lundi 11 juin 2007
Le 11 juin 2001, la plate forme d’El-Kseur est adoptée par les coordinations de comité de villes et de villages de plusieurs wilaya du pays. C’est un texte politique de 15 revendications, qui est le document fondateur du mouvement citoyen.
Le 11 juin 2007, force est de constaté que l’intox et le blocus médiatique imposé par le pouvoir maffieux et assassin a confiné l’intelligence citoyenne dans la région de Kabylie. Même si les pneus ont brulés dans toute l’Algérie, le pouvoir a usé de manœuvres sournoises et machiavéliques pour empêcher la violence sociale et l’intelligence citoyenne de converger. La sur-médiatisation du point N°08 : l’officialisation de la langue AMAZIGHT , pour inhiber le projet politique relatif au point 11, (aucun journal n’a publié la plate forme d’El-Kseur) ; à altéré la vision et la compréhension des régions arabophones sur le bien-fondé de toutes les autres revendications.
Les politologues parmi les intellectuels se sont tus au lieu de s’emparer de ce document historique, et de le vulgariser à toute l’Algérie. La démocratie perd du terrain car les populations sont tombées dans le piège du pouvoir. En maintenant les citoyens dans la pauvreté, ils ne se préoccupent que du sac de semoule au détriment des libertés fondamentales. Si des journalistes sont tabassés ou en prison, si des syndicalistes sont arrêtés, si le droit de grève n’existe pas, nous en portons tous l’entière responsabilité.
Le C.S.C. d’El-Kseur insiste sur l’indivisibilité des droits de l’homme : civils et politiques, économiques, sociaux et culturels.
Les dernières élections législatives prouvent bien la fragilité du pouvoir, qui contrairement a ce que l’on peut croire a mobilisé son arsenal politique, médiatique et financier afin de réduire au maximum la participation des citoyens au scrutin du 17 mai 2007. Nous avons raté l’occasion d’obtenir un coup d’état scientifique par un vote massif des électeurs, le vote des 18 millions d’électeur ne permettait aucune fraude. Que le fichier électorale soit figé depuis 1997, car l’inscription sur ce fichier n’est plus automatique, est la meilleure preuve que le pouvoir veut éliminer la jeunesse de son devoir civique. Qui, plus que la jeunesse, est une menace contre le pouvoir.
La précarité sociale, aidant, désintéresse une autre frange de la population de l’activité politique, il est des endroits si enclavés dans cette Algérie où même avec les urnes itinérantes ne peuvent accéder. C’est la survie qui est au cœur des préoccupations, un tiers de la population est sans emploi et le salaire moyen d’un travailleur ne dépasse pas 10.000 dinars.
Le régime actuel initie bien quelques réformes timides, pour embellir la façade démocratique mais s’interdit toute rupture consacrant la démocratie.
En lisant entre les lignes des discours du président Bouteflika, il est clair qu’il avoue son impuissance et qu’il s’en remet à la société civile pour réagir.
L’armée détient toujours le pouvoir, un pouvoir conservateur. Le peuple en a marre des généraux plein de graisse. Puisque cette armée dirige les rênes politiques, qu’elle s’attèle à devenir un facteur de changement comme cela s’est produit au Portugal et plus proche de nous en Mauritanie.
La mission de l’A.L.N. n’est pas terminée, l’idéal de Novembre est un lourd legs à porté qui reste sans héritage. Le patriotisme aujourd’hui c’est de lutter contre ce pouvoir qui à laissé s’effrité la souveraineté nationale, enfoncé les citoyens dans l’analphabétisme, la misère sociale et son lot de fléaux sociaux.
Ce n’est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais ce qu’elle exige, la plate forme d’El-Kseur sera le texte symbole et fondateur de la deuxième république.
ULAC SMAH ULAC LE COMBAT CONTINUERA … El-Kseur le 09/06/2007