultes du système arabo-musulman. Sans le savoir peut être, ils perpétuent l’esprit FLNiste et contribuent efficacement à la dilution de la culture kabyle dans un arabo-islamisme envahissant depuis des années. Cette association est pratiquement la seule qui a survécu dans le tissu associatif de la ville d’Akbou. Elle vit uniquement des subventions, conséquentes, de l’état et possède un édifice neuf propre à elle (distinct de la maison de la culture voisine, édifice aussi neuf et équipé). Je ne me suis pas renseigné, mais cette association est soit sous la tutelle du ministère de la culture ou celle du ministère de la jeunesse et des sports. Quand j’étais à Akbou, elle était administrée par le ministère de la jeunesse et des sports.
L’esprit de l’Étoile Culturelle est nationaliste algérianiste favorable à la grande entreprise d’arabisation et d’islamisation du peuple kabyle, sans s’opposer franchement à la culture kabyle. Dans cette association, la présence de la culture kabyle est la bienvenue, pourvu qu’elle demeure sous la coupe et le contrôle total de l’arabo-islamisme. En un mot, selon cette association, c’est l’arabo-islamisme qui doit définir ce que doit être la culture kabyle, qui doit choisir ce qui doit être promu et ce qui doit être banni. Le message, même pas subliminal, est par exemple clair sur l’affiche présentée sur ce site. Mais, cet esprit saute aux yeux en visitant les locaux de cette association et en discutant deux minutes avec ses animateurs et en regardant ses programmes d’activités, orientés vers la formation de « bons citoyens soumis et soucieux des interets supérieurs de la nation ». C,est d,ailleurs à ce slogan qu’a été ralliée Khalida Messaoudi et dans une moindre mesure Lounis Ait Menguellat. La culture, oui, mais il ne faut pas qu’elle soit dérangeante, « dérapante » , sortant des sentiers battus du conservatisme arabo-is ;lamo-maraboutique. C’est la culture des « bons fils de familles », respectueux de tout et de tous. Une culture sans position, sans couleur et sans odeur, affichant une neutralité apparente et mettant « zaama » dos à dos la culture dominante (arabo-islamique) et la culture résistante (toujours kabyle). Mais il n’est pas besoin d’être fin observateur pour voir que l’’Étoile Culturelle travaille en collaboration étroite avec toutes les institutions officielles de l’État. Quand je dis "toutes", vous devinez l’essentiel, je suppose. Elle collabore notamment avec le systéme éducatif, directement avec les écoles. C’est carrément dans les écoles, au vu et au su de tous que l’association racole, endoctrine, embrigade, recrute puis manipule. C’est donc une association qui n’est pas populaire dans la région. Les akbouciens ne se ruent pas pour jouir des locaux, du matériel et des moyens de cette association. C’est un microcosme isolé par la société, qui n’active que par la perfusion et la volonté inflexible du pouvoir. Le pouvoir s’est arrangé pour faire le vide culturel total dans la société kabyle et ne laissent aucun choix à la jeunesse : Ce sont les institutions culturelles officielles ou rien du tout.
Les familles sont déchirées : Pour que leurs enfants apprennent à dessiner, à jouer d’un instrument de musique, à peindre ou à faire du théâtre (engagé, bien entendu), elles doivent payer un tribu très lourd. Ce tribut est le risque de voir leurs enfants plus tard retournés contre leurs parents, leur société, leur propre identité. Ce seront des nationalistes algérianistes anti-kabyles ou carrément des islamistes BCBG, façon officielle (modéle Benkhadem, Taleb Ibrahimi, Boudjerra Soltani etc...). La majorité des familles ne prennent pas ce risque. Seuls quelques pères de famille inconscients ou Je-m’en-foutistes laissent leurs enfants fréquenter ce genre d’endroits, bien équipés par ailleurs, mais qui est un véritable piége à c…..
Je suis akboucien.
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