Le 20 août 1956, en pleine guerre d’indépendance, la Kabylie organisait le Congrès de la Soummam pour donner naissance à l’Etat algérien. Après le déclenchement de la lutte armée, le 1er novembre 1954, cet événement qui en est la suite logique, est le plus décisif de notre histoire et continue de produire des effets contraires à ses objectifs et à sa philosophie.
Le Congrès de la Soummam voulait la primauté du politique sur le militaire et nous avons le Commandement de l’armée qui gouverne l’Algérie depuis 1962.
Il voulait une Algérie postindépendante plurielle, dans laquelle Européens et Indigènes, Musulmans, Chrétiens, Juifs ou non-croyants vivraient en harmonie, dans le respect des droits et croyances de chacun, il y eut « la valise ou le cercueil » pour les Juifs et les Européens qui, sans leur départ précipité vers la France, auraient été massacrés au lendemain du 5 juillet 1962. Leurs biens furent squattés et les églises subirent le sort de quelques mosquées au lendemain de la colonisation, en devenant les lieux d’un culte qui n’est pas le leur.
Le Congrès de la Soummam espérait une démocratie, elle est encore stalinienne.
Il luttait contre le colonialisme externe, nous voici sous un colonialisme interne dans lequel, entre autres, la Kabylie est dominée, niée et réprimée. Il voulait l’autonomie des 6 grandes régions du pays et nous sommes encore enferrés dans le centralisme jacobin du 19e Siècle.
Le Gouvernement Provisoire Kabyle, fidèle aux principes du Congrès de la Soummam, condamne les tenants du pouvoir algérien qui, de 1962 à nos jours, de dérive en dévoiement, de reniement en reculade, de répression en massacres, ont fait de la promesse algérienne la trahison de tous les temps.
En exécutant l’artisan de ce Congrès, Abane Ramdane, dès 1957, ils ont ouvert la voie à l’assassinat politique comme mode de gouvernance et de régulation politique.
En établissant un parti unique et en optant pour la dictature dès 1962, ils ont étouffé l’intelligence et condamné le pays à être à la traine des pays développés, comme ils ont livré les nouvelles générations à l’intolérance et au terrorisme islamiste.
En tuant la liberté et la culture, ils poussent, plus que jamais, les jeunes à fuir le pays au prix de leur vie.
En dilapidant les richesses du pays et en laissant régner l’insécurité, le crime et la dépravation ils ont déstructuré la société et l’économie.
En faisant du Kabyle l’ennemi national N° un, nous en sommes à construire un destin autonome dans lequel nous réhabiliterons la liberté, la justice, le respect de nous-mêmes et des autres, le travail, la solidarité et la compétence, le mérite et l’excellence.
En cela, le Gouvernement kabyle fait revivre l’esprit et la lettre du Congrès de la Soummam dont l’essence-même est la LIBERTE.
Paris le 20 août 2010
Pour l’Anavad, en exil, son président
Ferhat At Sεid (Ferhat Mehenni, selon l'état civil colonial)

Commentaires
les batisseurs de la kabylie
AZUL
quand j'ai lu cette declaration du president de l'anavad ou president du gouvernement provisoire kabyle et president de la nation kabyle,je vois que l' espoir du peuple kabyle commence a renaitre.
les objectifs tracées par l'anavad sont tres importants et significatifs pour la liberation du peuple kabyle.le travail,la solidarité et la competance,le merite et l'excellence des vrais valeurs de toutes les nations dignes et libres.ce sont des valeurs du peuple kabyle et non celles des voleurs de la republique d'alger.
l'espoir est dans le peuple kabyle ,dans l'anavad et dans chaque citoyen kabyle.
vive la kabylie,vive le peuple kabyle et vive GPK-anavad.
tanemirt
Le pétrole kabyle...
SON SOUS-SOL REGORGE DE PLUS D’UN MILLIARD DE M3 D’EAU
Le trésor caché de la Kabylie
L’Algérie qui s’est engagée dans la bataille de l’eau recèle un véritable trésor en Kabylie surtout que les conflits qui marqueront les prochaines décennies auront un rapport direct avec l’eau. Tous les stratèges le disent.
Un milliard de m3 d’eau par année. Des potentialités hydriques à en revendre dorment à Tizi Ouzou.
La wilaya recèle des capacités à même d’alimenter aussi bien les populations locales que toutes les autres wilayas du pays. Plusieurs wilayas du pays sont connectées à ces sources d’or bleu et plusieurs autres peuvent encore s’y approvisionner. Les populations locales à travers les 67 communes pourraient être alimentées quotidiennement et à satiété.
Selon un document émanant de l’APW dont L’Expression détient une copie, les quantités mobilisées ne sont estimées qu’à un volume de 191.930.000 m3/année.
Une quantité non négligeable qui, sous d’autres cieux, aurait permis d’alimenter plusieurs dizaines de fois la wilaya de Tizi Ouzou. L’équivalent de 65 hm3 du volume global estimé à 181 hm3 des ressources du barrage de Taksebt sont réservées pour les communes de la wilaya.
Pourtant, des villages crient encore leur détresse quant au manque d’eau potable.
Il va sans dire que le problème ne réside guère dans les moyens mis par l’Etat afin d’assurer aux populations ce service vital qui, dans d’autres pays, relève du luxe. Des enveloppes financières faramineuses ont été mobilisées dans cet objectif. Pourtant, dans certains villages éloignés, les citoyens recourent encore à l’âne pour s’alimenter depuis les sources traditionnelles, elles aussi abandonnées.
La mobilisation des pouvoirs publics ne s’estompe pas pour autant. Plusieurs projets de barrages sont encore en phase d’étude et de finalisation. A Azeffoun, l’étude du barrage de Sidi Khelifa est terminée. Il ne reste que la réalisation dont les travaux débuteront en 2012. Il sera d’une capacité de 21,40 hm3 selon les prévisions de l’Agence nationale des barrages, et transferts en charge du dossier.
Dans la commune de Mekla, l’eau de l’oued Boubhir sera retenue dans le barrage de Bounachi. En étude de faisabilité, l’ouvrage sera doté d’une capacité d’alimentation de 30,50 hm3. Pas moins de 43,60 hm3 sont également prévus pour le futur projet de barrage de Zaouïa.
Le projet est localisé dans la commune de Makouda. Rappelons que cette région, qui ouvre sur le littoral, souffre le martyre en matière d’alimentation en eau potable.
A l’exception de quelques villages bien lotis à Attouche, tout le reste des populations de cette commune, Boudjima entre autres, souffrent du manque de ce liquide vital.
Par ailleurs et parallèlement à ce foisonnement de projets structurants en matière d’eau, les services concernés trouvent d’énormes difficultés à concrétiser sur le terrain l’application de leurs promesses.
Certains chantiers attendent depuis des décennies.
Les obstacles ne résident pas dans l’attribution des enveloppes financières nécessaires mais, bien ailleurs. Pour illustrer ce fait, le barrage de Souk N’tleta est l’exemple type. Prévu en 1984, ce dernier demeure encore au stade embryonnaire. Jusqu’à hier, les citoyens concernés par les opérations d’expropriation sont encore en conflit avec la direction de l’hydraulique et l’Anbt.
Bientôt trente ans d’attente et les familles n’ont pas encore trouvé écho auprès des parties en question.
Alors que les responsables concernés par le projet, estiment que les opérations d’expropriation sont conformes aux lois en vigueur, les citoyens, eux, considèrent qu’ils sont lésés dans leurs droits aux indemnités.
Ces aléas, qui bloquent la réalisation de plusieurs projets, s’avèrent avec le temps, nuisibles pour le développement local voire national.
Un litige de ce genre n’arrive pas ordinairement dans d’autres pays à retarder la réalisation d’un tel projet pendant une trentaine d’années.
Parallèlement à ces aléas, dont la responsabilité est indéniablement partagée entre les représentants des pouvoirs publics et les populations, d’autres facteurs participent, de leur côté, à la mise en veille de toutes les initiatives de redynamisation de la machine économique locale.
Dans plusieurs localités, le réseau d’alimentation en eau potable n’a pas été réalisé à cause des oppositions de citoyens.
A ce titre, l’exemple le plus édifiant est donné par la région littorale de Tigzirt qui reste encore sans eau.
Son alimentation en eau et en gaz de ville se trouve encore compromise par des oppositions de citoyens dans la commune de Makouda.
Dans d’autres communes ce sont les élus locaux, manquant de volonté, qui ne sont guère mobilisés pour se défaire de ce problème épineux. Procédant à des bricolages incessants sur les vieux réseaux, les pertes en eau qui s’en va dans la nature, sont incalculables.
C’est pourquoi donc, certaines voix n’hésitent plus à lancer un appel non seulement aux responsables locaux, mais à toutes les populations afin qu’ils prennent conscience du défi qui les attend. Le siècle qui vient sera celui des guerres de l’eau.
L’Algérie qui est en train de réaliser des barrages à travers tout le territoire national aspire à une autosuffisance en la matière. Cela lui garantira son indépendance en la matière. Mais pour relever ce défi, la responsabilité des pouvoirs publics comme des citoyens est engagée.
L’eau, c’est la vie et le défi est celui d’un combat pour la vie ou la mort.
K B
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