Projeté ce samedi dans une salle comble à Paris, les fidèles de Matoub ont pu apprécié le travail effectué par Tahar Yami. Son film documentaire de 26 minutes retrace la vie du rebelle jusqu'à sa mort en 1998. On y découvre des images poignantes et émotives, beaucoup de larmes de femmes kabyles et des passages sur le rebelle encore inconnus du public.
En ce matin du vendredi, la Kabylie maritime s'est réveillée avec un froid inhabituel après un mois de janvier doux et ensoleillé
Le village de BOUMS3UD, perché sur les hauteurs de la commune Imsouhal, s’est avéré trop petit pour accueillir une foule impressionnante de « pèlerins » venus rendre un dernier hommage au monument de la chanson kabyle Dda Cherif Kheddam.
Pour Mr Aouine Mohand, responsable du centre culturel, la date est doublement symbolique : « politiquement elle donne vie à une culture qui plonge dans les abysses de l’histoire jusqu'à l’aube des temps anciens. Cette date nous rappelle que l’amazigh « chachnaq » a régné sur l’Egypte des pharaons. Sur le plan culturel, la date sert de lien aux générations actuelles avec l’histoire »
Les autorités sortent la grosse artillerie pour empêcher la marche revendicative du mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, la seule organisée dans la région. C’est aussi la première manifestation citoyenne réprimée en Kabylie depuis le printemps noir.
Calme et sereine, Aldjia nous livre son émotion en arrivant sur le sol montréalais.
En faisant la tournée, ce jour 28/12/2011, d’une partie du territoire de la Kabylie , en allant de Tigzirt à Azazga en passant par iflissen et Fréha, le constat est le même : les collectivités locales ne parviennent pas à venir à bout des eaux de pluies.







